Tribus et caries (tribus, euriœ
>(X ciùuu'rK ^'* I'® peuple romain est présenté comme divisé, dès les pre- / AcAw miers temps, en trois tribus : la tribu des Ramnemes, celle des
' " Tatienses et celle des Lacères, Si , comme nous le lisons dans
Cicéron, dans Varron, dans Festus, qui le rapportaient d'après de plus anciens écrivains, ces trois dénominations sont venues des noms de Romulus chef des Latins, de Tatius chef des Sabins, et du Lucumon chef des Etrusques, on sera autorisé à voir dans ces trois tribus les trois nationalités distinctes qui concoururent à former la population romaine : la tribu des Latins, celle des Sabins et celle des Étrusques. Varron toutefois nous dit de ces dénominations qu'elles étaient toutes les trois étrusques. La même division en trois tribus était en même temps une division territoriale; le territoire romain ou ager romanus ayant été divisé en (rois parties, assignées W" £aM.^u. Tune aux Ratmienses, l'autre aux Tatienses, et la troisième aux
Luceres : de sorte que ces trois tribus primitives sont à la fois locales et personnelles (2) . Nous lisons dans Cicéron que L. Tarquin
(1) Fbstus, aa mot Populi,
(2) GiciaoN, De republica, liv. 2, J 8 : s Populumqae et suo et Tatli nomiue, et Lucum&nis qui Romuli soctus in Sabioo prœlio occiderat, in tribus très, curiasque Irigiota descripserat (Romulus). i — Varron, De lin^ua latina, liv. 5, S 55 : c Ager Romanus primum divisjis in partes très, a quo tribus appellala Tatieasium , Raimiium , Luccrum : nominatœ , ut ait Enuiui , Tatienses
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TRIBUS ET CDRIES. 33
avait ea le désir, au nombre des modifications qu*il opéra, de changer ces noms de Tatienses, Ramnenses et Lacères, mais qu*il ne le put, à cause de Topposition qu*il rencontra dans le fameux augure Attius Navius (1).
22. Une première subdivision, partageant chaque tribu en dix curies, nous offre le peuple romain distribué en tout en trente curies. La tradition populaire racontait que ces curies reçurent chacune le nom de Tune des femmes sabines qui, après leur enlèvement , s'étaient jetées au milieu du combat entre les Romains et les Sabins, et avaient été les médiatrices de la paix. Cicéron lui-même n'a pas dédaigné de rapporter cette tradition, qui se retrouve dans Tite-Live, dans Festus et ailleurs (2), mais qui n'était pas acceptée par tous , d'autres écrivains romains donnant une antre origine aux noms des curies.
Une seconde subdivision de chaque curie en dix décuries, indiquée par Denys d'Halicamasse (liv. 2, § 7), est moins connue et moins importante à noter pour Thistoire de la constitution et pour celle du droit ; mais la division du peuple en trente curies joue dans cette double histoire un rôle considérable et mérite une attention particulière dès sa première apparition.
23. Les membres d'une même tribu et ceux d'une même curie, outre les liens d'une origine nationale commune, latine, sabine ou étrusque, lesquels durent aller en s'affaiblissant à mesure que ^t fiAt la fusion des populations s'accomplit, étaient unis entre eux par
d'autres liens de diverse nature: — par des liens religieux, chaque ^^ \^>i^y'c.t
aTatîo, Ramnensês a Romulo, Luceres, nt Junîos, a Lucamone, Sed omnia bsc foeabola Tasca, nt Volnius, qui tragœdias Tuscas scripsit, dicebat. i — Frstus, aa mot TUieruis : • TitiensU tribus a prsnomine Tatii régis appellata videtnr. Tilia qooque curia ab eodeni regé est dicta. > — Au mot Lucomedi, cité ci-dessus, p. 15, note 3.
(1) GiGiÎROii, De repMica, liv. 2, S ^0 : c Nec potuit (L. Tarquinios) Titiensinm et Ramnensium et Lncerum mutare quum cuperet nomina, quod aactor ei summa angnr gloria Attius Navius non erat. >
(2) GiCI^ROiif, i6., S 8 : c Populum... in tribus Ires, curiosque triginta descripserat (Romulus), quas curias earum nominibus nuncupavit, quœ ex Sabinis virgioes rapt», postea fuerant oratrices pacis et fœderis. > — Titk-Livb, liv. i, S 13 : «Ex bello tam tristi, lœta repente paz cariores Sabinas viris ac parcnti-^ bas, et ante omnes Romnlo ipsi, fedt. Itaque, quum populum in curias triginta difiderei. Domina earom cnriis imposuit. »
TOMK I. 3
curie, outre le culte et les sacrifices cominans à toute la tribu , ayant sa divinité tutélaire, son culte et ses sacrifices à elle (ctirto* nia sacra) y ses prêtres (curione$, curiales Jtamines , curiarwn sacerdoies), ses fêtes et son repas annuel en commun ; — par des yhiUcta,\*l liens militaires , chaque tribu devant fournir, pour chaque légion ,
mille hommes, recrutés dans ses curies (Varron, De ling. lai.,
^k'vtit'ûc^i- ^*^' ^» ^^' *^) î — P^*" ^^ ^^^^^ politiques, ceux qui avaient droit
de suffrage se trouvant groupés par chaque curie pour les votes à ^ donner en rassemblée des citoyens ; — enfin par certains détails
i(r/iii(H(^AA£(s' d'administration et d'intérêts intérieurs, propres à chaque curie.
Les membres d'une même tribu s'appelaient mutuellement tfibules, et ceux d'une même curie, curiales (1).
24. Il est indubitable que cette ancienne organisation par curies a été une organisation aristocratique ; le mécanisme ne nous en est pas connu en ses détails, mais quels que fussent ces détails il suffit de se reporter à ce que nous avons dit précédemment pour juger comment , en ces temps originaires où toute la plèbe se trouvai^ rattachée par les liens de la clientèle ou par ceux de l'affran* chissement aux patriciens, il arrivait que chaque gens patricienne y formait un groupe entraînant et absorbant dans sa sphère les plébéiens ses subordonnés. Ce n'est pas une raison pour dire que les plébéiens n'y étaient point compris, et que les curies n'étaient composées que de patriciens. Assurément l'avare de Plaute qui va en hâte prendre sa part d'une distribution d'ai^ent annoncée par le chef de sa curie {nostrœ magisier curiœ), de peur qu'on ne soupçonne l'existence de son trésor, n'était pas un patricien (2).
//rtft./iiM.vi .it.c j 25. Le mot curie a reçu plusieurs autres significations que *' ^u*Lîct^ celle que nous venons de rapporter : il s'est appliqué au lieu où
(1) Frstus : c Curiales ejusdem curio, ut tribules, et municipes. Curiales fiamines , curiàrum sacerdof es. — Gurionia sacra , que in curiis fiebani. — Curionium œs dicebatur, qiiod dabatur curioni ob sacerdotium curioaatus.s — ^Vakhon, liv. 5, § 83 : c Curiones dicfi a curiis, qui fiunt ut in bis sacra faciant. •
(2) PtAUTB, rAultUaire, act. 1, se. 4.
Vam noster nottrm qui est magii ter Caris , Dividere argenti dixit nomos in viros.
Ce dividere argenU numos nous rappelle le tenuiorihuf pecnnias divideretU, dans la définition des patriciens, par Fettas (d«dess., p. 29, note !)•
GOinCES PâR CURIES. 35
8*as8einblai6nt les prêtres de la curie pour le soin des choses
divines; il s^est appliqué au lieu ou s* assemblait le Sénat,
pour celoi des choses publiques; il s'est appliqué au Sénat
particulier des différentes villes. H importe de ne pas confondre ]
ces acceptions variées. La plupart des étymologbtes romains J
voient dans tontes» pour racine, le même mot curare, pren- \
dre soin (])•
26. Le mot tribu, à son tour, a eu sa flexibilité et de nom- "^cfkjil^*^* breux dérivés. A mesure que la fusion des races s* est opérée et qoe l'unité de peuple s'est constituée , Tantiqne division par les trois tribus primitives, suivant les origines nationales, a disparu. 1 Une nouvelle classi Gestion par tribus , sur laquelle nous aurons à revenir, se produisit avec un caractère tout différent. L'accrois- ( sèment de la population et Fextension de Heu en firent augmenter ) graduellenaent le nombre , qui s'éleva jusqu'à trenten^inq. Il est essentiel de ne pas confondre, avec les trois antiques tribus, ces tribus nouvelles , qui prirent dans les affaires de la république one action si influente, et dont le principe fut tout antre.
k. Gomioes par curies {comitia curiaia),
27, La réunion des trente curies, convoquées pour délibérer . et décider, forme les plus anciennes assemblées du peuple /^c^.i .^4^«, romain. '
Ce sont les comices religieux et aristocratiques , qui sont convoqués par le ministère des licteurs, qui se tiennent dans l'intérieur delà ville , en cette partie du Forum , au pied du Capitole, nommée
'ivutVt- ûiK*/*. ;t • '
(i) Vaimw, De Ungua latma, liv. 6, % 155 : « Curiœ duorom generum; ■no et nbi eonurent sacerdotes res divioas, ut Curia Veteres, et nbi senatas homanas, ot Guria Hoatilia, qiiod primum «dificavit HoaUUus rex. * — Fsstus, m mot Curia : c Caria, Jocns est obi pablicas coras gerebant. Galabra curia Aeehatnr, «bi taotom ratio sacronim gerebator. Caris etiam nomînantur, in fpîbaa imiiiaoïijaiqiia partit populi Romani qnid geritar; qaales sant eœ, in quas Sonnilu popohun distriboit numéro triginta (qaibna postea addita9 sant quinçw) ot in sua quisque caria sacra pnblica faceret, feriasque observaret. Hisquc esriis singolis nomina Cariamm virginam imposita este dicantur, qoas virgincs qoondam Romani de Sabîois rapnerunt. »^-La parenthèse (quibus postea addiiœ ARt fumque) contient une confusion entre les caries et les trente-cinq tribus qoi se prodaiairent pins tard, confusion qui se reirouve encore dans Festns,
le Comitium^ sous Tempire de certains rites sacerdotaux, et où la caste patricienne absorbe et domine la plèbe (I).
Ce sont eux qui nomment à celles des dignités sacerdotales qui sont à Télection du peuple, aux magistratures, y compris celle de Roi, et qui rendent cette fameuse loi curiate {lex curiaia) , dont il est si souvent et si longtemps question en l'histoire romaine, et dont le vrai caractère ne peut plus être ignoré depuis la découverte des livres deCicèron sur la République : la loi d'investiture, nécessaire h chaque magistrat, même au Roi, après son élection, pour que Vimperium ou droit de commandement lui soit déféré.
Ce sont eux qui statuent sur ce qui intéresse la composition des familles dans la cité et les successions testamentaires : deux points de haute importance dans une organisation sociale aristocratique, et qui tenaient d'ailleurs chez les Romains au culte privé et aux sacrifices de famille {sacra privata)^ transmissibles avec les héritages.
^o y. . . lie jurisconsulte notera ces comices par curies comme la pre-
nt"^*v uy><)/x. u|jj|.g gQj^jg d'assemblée législative qui se présente, chez les
^" Romains , dans l'histoire de la confection des lois.
28. Toutefois , il n'y a pas à s'exagérer l'idée de leur puissance, qui se trouvait limitée par tant de points. Les curies ne s'assem- M> t.v u blent en comices que lorsqu'elles sont convoquées; elles ne peu*-
vent l'être que pour une seule aiOTaire à la fois. Les magistrats qui peuvent faire cette convocation sont patriciens , et agissent sous les ordres du sénat; les augures, dont la présence y est nécessaire, sont patriciens; ces^ comices ne peuvent être tenus sans qu'on prenne les auspices : ils n'ont à se prononcer sur la proposition C[uc par oui ou par non, ce qui est la manière la plus simple, mais la plus imparfaite de prendre part an pouvoir souverain ; à un moment quelconque de l'assemblée , suivant le sens vers lequel tourne le vote , tout augure ou tout magistrat ayant les auspices peut la dissoudre, en déclarant les auspices défavorables, au moyen de cette formule : Alio die; si Jupiter tonne, fût-ce à
(i) Varron, De lingua kUina, liir. 5, $ 155 : c Comitiitm, ab co quod coibant eo comitiis coriatis et litiiim causa, t — Fsstus, au mot Comitialef : c Gomitialcs dies appellabant , qiinin in comilio convcniebant ; qui locna a coeundo, id est simnl veniendo, dietus est. * — Aulu-Gkllb, liv. 15, ch. 27 : • Guriata (comi(ia) per lictorcm curîalum calari, id est conrocari. >
if . t '
COMICES PAU GUttlfiS. 37
gauche, oa si même l'augure ou le magistrat déclare qu'il a ^ entendu tonner, rassemblée est dissoute : tout cela, comme le dit Cicéron , afin que les principaux de la cité fussent les arbitres de f rassemblée (1); et lorsque la décision est prise, elle a besoin pour devenir exécutoire que le sénat s'y adjoigne et la complète (auctor JUri) (2), ce que' Cicéron exprime brièvement et élégamment en ces termes : a Potestas in Populo, auctoritas in Senatu 1 1 sit (3). v Un jurisconsulte comprendra ce qui était contenu , suivant les idées romaines, dans ce mot auctoritas.
29. Les Romains ont eu une coutume en leurs comices : celle Su^U «it ^' de ne pas former la décision par le résultat des votes individuels, ( r/nt^ ^ i/' mais de grouper les citoyens en de certaines divisions comptant AJ^^ii«<^^^ 4*t chacune pour une unité dans le vote. Ici les citoyens sont groupés ^'**'"'"' ^*ii par curies , chaque curie compte pour une voix dans le scrutin , d'où il suit que les membres d'une même curie (curiales) sont associés et en quelque sorte solidaires les uns des autres pour leur suffrage. Le sort détermine Tordre dans lequel les curies seront appelées à voter, sans distinguer si elles appartiennent à la tribu des Ramnemes, des Tatienses ou des Luceres; nous trouvons désignée dans Tite-Live, sous le nom de principium, celle qui est appelée à voter la première (4). Dès que seize curies
(1} Cfd^RO», De dhinalione, liv. 2, g 35 : « Fulmen sinistrum, auspicîum optimum habemns ad omncs res , prœterqaam ad comitia : quod qnidem institatoiD reipoblics causa est, ut comiiiorum, vel in jadiciis populi, vel in juro legam, vcl ia creandis magistrat! bus, principes civitatis essent interprètes. •
(2) TiTB-LiVB, liv. i, § 17 : « Decrcvcrunt enim (patres) ut, quum populus regcm jussisset, id sic ratum essct, si paires auctores fièrent. — Tum tnterrex, concionc advocata : c Quod bonum , faustum , felixque sit , inquit , Quirites , t regem croate; ita Patribus visiim est. Patres deinde, si dignum, qui secandus 1 ab ftomnio numerelnr, crearitis, auctores fient. •
(3) CiciBOM, De legifms, liv. 3, § i^-
(4) Tm-Livs, liv. 9, § 38 : • Faucia curia fuit principium i ; ou mieux, Faueiœ curiœ/tàt principium, suivant la fonnnle légale que nous pouvons lire dans le texte d'un plébiscite rapporté par Frontiiv (De aqueductis, $ 129). — Cette corie Faucia avait été désignée par le sort la première en deux années calamitenses, celle de la prise de Rome et celle des fourcbes Gaudines {utroque anno eadem curia fuerat principium) : aussi était-elle considérée comme de mauvais augure, et lorsque, dans la circonstance dont parle Tite-Live, son nom sortit de nouveau le premier, les comices furent dissous et remis à un ai!trc jour*
38 HISTOIRE. PafiUlBRB ÉPOQUE. LES BOIS.
ont voté dans un même sens, la majorité est acquise à cette
opinion, la décision est prise, les curies qui restent ne sont plus
consultées.
hé f" 30. Les voix, dans chaque curie, se comptaient-elles par têtes
kticL i%vn<cu {^ritim) pour former le vote de la curie? Cette opinion s'appuie
sur Tite-Live (liv. 1, § 43). Ou pourrait, avec Nîebuhr, être porté à conclure d'une phrase rapportée par Aulu-Gelle, qu'elles se groupaient ici suivant une nouvelle division, et se comptaient par gentes patriciennes, chaque gens ayant une voix dans 1c scrutin de sa curie. Cette interprétation serait en harmonie avec le système de composition sociale des temps primitifs, tel que nous l'avons exposé, et nous montrerait chaque gens marchant au suffrage avec les patriciens dont elle se compose et la suite des citonts, affranchis ou descendants d'affranchis, qui en sont une dépendance. Toutefois, nous sommes convaincu que la phrase d'AuIu-Gelle indique seulement que les curies étaient une division des citoyens suivant les origines nationales (ex generibus homif)ui7i), les trois tribus des Ramnenses, des Tatienses et des Lacères ayant été partagées chacune en dix curies ; tandis que dans les autres formes d'assemblées venues pins tard , le principe delà distribution des citoyens a été tout autre. C'est ce que montre plus clairement la suite du passage d'Aulu-Gelle (1).
Quoi qu'il en soit de cette interprétation , la phrase rapportée par Aulu-Gelle n'en est pas moins caractéristique, et doit être retenue comme la vieille formule des comices par curies : — « Cum ex generibus hominum suffragiwn feratur, curiata comitia esse. » Que les suffrages s'y groupent par gentes^ ou qu'ils s'y comptent viritim, les patriciens, avec la plèbe rangée sous eux et asservie à leur suffrage par les règles mêmes de la clientèle, y sont dominants.
31. Précisément parce que les trente curies contiennent les hommes distribués suivant les trois origines nationales, des Latins,
(1) AuLU-GsLLfl, liv. 15, ch. 27 : « Item in eodem libro (Lslii Felicis) hoc scriptum est : < Cum ex geaeribas hominum soiTragium feratur, curiata » comitia es^e; cam ex censu et aîtate, centuriata; cum ex regiontbus et locis, I tributa, * — Mous ne traduisons pas ex generibus comme s'il y avait ex gen^ tibui; nous le traduirons en son véritable sens : lorsque le suffrage se donne d'après les races ou origines > etc.
SKNAT. 39
desSabinset desÉtrasques (1) (ex generibus honiinum) ^ceiie forme étroite est destinée à devenir insuffisante, quand tant d*autres nationalités seront venues se noyer dans la population de Rome. Les curies, dans un temps peu éloigné» doivent disparaître» ; faisant place à d'autres sortes de distribution; mais longtemps ' encore les antiques comices par curies, pour Texpédition de certaines aOaires où la religion est intéressée, pour Tinvestiture de Vimperium à concéder par la loi curiate, survivront en symbole à raison des auspices* Trente licteurs représenteront les trente < curies, et donneront fictivement leur sufirage (2). '