DE LU
1. Tout historien devrait être jorisconsnlte, tout jarisconsulte devrait être historien. On ne peut bien connaître une législation sans bien connaître son histoire ; mais qu'est-ce que cette histoire ? le tableau aride des lois classées par ordre chronologique? Non, sans doute. Les mœurs de la nation , ses mouvements, ses guerres, son accroissement, sa civilisation, sont autant de causes qui modi- 6ent le droit dont elle se sert; développez ces causes, indiquez leur influence, présentez les variations qu'elles ont amenées* Dans ces développements, faut-il subordonner l'histoire du peuple à celle du droit, et, sans avoir égard aux autres événements, marquer les divisions de son ouvrage aux époques où la jurisprudence a éprouvé de grandes modifications? La plupart des auteurs l'ont fait ainsi. Cependant j'aimerais mieux, à Tinverse, subordonner l'histoire du droit à celle du peuple, etm'attacher pour points de division à ces grands événements politiques qui changent l'aspect d'une nation en changeant son gouvernement. Dans ces secousses, le droit public est renouvelé; et, si quelquefois les mœurs et le droit civil paraissent rester les mêmes , qn'on ne s'y trompe pas : le germe qui doit les modifier plus tard est apporté.
En suivant ce système pour le droit romain, nous aurons à le considérer dans ce résumé sous trois époques : sous les rois, sous la république, sous les empereurs (1).
(1) Je donnerai cependant, à la fin du volame, lea divisions pins coromn- ■ément adoptées pour Tbistoire dn droit.
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