‹ Histoire de la législation romaineChapitre 130 sur 297 · Fondation d'ono nouvelle capitale · texte numérisé non relu

Fondation d'ono nouvelle capitale

469. Rome y perdant chaque jour ce caractère de force et de grandeur que lui donnaient jadis les hommes et les institutions, ^ ,.^ avait cessé d'être la première ville de Tempire. Les princes Tavaient / g^ i^ délaissée, et fixant leur résidence loin de ses murs, ils avaient successivement augmenté la distance qui les séparait de cette capitale déchue. Dioclétien avait porté sa cour à Milan, tandis que son collègue faisait briller la* sienne à Nicomédie. Constantin montra encore plus d^éloignement pour Rome; il n*y fit que quelques apparitions d'un moment. Enfin, resté sans rival, il voulut que sa capitale fut le centre de ses vastes États : l'Italie n'était qu'une ..^,

extrémité; l'Orient se présentait plus brUlant ; il offrait Byxance ^J/^^*^"**^^ placée sur le Bosphore, communiquant avec deux mers, s ouvrant ^vrv^Wc. / sur toutes les provinces. Constantin choisit cette ville, la fit rapidement agrandir, ou pour mieux dire élever, lui donna le nom de Constantinople et y transporta le siège de l'empire. Abandonnant l'Italie déshéritée, les grands, les dignitaires, les courtisans suivirent l'empereur au sein de la nouvelle capitale. Tout le luxe, toute la mollesse , toute la servilité de l'Orient parurent bientôt : le foule des valets de cour fut augmentée et remplit le palais ; les eunuques se montrent au milieu d'eux ; le grec devient la langue L'%a/ U^v générale; les idées grandes, les souvenirs glorieux du passé (^nr/:t'k , n'avaient point suivi la cour sur le Bosphore ; ils étaient restés aux bords du Tibre, au fond de l'Italie, où, pour contraster avec ces souvenirs, Rome nXIraif plu» qu'un sénat impuissant, exilé dans des mnrs presque déserts. Et -cependant telle est la force de >^ l'habitude ot d'une loncnie dommarion, que les noms de Rome ^^'**' :V^l et d'Italie rebt^.rent dans les lois comme entourés d'une faveur ^' spéciale ; que leairn habitants conservèrent les droits particuliers qu'ils avaient jadis ; qcsie les immeubles situés dans ces lieux furent longtemps encore distincts des immeubles des autres provinces et rangés dans cette classe de biens nommés res mancipt; que les empereurs enfin , pour élever Constantinople , se bornèrent à lui accorder les privilèges de Rome.

470« Il était impossible que le changement de religion et de

Sl4f HISTOIRE. TROISIÈME ÉPOQUE. LES ElIPEREURS, § IL

capitale n*ainenAt point de modifications dans l'administration de rÉtat et dans les diverses magistratures : quelques dignités non- ' velles parurent ; parmi celles qui existaient déjà » les unes reçurent plus d*éclat, tandis que d'autres furent affaiblies. Nous arrêterons spécialement nos regards sur les évoques» les patrices, les comtes du consistoire, le questeur du sacré palais et les magistrats des provinces.

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