PATBICIEK8, PLÉBÉIENS, CLIENTS, GENTES
humaines de rÉtat : il n*est pas besoin d'autres raisons pour expliquer et légitimer la lutte. Tous les témoignages de l'antiquité nous font voir que les clients font partie de la classe inférieure. Il est même presque démontré qu'aux temps primitifs de Rome les plébéiens étaient tous distribués et attachés ainsi par les liens de la clientèle aux maisons patriciennes , s'ils ne l'étaient déjà par ceux de l'affranchissement. C'est ainsi que le raconte la tradition populaire, qui en fait honneur à Romulus; Cicéron le dit dans son traité de la République (1) , et M. Manlius en sa harangue aux plébéiens contre les patriciens , les engageant à se compter et à compter leurs adversaires : «Autant de clients vous fûtes autrefois autour d'un seul patron, autant serez-vous maintenant contre un seul ennemi (2). »
Ce qu'il y a de vrai, c'est que par suite de l'accroissement incessant de la plèbe ^ à mesure que Rome étendait sa puissance et augmentait sa population, il arriva un temps où les plébéiens attachés par les liens de la clientèle aux maisons patriciennes ne formèrent plus qu'un petit nombre, comparés à la grande foule restée en dehors de cette clientèle; c'est que les liens mêmes et les devoirs que leur imposaient la qualité de clients, la manière inconnue, mais probable dont ils étaient enrôlés, en la première organisation des comices, dans la famille de leur patron, la défense de porter contre lui son suffrage ou de passer en des rangs ennemis sous la peine des traîtres, leur faisait dans les luttes de la plèbe contre les patriciens une situation telle qu'ils y figuraient comme appuis, comme force des patriciens, et quelquefois comme intermédiaires, comme intercesseurs entre les deux partis; et que dans les délibérations des tribus plébéiennes, où ils se perdaient parmi le grand nombre, leur influence n'était plus la môme que dans les antres systèmes d'assemblées. De tous les textes recueillis par Niebuhr à l'appui de sa manière de voir, il n'y en a pas un qui signifie autre chose que cela.
Mais au tableau que nous venons de tracer de la clientèle
(1) CicéaoN, De repubUca, liv. 2, $ 9 : c Et habuit (Romulus) plebcm in dieotclas principum dcscriptam; quod quantie fuerit utilitali, post videro. •
(2) Tm-LfVE, liv. 6, § 18 : < Quot eoim clientes circa singulos fuistis (latronofl, tôt nunc adversus unum hostem eritis. •
26 nSTOCRE. nSMIÈRE iPOQlIB. LU lOM.
diaprés Denys d'HalIcarnasse, il manque des traits effacés parie temps, qui nous aideraient k nous représenter plus vivement encore la condition sociale des populations en ces époqves primitives. Pour retrouver quelques-uns de ces traits perdus, il faut les chercher dans Tétude de œ qu'mi nommait les genieê patriciennes.
^tv^irVciu^ 17. Ici encore, malgré Tappui que lui ont prêté d'autres écriy€iv^' vains, nous n'ajoulons aucune foi au système que s'est fait à ce sujet Niebubr. Nous n*en ajoutons pas davantage au chiffire de trois cents, auquel aurait été fixé, suivant lui, dans la constitution, le nombre des génies patriciennesu Une telle fixation, quelque ingénieuses' que puissent paraître les combinaisons de chiffres dans lesquelles on la fait entrer, est inadmissible en chose aussi variable que le nombre de getUes, dont les unes s'éteignent, tandis que d'autres surgissent à nouveau , ainsi que le reconnaît Niebubr lui-même , au gré d'événements tout à fait en dehors de ces règles de symétrie. Malgré la perte des documents sur ce point, il nous en reste assez pour nous faire de la gentUité ches les Romains une idée de jurisconsulte, beaucoup plus nette, beaucoup plus simple, et qui offre la précision nécessaire pour le règlement des droits qui s'y rattachaient. Gomme nous reviendrons longuement sur celte discussion, en traitant de la succession des gentils (1), il nous suffira d'en résumer les résultats.
La première condition pour former une gens, comme qui dirait un ensemble, une agrégation généalogique, était qu'en remontant vers les aïeux , si haut que ce fut , il ne s'en trouvât aucun qui eut jamais été en une servitude, en une sujétion quelconque : c'est la définition du pontife Scœvola, rapportée par Cicéron, qui nous lé dit textuellement (2). Or, en ces temps primitifs, non-seulement les patriciens seuls, on va le voir, se trouvaient en une pareille condition ; mais il ne pouvait pas même venir en la pensée d'aucune partie de la plèbe d'y aspirer. En effet, en combinant les résultats de ces deux vieilles institutions des peuples italiques, d'une part l'esclavage et l'afiranchissement et d'autre part la clientèle ; en se reportant à l'époque où, dans la plèbe, tout ce qui n'était pas
(1) Voir notre troisième volume, à la suite do titre 2, livre 3 des JnstUtUs.
(2) « Quorum majorum nemo senritutem servi vit. * (Gicàtoiv , Topiques, S 6)*
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affranchi ou descendant d'afiDranchi était client, on voit que nul dans cette plèbe originaire, soit en sa personne, soit en celle des parents 4ont il était né» ne se trouvait libre de servitude ou de sojétîon quelconque. Les patriciens seuls avaient une telle origine, un pur sang ; seuls ils pouvaient fonner^ en la réunion des diffé^ rentes branches sorties de la souche commune et liées entre elles par les liens de Tagnation, une gens; seuls ils pouvaient être qualifiés de ffetUiU; et cette qualification, dans ces mots des langues modernes» gentilhomme, gentiluomo, gentilhombre, gentleman, est restée traditionnellement jusqu'en nos jours avec quelque chose de son antique signification oubliée.
Ce qu'il y a de plus caractéristique, ce dont le souvenir se perdit le plus, parce que le temps finit, dans la société nouvelle et jusque dans les lois, par en faire disparaître la réalité, c'est qu'à l'époque originaire dont nous parlons, entre ces génies patriciennes se distribuait, comme dépendance, tout le reste de la population.
En efiet, à chaque gens patricienne étaient rattachées, en accessoire , deux autres races subordonnées : — celle des clients des patriciens de ceiie gens, avec leur descendance et la descendance de leurs afiranehis à eux-mêmes ; — celle des afirancbis de ces patriciens, avec leur descendance et la descendance de leurs propres affranchis.
Les clients comme les affranchis prenaient pour eux et pour leur descendance, avec une désinence particulière, le nom de la ^aM à laquelle ils se rattachaient par une sorte de g&iération civile ; et le titre de patron, diminutif de celui de père, indiquait pour les uns comme pour les autres cette sorte de génération et la puissance qui en résultait. — Ils étaient liés, par conséquent, eux et leur descendance, an culte et aux sacrifices particuliers de cette gens (sacra gentilitia). — Ils avaient pour gentils, eux et leur descendance, les membres de cette gens suivant les degrés respectifs de l'agnation des uns et des autres, sans pouvoir se dire les gentUê de personne, car, remontant toujours en définitive à un ^asservissement de client ou d'esclave, ils n'avaient aucune généalogie par eux-mêmes, et se plaçaient, comme dérivés, dans la généalogie d'autrui. a Avez-vous jamais entendu dire qui l'on a pris d'abord à Rome pour patriciens? non certes des hommes
tombes du ciel, mais seulement ceux qui pouvaient citer un père (patrem); rien autre que des ingénus (1). » { Ingénus, mot dont la signiGcation légale s* est amoindrie depuis I à mesure que la composition sociale a changé elle-même, signi- ■ fiait, en efiet, dans sa formation primitive ; qui est né dans^ne gens, qui a une généalogie, qui peut remonter à des aïeux per- / pétuellement libres de tout asservissement. Encore, s*ils ne se disaient pas tombés eux-mêmes du ciel, les patriciens se disaientils quelquefois instruits par des êtres miraculeux qui en étaient tombés : témoins les Incumons de TÉtrurie, recueillant de la bouche du divin Tagës les secrets de Fart des aruspices (ci-dess., n* 15). Cette notion de la gens se complète par un dernier trait : les droits de tutelle et d*hérédité légitimes sur la personne et sur la succession des clients ou de leur descendance , comme aussi sur celle des afiranchis ou de leur descendance» droits qui, à défaut de tuteurs ou d*héritiers légitimes pris dansées races elles-mêmes, revenaient en dernier ordre, en leur qualité de gentils, aux patriciens de la gens dont ces races subordonnées étaient une dépendance. Tous ceux qui se sont livrés à une étude sérieuse des antiquités romaines y ont puisé le sentiment de Texistence de ces droits de tutelle et d*hérédité à Tégard des clients et de leur descendance, et à regard de la descendance des affranchis, sans pouvoir en rencontrer nulle part Texpression dans les textes, parce que cette expression se trouvait contenue en entier et nettement formulée pour les Romains dans tout ce qui concernait la tutelle et la succession des gentils (2). Malgré la complication que Tenchevêtrement ou le croisement des divers groupes de famille y produisaient, ces degrés àegentilité étaient espacés et se pouvaient
(1) c Semper îsta audita sont eadem, pênes vos anspicia esse, vos solos gentem habere, vos solos jnstuni imperium et aospicia domi militiieqae..., Ea anquam fando audisUs, patricios primo esse factos, non de cœlo dîmissos, sed qai patrem ciere possent, id est, nihil ultra qaam ingenuos. i (Harangue de oublias Decius Mus, dans Titb-Livs, liv. 10, J 8. — Nous donnerons bienfÂt le véritable sens de ces mots patrem eiere passent), — c Patricios, Gincius ait in libre de Gomitiis, eos appeliari solitos, qui nunc ingenui vocentur. i (AtiLU- Gelle , au mot Patricios, )
(2) On en voit quelque trace , à Tëgard de la clientèle des étrangers, U ott il ne peut plus, être question de la succession des gentils, dans le Jus appHcationis dont parie Cigkrov, De ornfore, Vtv, 1, ch. 9.
PATKiCliâMS, i>LËBÉlË\St CLIENTS » GENTKS. 29
compter juridiquement pour fous les individus, d'après les degrés mêmes de Tagnation respective des uns el des autres.
18. Le client, dépendance, lui avec les siens, de la gens du <^ K^ é?d.'6^ patricien son patron , était un familier (familiaris) pour ce patron , c'est-à-dire compris dans sa famille , ce mot defamilia étant pris
en sa plus large acception, laquelle s'étendait aux biens, aus esclaves, aux affranchis, aux clients, comme aux autres person* nés placées, à un titre^u à un autre, sous la puissance du chef. Quelques-uns de ces clients demeuraient dans la maison même du patron ; d'autres recevaient de lui des lots à cultiver dans les terres dont les patriciens avaient la possession. Ces distributions de terre par les patriciens aux plébéiens leurs clients, apparaissent en plus d'un texte. Lydus, en son traité sur les magistratures de la république romaine (liv. 1, § 20), nous dit que les patriciens ont nommé les familiers leurs clients, du nom de clientes ^ par contraction de colientes, à cause du culte de respect et de dévouement qu'ils devaient en recevoir; ne serait-ce pas plutôt à cause de la culture de leurs possessions , et le mot de clientes ne correspondrait-il pas, dans son principe, à celui de colons?
19. Les étymologistes romains ont varié dans les origines qu'ils^ Ar. i ijont cherchées aux mots de patres, patricii, donnés aux sénateurs ' * yU, et anx membres de la classe supérieure et dominante. Les patres
auraient été les sénateurs, et les patricii leurs descendants. Le nom éepatres aurait été donné aux sénateurs soit à raison de leur âge, soit k cause de leur sollicitude paternelle, soit parce que le sénat était chargé de distribuer des terres aux plébéiens comme des pères à leurs enfants (1), et celui de patricii k ceux qui pouvaient désigner leur père, c'est-à-dire qui étaient d'origine perpétuellement libre et ingénue (2). La vérité est que le mot pater emporte*
(1) Cicéiioir, De republica, liv. 2, g 8 : « In rcgtum consiliom (Romulas) Uegerat prineipes, qui appellati sunt propter caritatem Patres, i — Et J 12 : ■ Qoibiit ipse rex tanlom tribuisset, nt eos patres vellet nominari, patriciosque eoTum liberos. • — Sallustb, Catilina, $ 6 : « Hi vel œtate, vel cor» similitodine. Patres appellabantur. i — Fbstus, au mot Patres : « Patres appellantur, ex quibos senatus constat, quos initio urbis condits Romains G. delegit, et sic appcJiavit, quorum consilio atque prudentia respublica administraretur atqne gnbcniaretur; qnique agrorom partes adtribuerent tenuioribus perinde •c liberis, ao pecunias dividerent. •
(S) Voir ci-dessus I page 28, note !•
30 nisToiiK. puantes époque, les kois.
essentiellement dans la langue des mœurs et dans celle da droit, suivant le caractère des époques primitives, Fidée de puissance, et chez les Romains des anciens temps celle d'one puissance presque absolue. Ainsi le chef de famille s'appelle-t-il chei les Romains paterfamiliaSj qu'il ait on quHI n*ait pas d^enfants, marié ou non marié, fut-il lui-même au berceau, sa famille ne se composât-elle que de biens, que d'esclaves, d'affranchis on de clients. Ainsi pour exprimer que la femme était passée en la puissance du mari, les Romains disaient-ils qu'elle était locoJUiœ, et la plaçaient-ils dans la famille en la même situation qu'une fille ; ainsi pour caractériser la puissance sur les affranchis et sur les clients, moins énergique que celle sur les enfants et sur les esclaves, les I Romains avaient-ils fait un diminutif du mot pafer, celui de patronus. Les noms de patres, patricii, donnés à la classe supérieure à Tépoque originaire où cette classe, soit par les Ij^ns de Taffranchissement, soit par ceux de la clientèle, tenait sous sa puissance toute la plèbe, n'ont pas été puisés à d'autre source qu'à celle de cette puissance. Ce n'est pas, en ces vieux temps, l'idée de tendresse, c'est l'idée de puissance qu'ils expriment. Florus a été bien plus dans la vérité lorsqu'il a dit, en parlant du sénat : » Ex auctoritaie Patres, » et Festus y est tout à fait lorsqu'il prend dans Verrius l'explication suivante : « Il est manifeste que les patriciens ont été appelés patrons par les anciens , parce qu'ils étaient, diaprés la coutume, les maîtres de leurs clients, comme les pères le sont de leurs enfants (1). » Le nom de patres a été le plus ancien, celui de patricii en est dérivé et en a été synonyme, bien qu'il soit possible de signaler entre eux quelque nuance délicate. Les patres ont été les chefs de famille de la classe supérieure, tenant distribuée en leur puissance toute la^Ièbej les patricii tous les membres de cette classe, chefs ou fils de famille. La qualification de patres n'a pas commencé par les sénateurs , elle ne leur a pas appartenu exclusivement, et les patricii n'ont pas été seulement les descendants des sénateurs ; car ce n'est pas du sénat qu'est née la classe supérieure et dominante , mais c'était ,
(1) Flouus , liv. i , § 1 : ( Gonsiliam reipoblice pênes seaes egset , qui ex auctoritate Paires, ob statem Settatus vocabantar. * — Fans, au mot Patronus : « Patronus ab anliquis cur dictus sit , manlftitnni : quia ut patres filionun | sic bi numenuri inter dominoi dientam cooiiitverant. •
PATRICIBVS^ PLÉBÉIENS» CLIENTS, GBNTES. 31
en sens inverse , dans la classe supérieure et dominante que se formait, en toutes les villes italiques, le sénat. Patres etplebs, telle est Tantithèse permanente.
Nous sommes maintenant en état, par tout ce qui précède, de comprendre cette antique définition des patriciens : a Qui patrem ciere passent ^ id est nihU ultra quam ingenuos. » Le vrai sens antique était celui-ci : a Ceux qui peuvent citer pour leur origine un pater, ceux qui sont nés dans une gens (1). » Et la contrepartie se rencontre dans la définition de la plèbe telle que la rapportait encore le jurisconsulte Capiton : a PÛbs, in qua gentes cnmtm patrictœ non insunt v ; cette partie du peuple dans laquelle ne sont pas comprises les gentes patriciennes (2). H devient évident que Pnblius Decius Ifus , dans la manière dont il présentait la vieille définition des patriciens, jouait sur les mots et sur l'altération que la valeur en avait déjà subie de son temps ; mais il se rapprochait jusqu'à un certain point de Tancienne signification lorsqu'il s'écriait ensuite : « Déjà je puis citer on consul pour père ; déjà mon fils pourra le eiter pour aïeul I »
20. Pas davantage ne croyons-nous devoir accepter l'opinion ^y r de Niebolir, suivant en cela les traces de Vico, que les plébéiens, ^^'^ ^^ dans Forigine, n'auraient pas fait partie du peuple romain. Dès ^ ^^'^ les premiers temps, comme toujours, le Populus RoKg^Ncs est l'ensemble des patriciens et des^plébéiens. Telles sont les définilions qu'en ont donnéëslTtontes^ les époques les jurisconsultes et les écrivains romains. Les passages nombreux invoqués par Niebnbr (tom. II, p. 163 et suiv. de la traduct.), dans lesquels les deux mots populus plebsque ramona se présentent réunis , n'autorisent pas plus la conclusicm qu'il croit pouvoir en tirer, qu'on ne serait autorisé à conclure de cette formule consacrée, 8BHATD8 POPDLUSQUE ROMANUs, que los membres du sénat n'étaient pas eompris dans le peuple. La môme tournure de langage se
\i) Nom ne tradoisons pas, comme on le £ût ordinairement, c Ceux que peavent indiquer leur père • , ce qui serait ridicule ; jMifof a id le sens du vieux droit romain, un chef.
(S) Aitlu-Gbllx, liv. 10, ch. SO : c Plebem antem Gapito in eadem definitîone seorsom a populo divisif : qnoniam in popdo omni» pan cîvitatis omnesqoe ejus ordioes contîneantur; plèbes vere ea dioîtnr in qua gentes dvium patridiB non insunt. •
32 HISTOIRE. PRBllIÈRB ÉPOQUE. LES ROIS.
retrouve avec le double pléonasme à une époque où, certes» aucun doute ne saurait être soulevé, dans la suscription d'une lettre de Lcpidus, au recueil des lettres familières de Cicéron (liv. 10, épitre 35) : « lepidus, impebator iteruh, pontifex maximus, salu-
TEH DIGIT SENATUI, POPULO, PLEBIQUE ROUANS. » Et c'cst tOUJOUrs
la trace du même pléonasme qui s'aperçoit dans ces deux cnonciations bien significatives de Festus, qui^ dans le manuscrit de Farnèse, sont à la suite Tune de Tautre et se complètent mutuellement : — tt Populi commune est in legibus ferendis cum picbe suffrarjium. — Patrum commune cum populo suffragium : quibus suffragantibus fit populiscitum. n (1). — Enfin, suivant M. Fustel de Coulanges (CfV^ an/î^., 275-281), les familles plébéiennes seraient celles qui seraient demeurées étrangères au culte privé; mais cette opinion ne trouve point d'appui dans les textes.