‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 280 sur 284 · CHAPITRE XVI. — ÉTUDES SUR LE DROIT PURLIG · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — ÉTUDES SUR LE DROIT PURLIG

firent les interprètes des sciences sociales, dès qu'elles commencèrent à se développer en Europe. La nature de notre travail ne nous permet pas de nous étendre sur ces matières, et si nous avons eu plus d'une fois occasion de rappeler le nom de Pompée Neri, nous pouvons à peine indiquer en passant les trois illustres économistes Salluste Bandini, Jean-François Pagnini et Ferdinand Paoletli. Mais il rentre dans la sphère de nos considérations de nous arrêter encore sur les ouvrages de Jean -Marie Lampredi, écrivain distingué de droit public et promoteur de savantes réformes, en ce qui touche aux questions de droit maritime.

L'ouvrage le plus important de Lampredi forme un cours de droit public S il est comme l'épilogue de tout ce qui avait été écrit sur la philosophie du droit, jusqu'à l'apparition des systèmes critiques et rationnels, bien que, comme le fait remarquer M. Carmignani ^^ l'apparition des systèmes critiques eut précédé la publication de l'ouvrage du publicisle toscan.

Le livre de Lampredi mérite une attention particulière, non pas tant à cause de sa valeur intrinsèque, puisqu'on ne peut pas dire qu'avec ce traité il ait fait avancer la science, mais parce qu'il offre le tableau d'un cours régulier de droit public enseigné en Italie, à une époque où ces doctrines n'étaient pas encore généralement répandues.

Si nous passons rapidement sur ce travail de Lam-

^ Joannis M. Lampredi Floreiitini in Pisana academia antecessoris. luris publici universalis sive iuris naturœ et gentium theoremata quœ ah eo eadem academia exponuntur et declarantur.

Histoire des origines et des progrès de la philosophie du droit, liv. V, cliap.iv, § 2.

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j)rc(li , il n'(în sei'a j);is de môme (J'un livre de lui, moins étendu (jU(; le précédent, mais qui mérite une attention particulière, en raison des circonstances qui l'ont précédé et suivi.

La guerre qui éclata entre la France et l'Angleterre, à la suite de l'insurrection des colonies anglaises en Amérique, fix^ l'attention de toutes les puissances maritimes, et singulièrement de celles qui bordent le vaste littoral italien. La Toscane, le royaume de Naples, les républiques de Gênes et de Venise et le pape se bâtèrent de publier des ordonnances et de donner des instructions pour assurer les droits des neutres, faire respecter leur propre neutralité, et se mettre à l'abri des courses et des expéditions des marines de l'Angleterre, de l'Am-érique, de la France, de l'Espagne et de la Hollande, engagées dans cette guerre ^

L'esprit public qui s'était réveillé, dans ces circonstances, même en Italie, porta à l'examen des points de doctrine relatifs à la grande lutte maritime qui venait de s'engager.

Ferdinand Galiani, écrivain de grand renom parmi les économistes italiens, publiait en 1782 son livre des Devoirs des princes neutres envers les princes belligérants et de ceux-ci envers les neutres -.

^ Voy. les règlements analogues promulgués par le grand-duc Pierre Léopold, le l^r août 1778, et le roi Ferdinand de Naples, du 19 septembre même année; l'édit du cardinal Pallavicini, secrétaire d'Etat de Pie VI, du 4 mars 4779; le décret de la République de Gênes du 1er juillet de la même année; celui de la République de Venise du 9 septembre même année; tous insérés dans le livre de Lampredi que nous allons citer.

^ L'ouvrage de Galiani, 'divisé en deux livres, parut sans nom d'auteur, ni date, ni lieu. Galiani avait été chargé par le roi de Naples,

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