Agricoles ou eolons (agrieolœ ihe co/bnt
488. Avant d'aller plus loin dans l'histoire des empereurs, il faut remarquer une classe particulière d'hommes, différents quant à leur situation juridique, et des hommes libres et des esclaves proprement dits. Déjà introduits à l'époque où nous sommes parvenus, non-seulement dans les provinces reculées, mais dans tontes les parties, mais au cœur même de l'empire, A^ ^^^ / jusqu*en Italie, leur origine et leur existence remontent au règne / /. d'Alexandre Sévère. Si nous en parlons seulement ici, c'est que nous ne connaissons de lois qui les concernent qu'à partir de Constantin. Ces hommes se nommaient agrieolœ ou bien coloni, vlv fa«(«>' ^ ti parce qu'ils ^taieqt principalement destinés à la culture du sol : (*<^ »'.^ ^^4^ ce sont là des qualifications de la langue usuelle qui ont eu
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longtemps chez les Romains un sens général, avant de prendre la signification technique qui a désigné une sorte de condition servile; il en est de même de celle d^inquUini^ emportant à la fois ridée de la résidence sur la terre et de sa culture. L'esclavage, tel que Tont connu les anciens Romains, a commencé sa transformation ; le servage a pris naissance : à côté de Tasservissement de Thomme à T homme vient se placer Tasservissement de rhomme à la terre (1).
^v^ 489. On distinguait des colons de deux classes entre lesquelles
les appellations souvent se confondent : les uns néanmoins se
r^A^^ir^ nommés plus fréquemment setvi censitij (^cHgiitii ou tribu*
Jtariij les autres , mguiUni,. coloni liherij et souvent , pour les
uns comme pour les autres, simplement coloni. Une chose com«
mune à tous ces colons, c'est qu'ils étaient attachés à perpétuelle
ct:\t^f .i- demeure aux terres qu'ils cultivaient; ils ne pouvaient les aban-
Ic 4tiL > donner pour aller habiter ailleurs. Leurs maîtres ne pouvaient
les transporter d^nne terre à l'antre, et quand la terre était vendue^
ils la suivaient nécessairement dans les mains de l'acquéreur :
c'est la servitude de la glèbe, c'est l'origine de nos anciens serfs.
.' ^, /-r Les différences entre les deux classes de colons cousis*
r J • t'jh' ^^^^^ ^° ^® ^^ ^®^ $eTV% censiii^ adscripiùii ou tribuiarii
/" Y ^ - "^ ^ rapprochaient plus des esclaves; leur origine » chez eux ou
chez les parents d'où ils étaient issus, devait être la véritable servitude, laquelle avait été transformée, pour les besoins de l'eiploitation de la terre , en colonat ; ils ne possédaient rien pour eux-mêmes, et leurs pécules, comme ceux des autres esclaves, étaient à leurs maîtres (2): Les noms de censitij adscriptitn on tribuiarii leur venaient de ce qu'ils étaient inscrits sur le cens en qualité de servi coloni, et assujettis à payer au fisc un impôt personnel ou capitation (3). Quant au maître de la terre, comme
(1) Voir dans le Goob Th^odosun, le Uvre 6, tit. 0, De fu^Uhis eoUmU^ i$ÊqmUnùei serin» ;ûiyiO^ Dé tnquUinis a col(mù;iiU il, NécolotnUmich dmnmonuÊmaUenetpeatlium vellitem inferaiei ewilem. — Dans le Godb m JusTiNiKii, le livre il , tit. 47, De agricolis et cenrUis et eoloms, amsi que lei titres saivaDfs, 49, 50, 51 et 52.
(2) Alii sunt adseriptitii et eorum peculia dominis cofnpetunt (Cos., ii, 47, De agricolis et censitis et eoionis, 19 const Theod. et Valent.).
(3) Ibid., 10, const. Valent, et Valent.