DROIT SAGRA
581. Le christianisme était un crime que les empereurs punis* saient autrefois; maintenant c'est le paganisme (1) qu'ils pour-
(1) El capeadtnf, jui^'à Grttleii, (m 475, Iss éiBper«un contînaeot à revêtir U» ituignet du poatifioU.
A16 HISTOIRE. TROiSIÈUE ÉPOQUE. LES EMPEREURS, § III.
XHa Avn. suivent. Tous ceux qui ne professent pas les opinions orthodoxes 'i/ùaÇtA^^Ji sont frappés par des lois sévères; ils forment dans TÉtat des •^ ^ ^ classes réprouvées ; les sujets chrétiens se croiraient souillés s*ils jit^jK&^i vivaient à côté d*un apostat, d*un hérétique, d*un juif ou d'un païen; et tous ces mots sont parvenus jusqu'à nous comme synonymes d'une injure grossière.
Par ses principes et par sa morale, la religion du Christ plane au-dessus du pouvoir terrestre, dont elle se détache entièrement ; mais, oubliant ce caractère si digne de la Divinité, les prêtres, les évèques, se rapprochent autant que possible de la puissance temporelle. Les évéques sont élus par le suffrage des fidèles; ils se rangent parmi les premiers magistrats de l'empire ; à leurs fonctions spirituelles ils unissent une puissance civile fort étendue. L'Église s'enrichit par les dons des empereurs et des sujets ; ses grands biens croissent chaque jour; les couvents de femmes, les couvents d'hommes, se multiplient; les moines se répandent. • Cependant les controverses théologiques continuent avec la même aigreur, le même acharnement ; les conciles même ne parviennent point à les éteindre.