‹ Histoire de la législation romaineChapitre 153 sur 297 · L0I8 ROMAINES DES BARBARES · texte numérisé non relu

L0I8 ROMAINES DES BARBARES

temps présents que les rédacteurs se sont bornés à choisir des extraits de Gaius, de Papinien et de Paul, en y ajoutant Grégorien et Hermogénien (1), dont les codes figurent ici parmi les œuvres des jurisconsultes parce que ces codes ont été» en effet , des publications privées et non pas impériales.

Les textes insérés dans notre recueil, k Texception de TËpitome i^ ^u^r» J de Gaius qui avait été entièrement refondu, y sont accompagnés a^ Jfîi-uttU d*un Interprétation en latin du temps, fort utile pour révéler '^*

Tétat des institutions à cette époque, et la modification dans la société alors vivante, des lois romaines publiées par Alaric. Cette interprétation figure encore dans nos éditions du Code Tbéodosien. Les expressions ehgitnus, inseruimus, qui s'y rencontrent (2) , montrent qu'elle est Tœuvre des compilateurs eux-mêmes du recueil.

Ce cx)de est fréquemment cité au moyen âge, sous les noms dé Lex Theodosiana, Corpus Theodosianum, Liber legum, Lex '', ;^^ ^"-[y ' ramana. Le nom Brevtatre dAlartc n apparaît dans les livres qu'au seizième siècle, maïs il sent son vieux temps et quelque usage plus ancien; dans celui de Bréviaire d^Anien, on ne s'est pas rendu bon compte du rôle secondaire d'Anien.

Alaric II ne survécut pas longtemps à son œuvre ; moins d'un an après (an 507) il périt à la bataille de Veuille , de la main même de Clovis , et les Francs se substituèrent aux Visigoths dans presque toutes leurs possessions en Gaule ; mais l'œuvre législalative d' Alaric survécut à ces désastres; de toutes les lois romaines coUigées par les Barbares, ce fut celle dont l'autorité se répandit le plus loin et dura le plus longtemps (3). On sait que les Visigotbs, s'étendant de la Gaule sur la marche d'Espagne (an 415), avaient fini, sous leurs rois Théodoric II et Euric (de 453 à 484), par faire la conquête de tout ce pays, et qu'ils y publièrent, un

(i) Interprétation de la loi des citatioiu, Goo. Thboo., i, 4, De respotu, prudetU. : t Sed ex Kis omnibus jaris coDsuHoribus , ex Gregoriano , Hermo^ ganîano, Gaîo, Papiniano, etPanlo, que necessaria caosis prssentliiin tempomm videbantar elegimus, i

(2) V. la note précëd., plus V Interprétation de la loi 7, Goo. Trsoo., 5, i. De tegit. kered.

(3) L'édition à recommander est celle de Haiim, Leipsig, 1849, pour laquelle le savant ëditenr a consulté soixante et seiie manuscrits, et sept abrégés antiques da Bréviaire, dont cinq inédits; édition enrichie de notes «I d'appendices*

422 HISTOIRE. TROISIÈME iPOQDE. LES EMPStEURS, § II.

siècle et demi après le Bréviaire d'Alaric, nn Gode de lots pour les Visigoths {Codex legis Visigothorwn) ^ qa'il ne faut pas confondre avec lenr loi romaine.

..j> /' ^ 531-2^ La Lex rotnana des Burgondes avait été précédée de la

. Y publication de leur loi germanique, la loi Gombelte {Gandùifflda)^

^^unftA«4.j^ nom de leur roi Gondebaud. La seconde préface de cette loi,

sous le roi Sigismond, fils du précédent (an 517), en ordonnanfSe

juger lès Romains par la loi romaine , annonçait un Code spécial

pour cette loi (1) : c'est celui que nous possédons, postérieur par

^uA^i^ «'"^^ conséquent à Tan 517, divisé en quarante-sept titres. M. Savigny

«iP ^ //. 1^ montré, par le seul rapprochement des rubriques, que Tordre

y est le même que celui de la loi Gombette. Ce Code est formé en

ItM^ï^a ^/)t S^^^i^ partie de textes pris dans le Bréviaire â*Alaric, sanf qnel-

Ç '/à-Uvvftitivv'ques-uns tirés directement des sources romaines : le tout fort bref. yey zxiij — Le nom de Responsa Papiani, ou le Papien, lui vient de la première édition de Cujas, en 1566 : lequel a pris Papùmus, contraction de Papinianus usitée quelquefois par les aneiens copistes, pour le nom d'un jurisconsulte inconna, auteor du recueil (2). Il suffit de jeter les yeux sur la première page de cette édition de 1566 pour voir comment cette méprise a en lien, le fragment, en deux lignes, des Réponses de Rapinien, qui termine le Bréviaire d*AIaric, étant snîfi immédiatement, dans le manuscrit de Cujas, de la loi romaine des Burgondes, de manière à faire erotre qu*il en formait la tête et Tintitalé. Cnjas a reconnu et rectifié Terreur dans Tédition de 1 586 ; mais le nom de Papien est resté.

ji^ 44nM *^ Cette loi romaine n*a pas survécu à la chute, survenue moins /*^r i' */-^® dix-sept ans après (en 534), du royaume des Burgondea^

/ ' ^ .absorbé par les Francs; elle a cédé, aprèa cette chote, devant

Tautorité dn Bréviaire d'AIaric , qui lui était bien supérieur, ou devant celle du texte même dn Code Théodosien, promulgué dès son origine dans les pays que vinrent occuper les Francs (3). 531-3"^. L*édit publié par Théodoric, qui aspirait à continuer

(i) Loi Gombettb, Prologue, 2« préface : t Inter romanos... romanis legiboB prœcipimos judicari : qui fonnam et expositionem legum conicriptam, qualiter judicent, se noverint accepturos , ut per ignorantiam se nallus excuset. i

(2) L^erreur est même plus ancienne; des manuscrits du dixième siècle portent : Capitula Papiani lifri responsorum.

(3) La première édition est celle de GuiAS, Lyon, 1566, «in-folio ^ à k suite

ftKGNB M JUSTINIEN. 423 „

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