Le paragraphe 10 de cette constitution lui-même nous
montre, par son texte et par les magistrats chargés de Texécu-
tion, qu'il ne s'agissait là que des deux écoles de Constantinople
et de Béryte. Rome, alors an pouvoir des Ostrogoths, n'y avait
^ // 1./ J ^^^ indiquée que nominalement. Cependant son école publique,
>6' ^^(ftc . sous cette domination étrangère, avait été maintenue. Cassio-
dore, qui, comme ministre et favori de Théodoric, avait aidé ce conquérant à conserver en Italie la civilisation romaine, qui, durant la minorité du successeur et petit-fi!z de ce prince, Ata- , laric, avait rempli les mêmes fonctions, et qui nous a laissé, parmi tant d'autres ouvrages, un recueil des lettres où se trouvent, en grand nombre, des dépêches et des règlements relatifs à l'administration à laquelle il avait concouru, rapporte, vers la fin du règne d'Atalaric, mort en 534, une ordonnance relative à cette école de Rome {^chùla, liberaUum litterarum)^ dans, laquelle sont mentionnés, outre les professeurs de grammaire et d'éloquence (grammattcus , grammatieorum sehola; — orator,
(1) S. Augustin , Confessions, V, 8 : c Qaod audiebam quietiui ibi (à Rome) *tadere adoletcentes , et ordinatiore discipline coertione sedari... Contra apud Garthaginem fceda est et intemperans licentia scholasticonim... Molta injurioia faciunt, mira hebetadine, et panienda legibus, niai eonsnetudo patrona sit. ■