‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 79 sur 284 · RESTES DE BARBARIE · texte numérisé non relu

RESTES DE BARBARIE

La Lombarde, les fiefs, les duels, voilà les trois dernières traces que les institutions des Barbares laissèrent dans la législation italienne.

Nous avons déjà vu ce que c'est que la Lombarde *, ou la nouvelle compilation des lois lombardes, adoptée à l'usage des procès en Italie. Elle est divisée en trois livres et subdivisée en plusieurs titres. Elle comprend les chapitres des vieilles lois lombardes, développés par ordre chronologique, et réunis à des lois des temps postérieurs à Didier, et si elle est moins utile à l'histoire, elle était cependant, par sa distribution plus méthodique, plus commode à la pratique des tribunaux et des avocats.

Les premiers glossateurs des lois lombardes et dont

1 Tom. 1, p. 60.

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les noms sont [)our la |)lu[jarl ' if^norés, mais qui doivent dater vrdiscmhlahlement de la jjrcmière moitié du xic siècle, se plaisaient déjà à donner une touiniire romaine aux enseignements germaniques -.

Plus les peuples italiens s'éloignaient des traditions du gouvernement des peuples septentrionaux, moins on avait recours à la Lombarde, et les jurisconsultes les plus désireux de remettre en vigueur les doctrines du droit romain et d'y ajouter leurs commentaires, parlaient avec mépris des lois lombardes, et sans s'inquiéter beaucoup d'en donner la preuve, ils enseignaient que toutes ces lois étaient abolies; ainsi parlèrent Balde ^ Luc de Penna ^, André d'Isernia ^ et autres. iMais comme nous l'avons déjà dit, il en était autretnenl, et dans les livres des fiefs on voit que le droit lombard se maintenait en visfueur et en concurrence avec le droit

romam

La même démonstration nous est fournie par le droit

* On en connaît cependant quelques uns, p. e. Ariprand que l'on croit antérieur à 1139, et Albert, qu'on place dans la seconde moitié du xiF siècle. — Voy. Dïe Lombarda-Commentar., des Ariprand iind Albertus, par M. Auschûtz, Heidelberg, 1855.

La grande glose de la Lomharda a été ensuite rédigée par Charles de Tocco vers le commencement du xiiF siècle ; sous le litre d'Apparatus, elle est pour le droit lombard ce que l'œuvre d'Accurse est pour le droit romain

^ Troya, Histoire de l'Italie au moy^n âge, vol. I, partie 5.

^ In Aiith. dos data, suivant l'autorité de Odofredo, et dans la loi Si invita cod. de nupt.

'^ In L. unica cod. De Gladiatorihus-.

^ ïft eit L. § Item sciendum de nat. feud.

^ Tit. I, liv. Il, où Hubert écrit à son fils Anselme: Causarum qua rum coijniiio frequente-r nobis commiinicalur aliœ dirimunlur iure roinano, aliœ vero leoibus Longohardorum.

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