CHAPITRE V. — LÉGISLATION LES STATUTS. i
maléfices *. Il promettait également de faire en sorte que les maréchaux et leurs serviteurs parcourussent la ville, en armes, de jour et de nuit, suivis au moins de trois fantassins, ou deux cavaliers; à chaque contravention sur ce point, les maréchaux et le sénateur étaient condamnés à vingt-cinq ducats. Enfin de ne jamais solliciter ni intriguer pour être dispensé du syn^ .dicat; de ne rien faire contre les ordres des conservateurs, mais au contraire de les assister et de leur prêter aide et assistance aussi bien qu'à leur Chambre.
Avec le xv^ siècle finit le temps de la formation des statuts communaux, c'est-à-dire, de leur formation pri* mitive, puisque dans les siècles suivants, on procéda, il est vrai, à des réformes et à des additions, mais elles étaient de moindre importance, et n'avaient aucune relation avec les principes politiques. Avec la décadence de la législation des statuts, commence celle de l'autonomie communale. Avec le xvi^ siècle, nous verrons apparaître l'autorité des décisions des tribunaux, arrivée au point de composer une jurisprudence traditionnelle qui prévalait dans les tribunaux d'où elle émanait, sur toutes les lois écrites , et avec les usages du barreau nous verrons marcher de pair les opinions des écoles et les œuvres des docteurs.
Nous ne finirons pas ce chapitre sans dire un mot de la curiosité intelligente qui se porte, en Itahe, sur tout ce qui tient aux statuts anciens des communes. On peut voir là-dedans un signe des temps prédisposés pour la recomposition de. l'idée nationale.
* C'est-à-dire les greffiers criminels.
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L'illustre Miinilori n'a pas rnarKiiif'; (J'éclaircir cette partie dfîj'liisloire civile de l'Italie; niais il s'est attaché de préférence aux é[)0(jues les plus obscures du moyen âge. Sa crilifpje juiJicieuse et son irrirnonse érudition nous ont ouvert le chemin; il n'y a j)onr nous qu'à suivre cette route (jui se rend plus facile à mesure qu'elle se rapproche des jours de la renaissance de la civilisation.
Sans nous engager dans une nomenclature probablement incomplète et certainement fatigante pour le lecteur, nous aj( uterons seulement ici quelques citations de travaux qui témoignent de l'empressement des Italiens à se procurer les connaissances les plus étendues et les plus variées dans ces matières.
Le professeur Bonaini, que nous avons déjà eu l'occasion de nommer avec éloge, publiait en 1851, dans les Annales des universités toscanes, Alcwii appunti per servire ad una bibliografia degli statut i italiani. M. César Guasti a suivi les traces de M. Bonaini dans \ Archivio storico italiaiio *, en 1853.
On a parlé à Rome en 1856 d'un recueil de tous les statuts des communes des Etats pontificaux qui serait publié sous les auspices de Ms^ Mertel, ministre de l'intérieur.
Une société de jurisconsultes a entrepris en 1856 à Turin la publication des Monumenti legali del regno sardo dal secolo xiia/xv; enfin un essai bibliographique sur les statuts italiens a été publié à Venise en 1858, par MM. Berlan et Barozzi.
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