Déjà le nom de Novellœ constiiutianes (pour nous, par
446 HI8T01RX. TtOISlÈME iPOQDB. LBS BMPERBUBg, § HI.
abréviation, NoveUes) avait été donné à des constitntions publiées postérienrement an Code Théodosien, par Théodore et par ses pre*» / ^ //' miers snccessears. Jnstinien, qui, après les recaeils législatifs qn*il / c },\^ . avait fait faire, régna encore trente ans passés, promulgua, ainsi C qu'il Pavait prévu et annoncé dans la constitution même ordonnant
la seconde éditioD de son Gode (ci-^less*, p. 445, § 4), desnovelles^ en grand nombre, qui souvent modifient le Digeste, les Instituts et le Code. Cette activité législative se produisit dès Tannée même qui suivit la mise en vigueur du Code de seconde édition , c*est-à-4lire dès Tan 535, et continua, en s*afiaiblissantd*une manière très-no» table à partir de Tan 543, date de la mort de Tribonien, jusqu'à celle de la mort de Justinien, en 565. 91 Ton divise cet espace //jt fi\ ' ^ ^^ trente ans en périodes quinquennales, sur cent quarante-sii novelles dont il nous est possible de déterminer la date avec certitude ou avec probabilité, après en avoir trouvé cent huit dans la première période , on n'en trouvera plus , tant la décroissance est rapide, que vingt dans la seconde, sii dans chacune des deux suivantes, et trois seulement dans chacune des deux dernières^ 553. Tandis que la langue nationale de TÉtat, celle qui re» présentait son histoire et sa grandeur, était la langue latine, et que le monument législatif de Justinien , destiné à n'être qu'un arrangement deTaneien droit, c'est-à-dire les Instituts, le Digeste et le Gode, avait conservé cette langue originaire : le grec était la langue courante parmi les populations byzantines (1). Ce fut en C4itc 'L S**®^ '"® furent promulguées, pour la plupart, les Novelles, qui >n^« f../ rompaient davantage avec le droit ancien, et qui n'avaient plus guère affaire avec l'Occident, où Justinien n'obtenait qu'une espèce de reprise de possession bien précaire ; quelques Novelles i}^^\^^jt^ 4M. cependant furent édictées en latin ; et quelquefois la même dans £^ ;^V , ^^^ ^^^^ langues : en grec, dit Justinien, pour l'utilité de la multitude {prcpter muUiiudmisJrequeniiam) ; en latin, laquelle aura aussi une force non moins grande, par lé motif qu'elle était la représentation de la République [propterReipuhlicœJiguramCi).
(1) Arcadius, le premier, permit de rédiger les jagemenls en grec. (God. 7, 45r 12, De sent, et interloc.)
(2) NoVEL. 66, ch. i, § 2 : t Alia quidem GriBconim liagna oonscriptas propter multitadiDus freqnentiam, alir vero Latina, qna etiam firmittimai propter ReipoUie» flgnram, est. l