RESTITUTIONS
Ordli.
Nbbo ralioaaa tidetis otso taloB at oqaltBB coalarlB eaa an aaffrag lia ot priaa eloMia. addita coalaria qoaad aaBaaB asaa arbia bbria ligaarlla oal data. LXXXVIlil ooBlariaa baboal, qaibaa CI coatsB qoataor ecalarUa (lot obIb roliqaa aaat) oelo mUb al aecaaao* raat, ooafocta cal tia popali aaifferu.
litukiliii.
Nbbo ralioaoa lidotla CBM talcB et oqaitaa ocatariis ««■ an aaffragUa o< pria« elaal addSU ooalwîa
oibli fabria Ugaarfia 081 data. VUI ooala.
rja aola ai aocoatarsal eoaf eeu caaol lia popali aaiteiM,
roilqaaqae aallo ao- Jor aalHtado VI et LXXXX coalararea (lot oaia saol tollqaa) aoqw rotar. Ht.
Voir ORELLf, édit. de Cicéron, 1861, t. IV, De repubUca, II, 2S.
BÈPORME DES COMICES CENTUfilATES. 789»
Il est fiicile d'expliquer la composition des 89 centuries restant à la première classe :
35 centuries de seniores
-f- 35 cent, de juniores ss 70 centuries ;
18 centuries de chevaliers*;; 1 ceninrie Jabrum;
Total. ... 89"
I/accord subsiste jusqu'ici avec le système dominant (1)»
D'un autre côté le nombre total des centuries n'a point changé.^ Cestlàle point de discordance avec le système qui prévaut.
U faut donc reverser dans les autres classes les 10 centuriesenlevées à la première. Il faut distribuer entre les autres classes^ le surplus des centuries que ne renferme pas la première» à savoir 104 centuries.
Comment? Là est la difficulté» les renseignements font délauL. On est réduit à des conjectures.
Une opinion reproduit dans la deuxième classe la division e» seniores ei juniores , 70 centuries» ne donne à la troisième classe qne 35 centuries et supprime les antres classes.
Une autre opinion borne à la première classe la division fondée sur Tâge qui entraine le doublement du nombre des tribus; n'accorde aux autres classes que 35 centuries.
Nous n'insisterons pas sur ces détails qui ont nn caractère purement conjectural.
Ce que le fragment de Cicéron, scrupuleusement analysé, semble établir, c'est que V la réforme a diminué le nombre des voix attribuées à la première classe; 2* qu*elle n'a pas augmente le nombre total des centuries. Tels sont les deux traits essentiels d» système.
La conséquence pratique est que la première classe, qui autrefois faisait à elle seule la majorité si elle était unanime, a besoin' maintenant d'obtenir un appoint de 8 suffrages pour l'emporter»
Un tel changement diminue l'influence de la fortune; ce qoï explique l'appréciation de Denys d'Haï icamasse.
(1) ToM les systèmet que noos ciposons s'accordent aussi sur un point, le ¥ote par cenluries. lladvig a émis la pensée que peut-être les votes des eiof dasset de chaque tribu se Tondaient ensemble pour former la voix de la tribu, ce qui conduirait à admettre trente-cinq suflrages ou soiiante-dix so^ frafles si l'on sépare le vote des seniores du vote àe» juniores.
Cette opinion nous paraît inadmissible. Les comices ainsi transformés aiiraiefit^ été des comices par tribus, et non pas des comices par centuries; car le genre' des comices se caractérise par le groupe élémentaire qui émet un suffrage»
Les Romains qui n'ont jamais pratiqué le vote individuel et direct, qui accordaient à une collection de citoyens un vote collectif, désignaient les coiiiiees> par la composition variable de ces êtres collectifs qui votaient : comices curies, comices par centuries, comices par tribus.
790 HISTOIRE, APPENDICE Ut.
Ud tel changement est assez modéré poar n'avoir pas inquiété gravement les riches ni les intérêts conservateurs; ce qui répond aux tendances de Tépoque où la réforme a été opérée; ce aoi fait comprendre que Sylla dans sa réaction énergique, mais réfléchie, n'aitpas songé aie détruire (1).
L*esprit du changement parait avoir été de réagir contre la séparation trop tranchée que la division en classes d'après la fortune creusait entre les citoyens, riches et panvres. Poar atteindre ce but, on utilisa la répartition en tribus régionnaires. L'influence jusqu'alors attribuée ouvertement à la richesse était voilée plutôt qu'affaiblie. Ce qne les riches perdaient en nombre de suffrages était compensé pour eux par l'ascendant qu'ils exerçaient sur leurs concitoyens des autres classes, mais de la même tribu. A cette époque, lès membres d*une tribu formaient une association scellée par la religion. Les rapports établis provoquaient des délibérations et habituellement une entente. Les riches et les nobles avaient plus d'influence sur leurs contribuUs que sur le reste de leurs concitoyens (2). On voulut que chaque tribu eût une égale participation au vote. Elle y était représentée par le vote de quelques-unes de ses centuries, par le suffrage de ses principaux citoyens membres de la première ou de la seconde classe.
On peut objecter que, dans ce système, il y avait une singulière diversité de composition entre les classes, puisqu'il n'était pas, dans toutes les classes, tenu compte de l'âge. On peut répondre que les Romains n*ont jamais été touchés autant que nous des avantages de l'uniformité.
Nons avons exposé les systèmes que nous connaissons, moins pour manifester une préférence que pour fournir à chacun les éléments d'un choix éclairé.
J. E* Labbë.
remis
la constitution
votantes eusseL ^ , ^
ordonnance servieone lui semblât engendrer une influence dangereuse an profit des capitaux.
(S) Rappelons un passage où Tite-Live, V, 3S, atteste la délibération , sinon toujours raccord : Camille était accusé d'avoir détourné une partie do butin de Veies. Furius Camillus.,, acUciiis domum tribuUhus clientihuque, per^ eunctatus animo* eorum, responsum tulisset, se eollaturoi quanti aammahu esset, absolvere non posse : in exsilium Mit, An 391 av. J. G. — Qullt, IntcripL 740, 1000,6419.
DATB DE LA LOI JUKIA \ORBANA. 791
APPENDICE IV (HisT., n^ 379, 38»).