SUPPRESSION DES FORMULES DE DROIT
faim et la soif; et qu'enfin, frappé dans la bataille et porté sur son lit de mort, il entretienne avec calme les olSciers qui Tentonrent, déroule devant eux le tableau de sa vie qui va finir, et meure en leur recommandant de lui choisir un successeur digne de Tempire.
Cependant il faut lui reprocher celle de ses actions qui lui a fait donner le nom d'apostat. Julien fut Fauteur d'une tentative de^ m ^^i^-'f réaction en faveur du polythéisme. Il voulut renverser la religion }^^,^, /{ J^ chrétienne, et relever les autels des dieux de la république. Il était çi^ ^^ ^ ^l trop éclairé pour être conduit là par des croyances superstitieuses : *^
il ne vit dans la religion qu'un ressort politique. A juger les choses sous cet aspect, il eut encore tort. II prétendait replacer l'empire sur ses bases anciennes , lui rendre toutes ses institutions , son droit public, son droit sacré, ses dieux, ses souvenirs. Mais qu'un prince se garde bien de rêver les gouvernements en théorie ; qu'il laisse ce soin aux philosophes ; pour lui , il doit observer la nation qu'il gouverne , et baser les institutions qu'il prétend lui donner sur l'état moral où elle se trouve. La situation de tout l'empire, le grand nombre de sujets chrétiens, la vénération publique qui entourait leur religion , le ridicule et le mépris déversés sur le polythéisme et sur ses dieux, tout aurait dû faire pressentira Julien qu'il ne pouvait plus arrêter le cours des choses ; que ses innovations, maintenues sous son règne par la force, seraient après lui renversées par l'esprit public, et que, par conséquent, sans produire aucun bien, elles ne pouvaient apporter que des secousses dangereuses. Cependant la modération naturelle de ce prince diminua ces secousses ; car, s'il voulut arrêter le christianisme et Texpulser du droit public, du moins il ne le persécuta jamais par la violence.
Le règne de Julien ne fut pas long : après sa mort prématurée, l'armée nomma pour empereur Jovien , qui se bâta de rappeler la religion chrétienne à la tête de l'État.
(1116—363.) Jovien (/ortflffitt*).
(ni7 364f.) Valentinien I" et Valens {VaUntinianus lei
Valens AA.).
(1120—367.) Valentinien P', Valens et Geatien. (1128—375.) Valentinien II, Valens et Gbatusn.
A. 4ê B. A. iê J. C.
(U 32— 379.) Valbntinibn II, THioDOss I*' et Gratkv. (1136—383.) Valentimien II, Théodose I** (384). Arcadius
{JUs de Théodose j déclaré Auguste).
(1145—392.) TflÉODOSE !•', Arcadius.
(1 146 — 393.) Théodose !•', Arcadius, Honorius {JUs de Théo-
dose, déclaré Auguste comme son frère) .