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mais qui ne se monira jamais homme d'acliori , ce lut Thomas Campanclla, dont il serait flifïicile de définir ce qu'il croyait, et ce à quoi il visail. Il fit assez de hruit pour qu'on ne l'oublie pas dans une histoire des divers systèmes du droit public. Dans La Cité du Soleil, qui devait faire partie d'une conception plus vaste et qui devait être la réelle philosophie épilogistique, Campanella traça le tableau d'un g-ouvernement idéal.
Un savant français * qualifie Campanclla de précurseur de la secte Saint-Simonienne. Il voulait, dit-il, (( appliquer à la société le régime d'un couvent, et » fonder une théocratie philosophique, où le dogme se » confond avec la raison, le prêtre avec le magistral, » le culte avec la satisfaction de tous les besoins, et de » tous les intérêts de la société humaine -. »
Dans son discours sur la monarchie espagnole \ Gampanella change d'opinion, et se fait le champion d'un gouvernement positif et fort; il considère la mo^ narchie espagnole de son temps, non pas en elle-même, mais comme moyen pour mettre en pratique son système politique de monarchie universelle. Enfin il tourne en dérision le projet des réformes sociales que plusieurs écrivains du temps mettaient en avant; il compare les réformateurs de la société aux pêcheurs d'eau trouble,
^ M. Ad Franck. Publicistes du XVIh siècle.
- Realis philosophiœ epilofjisticœ partes quatuor, hoc est de rerum natura. hominum moribus, poUtica, etc., civitas solis adiuncta est et economica. Francfort, 1623. Voy. le savant Carmignani qui parle longuement des écrits de Gampanella, au § 2, chap. iir liv. VII, de l'Histoire des origines et des progrès de la philosophie du droit. Lucques, 1851.
■'• De monarchia Hispanica, discursus. Amstelodami, 1653.