CHAPITRE I. — LE DROIT ROMAIN
somme de bien; de Torigine des vertus selon les lois de nature; des yices; des droits de la raison humaine; de l'origine de la société des hommes, etc. Montesquieu s'est beaucoup servi de ce livre, à ce qu'il parait. Si l'on étudiait aujourd'hui l'ouvrage de Gravina autant qu'il mérite d'être étudié, on mettrait un terme à ces disputes qui s'élèvent sans cesse sur l'étude des droits et des devoirs des hommes vivant en société. Les , courtes notices de la vie des docteurs que contiennent les livres des Origines, ne remplissent assurément pas le vœu des critiques et des érudits, mais elles sont embellies par tant d'élégance de pensée et de style , qu'à ce point de vue on peut les donner poup modèle.
Pierre Giannone, dans son histoire, a amplement éclairé différents points essentiels des phases du droit romain. Giannone s'appuya sur des preuves et des documents dans la mesure dont l'état des érudits critiques de son temps lui permettait de disposer. S'il n'a pas toujours trouvé la vérité, nous devons croire que dans cette partie de son ouvrage il l'a toujours cherchée. Il raconta la vie de plusieurs jurisconsultes, suivit les mouvements divers des institutions politiques de son pays, et ses expressions simples, souvent énergiques et toujours franches, ne laissent aucun doute sur ses opinions.
L'exposé rapide 'que nous venons de faire des prin* cipales considérations qui se préseiltent à l'esprit de celui qui étudie l'histoire du droit romain, à l'époque de sa renaissance , suffira à convaincre le lecteur de l'estime qu'on doit à cette jurisprudence.
Le souvenir de l'ancienne Rome fut le souffle de vie
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qui tira les Italiens du sommeil léthargique dans lequel les auraient ensevelis pour jamais, les invasions des Barbares. L'idée romaine domine encore aujourd'hui dans la plupart des législations de l'Europe.