NOVELLES
de confiance, la qualité des auteurs et le temps où elles ont été faites, peu après la mort de Justinien.
Jean, gavant ecclésiastique, étant, sous le règne de Justinien, ftu^ t <f j^ prêtre d*AntiocIie (presbyter)^ avait publié un recueil en grec àe Jeo</n d iHf^ sacrés canons extraits des livres des Apôtres, des conciles ou synodes et des Pères de TÉglise, divisé en cinquante titres, peut- ^^^*'tf^>r être à Timitation des cinquante livres du Digeste. Un an avant la mort de Justinien (en 564) , il Ait nommé par cet empereur pa- ^' triarcbe de Constantinople, en remplacement d*Eutychius, frappé /^^^^^^^^ " d'exil. C'est dans cette dignité, occupée par lui jusqu'en 578, t''"<^*^^^^^<**-'' qu'il entreprit et mena à fin un nouveau travail, consistant à pla- "'^r^-
cer sous chacun des titres de son recueil de canons, résumés en un sommaire très -succinct, les dispositions concordantes des Novelles de Justinien. Cet ouvrage, également en grec, fut nommé par lui N<${Aoxavi>v, titre qu'employa encore plus tard Photius, autre patriarche de Constantinople. Cette collection , bien connue des canonistes, est trop négligée par les historiens du droit civil. Elle est faite, on le voit par ce qui précède, dans un but restreint, .
et ne prend dans les Novelles que ce qui a trait au droit ecclé- i^hii^ in ttJu siastique. Les Novelles n'y sont pas données intégralement; elles t ^c"- l^t^i/iWi y sont coupées par fragments, par analyse, suivant le titre des canons sous lequel elles sont rangées, et sans date. Mais elles por* tent une indication qui a son prix : chacune son numéro d'ordre, celui, sans aucun doute, qui leur appartenait à cette époque, et, chose à bien noter, aucun de ces numéros, sauf un seul (la Novelle VI) , ne concorde avec ceux attribués aux Novelles dans nos collections. C'est ce livre dont il est d'habitude d'invoquer un passage comme preuve que les Novelles de Justinien étaient restées dispersées isolément, et non codifiées. Mais ce passage peut être entendu tout autrement : on peut dire que Jean, au contraire, semble parler à ce propos d'un Code, et que les Novelles éparses çà et là dans ce Code, qu'il lui a fallu rechercher et recueillir, sont celles relatives au droit ecclésiastique, dont il a transcrit les difiîèrentes dispositions à la suite de chacun de ses titres de droit canon, en y mêlant aussi de fréquents extraits du Code de Justinien et quelques-uns du Digeste, sons la rubrique de Leges cwn hoc titulo concordantes (I). Jean d'Antioche fait va-
(!) Nous avons ea en France une belle édition des deux recneils de Jcan