‹ Histoire de la législation romaineChapitre 259 sur 297 · TOMI I · texte numérisé non relu

TOMI I

706 nSTOIREi APPEKDICE I.

par Jules César entre les Gaulois et les Germains : « de GaUiœ Germaniœque morihus, et quo différant eœ nationes inter sese. n C*est après ces expressions générales, more Galhrum, lege communi, in summa totius GaUiœ, in omni GalUa, naiioest omnium GaUorum, Galli se omnes, dans lesquelles sont compris tous les Gaulois sans distinction, qui sont écrites quelquefois même, nominativement, à propos des Belges, au*arriTe l'antithèse : a Germani multum ah hac consuetudtne différant (1). » Jules César dit au sujet des Ukiens, tribu germanique touchant à la rive de Tautre côté du Rhin, que ce voisinage les a façonnés aux mœurs des Gaulois : or ces Gaulois, leurs voisins, sont les Belges (2). La religion des druides qui à son expression la plus vigoureuse dans le nord-ouest des Gaules, dans TArmorique, surtout dans Tile de Bretagne, n^existe pas chez les Germains (3). Quant k la langue, conférez ce que dit Tacite des Bretons, que leur parler ne diffère guère de celui des Gaulois : a sermo haud multum diversus n (ci-dess. n* 24, note 1), avec ce qu'il dit d'ailleurs des Estiens, tribu voisine des Cimbres aux bords de Tocéan Germanique et de même race probablement, portant, comme les Gaulois, un sanglier pour enseigne (ci-dcss. n^ 3, note), que leur langue n'est pas celle des Suèves, c'esf-àdire le germain, mais qu'elle se rapproche davantage de la langue des Bretons (4), vous arrivez à cette conclusion formelle, que le breton et le gaulois des populations belges de Tile de Bretagne et des Gaules, deux langues semblables, sont autre chose que le germain. Cingetorix, Lugetorix, Ambiorix, noms de chefs belges, soit dans Tile, soit sur le continent (5), ont ces dèsinenses caractéristiques qui sonnent le gaulois, et qu'on trouve également parmi les généraux commandant les Cimbres de Marius, Boiorix et Césorix (6).

Les Rèmes, Belges eux-mêmes (pays de Reims), qui font à César le dénombrement de la confédération, avec indication du contingent promis par chaque tribu, terminent en citant quatre d'entre elles, les Condruses, les Eburons, les Cérèses, les Pémanes (pays du Condrots, de Liège, du Luxembourg), qu*on appelle, disent-ils, d'un seul nom, les Germains (7); César compte

(i^ J. GlisAR, lîv. 5, § 56; Hv. 6, SS H, i3, 16, 18, 21.

(2J c Et ipsi propter propînquitatem Gàllicls sùnt moribas astnelicti. t {Ibid,, liv. 4, S 3.)

(8) t Neque Druides haben(, qui rébus divînis prssiot; neque sacrificiis stadent. i Ubid., liv. 6, % 21.)

(4) c .. .Lingua Britanniciepropîor;... insigne saperstitionîs, formas aproram gestant. i (TâciTS, Germanie, § 45.)

(5) J. GisAR, iiv. 5, SS 3, 22, 24.

(6) TiTB-Livg, EpUome, c. 57. — Ploids, liv. 3, g 3. — Ohosi, Ht. 5, ch. 16.

(T) c ...Qui, uno nomioe, Germani appellantur. • (J. G^sar, liv. t,

encore, quelque part, dans ce nombre les Segnes (1); et fallûtil y ajouter les Trévires et les Nenrîens (pays de Trêves et du Hainaut), qui, à Tépoque de Tacite, après la soumission des Gaules, afEectaient outre mesure Tambition d*une origine germanique, comme pour répudier toute solidarité dans Tinertie des Gaulois (2) , il en résulterait, point important à noter pour notre étude sur les éléments de la population, que dans le territoire voisin du fleuve déjà se trouvaient des tribus de sang germain, mêlées parmi les tribus et dans la confédération des Belges ; mais ceci ne contredit en rien Torigine de ces derniers, dans Tensemble de leur race.

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