CHAPITRE IV. — LES COMMUNES
entraîné ou entravé sans cesse dans sa marche par des représentants des masses les moins éclairés et les plus audacieux, vivant au jour le jour, flottant au gré des vents, renferme en soi le germe d'une destruction rapide.
Il n'en est pas moins vrai cependant que tous ces foyers d'esprits vitaux distincts; mais rapprochés, créèrent une immense puissance intellectuelle et matérielle. — L'étranger qui arrive en Italie, admire avec étonnement cette multitude de cités illustres et populeuses, en possession de la science, embellies de ces monuments prodigieux qui couvrent la Péninsule. Ici ce n'est pas une seule capitale qui absorbe toutes les forces de la province, mais les esprits heureusement doués, les richesses, l'aisance s'étendent dans toutes les contrées comme un héritage des anciennes splendeurs.
Tout ce que nous voyons est encore le fruit des institutions municipales ; mais par les considérations que nous venons de faire, il est aisé de découvrir que tout ce qui fut donné à l'utilité municipale fut distrait de la vigueur nationale.