‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 88 sur 284 · CHAPITRE VI. — RESTES DE BARBARIE. Ht · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — RESTES DE BARBARIE. Ht

célèbres pour la protection qu'ils accordèrent aux lettres * ; en vain on rappelle la valeur, la courtoisie et la magnificence de Saladin que nous voyons si souvent célébré par nos auteurs de nouvelles et nos poètes, rien n'effacera l'empreinte du despotisme. Ces moments de repos furent des météores lumineux, m.ais ils ne cbangèrent pas la nature intime du gouvernement arabe.

Répondant donc à la question que nous nous sommes posée, nous dirons qu'en Sicile où les Sarrasins ont dominé , ceux-ci n'ont laissé aucune institution que l'histoire puisse enregistrer. On a pu croire un instant que les institutions laissées par les Musulmans en Sicile, étaient empreintes d'une telle sagesse qu'elles éclipseraient celles des peuples plus civilisés, mais la fraude fut bientôt découverte ^. Nous en rapportant seulement aux documents sincères, nous dirons qu'avant l'invasion musulmane, les Siciliens étaient régis par les paraphrases grecques du droit de Justinien, coordonnées par Phocas, et par les constitutions des empereurs qui se succédèrent depuis ce dernier jusqu'à Michel Balbo. Dans la suite ils perdirent l'usage d'un droit public propre. On ne saurait affirmer que le grand fondement de la législation politique intérieure du moyen âge en Europe, c'est-à-dire l'établissement

^ A la louange de Harun Arraschid qui vivait vers 786 et 809 de notre ère, nous rappellerons la loi qu'il fit qu'on ne pourait ériger aucune mosquée à l'avenir, sans qu'il y fût joint une école.

^ Voici le fait : L'abbé Vello de Malte publia, vers la fin du siècle dernier, un code arabo-sicilien que quelques érudits, notamment l'abbé Rosario Grégoire, ont reconnu être entièrement apocryphe.

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