‹ Histoire de la législation romaineChapitre 29 sur 297 · Les classes {dattes) et les ceoturies {centuriœ · texte numérisé non relu

Les classes {dattes) et les ceoturies {centuriœ

56. De Tinstitution du cens, qui avait déterminé la fortune de chaque citoyen , dériva la distribution du peuple par classes et par centuries, assise principalement sur Tordre des richesses. Cette distribution fut conçue de manière à répondre à ces trois nécessités sociales : le tribut, le service militaire et le vote PoUt tique. Les classes et les centuries furent donc une organisation du peuple pour Timpôt , pour le combat et pour les comices, quoiqu'il ne faille pas cependant pousser l'assimilation trop loin, et qu'il dût y avoir forcément quelques différences de règles entre ces trois buts fort distincts. Ainsi les fils de famille, qui ne pouvaient avoir à cette époque aucune propriété à eux, ne se rangeaient dans les classes que sôus le cens de leur père , ne pouvaient contribuer à l'impôt que comme compris dans celui du père, et cependant, à coup sûr, ils comptaient individuellement dans l'armée pour le service des armes, et dans les comices pour l'exercice de leur droit de suffrage.

^«M^ r\ ^'^' ^ division des classes en ce qui concerne l'impôt repose

^iPv^c<v/i>crK exclusivement sur la considération de la fortune. Ces classes sont

au nombre de cinq, car on ne comptait pas pour une classe toute (/au/ la multitude dont l'avoir se trouvait au-dessous du dernier chiffre marqué, et que la révolution de Servius rendait franche d'impôt (1). Quelle était la gradation de fortune d'une classe à l'autre? les chiffres indiqués par les historiens offrent quelques variantes, et surtout il nous est bien difficile d'en apprécier la valeur relative

(!) C'était ainsi que Fentendaient les Romains., et que le disent Gicéron el Tite-Live. Denys d'HaJicarnasse en compte six, parce qu'il qualifie aussi de classe toute cette multitude qui ne comptait pas pour l'impôt.

comparativement à ce qui existe de nos jours (1). Ces classes furent diversement imposées, et les charges de l*Etat durent ainsi peseï sur chacun proportionnellement à ses moyens. Au-dessous de l'avoir marqué pour la cinquième classe, le reste de la population fut dispensé de contribuer à Timpôt. Il est facile de juger combien dut être accueilli avec faveur dans cette plèbe infime et nombreuse le système de Servius. La mémoire de ce roi demeura si populaire, que longtemps après, même depuis la fondation de la République, la tradition étant restée qu'il était né un jour de nones, sans qu*on sût lequel, la plèbe les célébrait tous; et que dans la crainte qiie cette fôte se rencontrant avec les jours de marché, le rassemblement n*en devint plus considérable et que la foule ne se portât à quelque innovation au souvenir de ce roi, les pontifes chargés de Tarrangement du calendrier eurent soinf d^empôcher au moyen d'une intercalation arbitraire la rencontre des nones avec les marchés (2).

58. A Tobligatibn de Timpôt proportionné à la fortune des citoyens suivant chaque classe, se rattacha encore Tobligation yy^ > yix/Jut du service militaire avec un équipement et un système d'armes -/'jaiW^n^Ti plus ou moins coûteux, chaque citoyen devant ce service équipé et armé à ses frais. Tite-Live nous donne classe par classe le détail de cet armement (liv. I, § 43). Au-dessous du chifire de fortune marqué pour la cinquième et dernière classe, le reste de la population ne devait plus le service militaire à ses frais. Il y a cependant ici quelque désaccord entre les documents que nous ont transmis les anciens. II semble qu'il y avait dans cette multitude

M^^— — ^-^— ^ I I . ■ I I II ■ I I I I I II -»— — .— — — P»^^— ^I^^^M^^— ^—

(1) Diaprés TffB-LiVB, liv. i, g 43, la proportion des fortunes était celle-ci : i» classe, composée des citoyens qui possédaient 100,000 as.

(Pour les trois classes suivantes, en allant toujours en diminuant de 25,000 as) :

f^ classe 75,000 as.

5« — 11,000 (IVaprès

Denjs d*Hab'camasse, 12,500, la moitié du chif]5re de la classe précédente, ce qui parait la bonne leçon).

Au-dessous de cet avoir, la multitude non classée et franche d'impôt.

(2) UâCROBB, SaturtuUes, liv. 1, ch. 13 : t Veritos ergo qui diebus prserant, ne quid nundinis collecta universitas ob régis desiderium novaret, cavisse, ut Dooc a nundinis segregarentur. « — Voir ci-dess., p. 47, avec la note t.

inférieure à la cinquième classe, quelques nuances encore à établir

suivant la fortune, et que ceux d'entre eux qui possédaient un

avoir de plus de 1500 as y formaient une première catégorie

sous le nom à'adcensi et vélati, sorte de soldats supplémentaires,

rattachés aux censitaires comme accessoires (adrcettsi)^ obligés

de suivre Tarmée sans armes, en leur vêtement habituel, et de

prendre l'armement et la place de ceux qui seraient tombés

dans le combat (1). Toutefois Tite-Live les mentionne comme

distribués encore dans la cinquième classe, probablement parce

qu'ils étaient inscrits à la suite, de même que les cors et les

trompettes, quoique n'en faisant point partie par le cens.

iî^n^mi*' tf ^^* ^^* appellations différentes distinguèrent suivant leur

^ nh^i't- 1 position censitaire les citoyens. — Ceux qui étaient inscrits sur

le cens pour l'impôt, faisant partie de Tune ou de l'autre des cinq

«h'tV.tu^ classes, reçurent le nom à'assidui (de asseni duere ou dare)^

nous les appellerions à la moderne les imposés. — Tous les

autres, en dehors des classes et non imposés, se nommaient en

*>r(k (aùt masse proletarii, la cité ne leur demandant d'autre contingent

que celui de leurs enfants. Cependant, si l'on y met plus de

détails, on trouve que cette dénomination se restreignait d'un

côté et d'autre : les citoyens au-dessous du cens de la cinquième

icvui V f /"^ classe, mais possédant un avoir de plus de 1500 as, seraient les

^^&*,i, .^^y/iccensi, velati; de 1500 as à 375, seraient leaproletarii pro-

^IUk^ ^4i.nJt prement dits; et tous les autres, ne figurant guère sur le cens que

par la mention de leur personne, les capite censi (2). En cas

(i) Fbstus, au mot Adseriplicii : c Adscripticii velati quidam scripti diceban* fur qui suppleodîs legioaibus adscribebaotur. Hos et adcensos dicebant, quod ad legioDum censum enent adscripti; quidam veUUos, quod vestiti incrmca sequerentar ezercitum. t — Et au mot Veiati : c Velati appellabantur vestiti et inermes, qui ezercitum sequebantur, quique in mortuorum militum loco substjtuebantur. i — VaRROiir, De limgua kUina, liv. 7, $ 56 : c Ad^criptivi dicti, quod olim adscribebaotur inermes, armatis militibus qui succedercot, si quis corum deperisset. «

(2) Giciaov, De republica. S, § S2 : c Quum locupielcs assiduos appellassct ab lero dando; cos qui aut Don plus mille quiugcntum œris aut omniuo nihti in suum censum prster caput attulissent, /7ro/e^ar/o^ nominavit; ut ex iia quasi proies , id est quari progenies civitatis ezspectari videretur. i — Acjlu- Gklle, liv. 16, ch. 10, qui fait porter précbémcnt une de ses conversations sur la distinclion à faire entre les proletarii, les capite censi et les assidui .

d'extrémité urgente,* les proleiarii ont pu être armés et équipés aux frais du public; mais il faut descendre jusqu*aux temps de Marias y dans les guerres contre les Cimbres ou contre Jugurtha, pour voir les capîte censi admis dans Tarmée.

60. La distribution par centuries ne se comprend bien qu'en^^^^»^^ ^^^^ la rapportant à son double but : le service militaire dans la un fUtU^ composition de Tannée , et le vote dans jescqmi^es.

Le mot centurie a une origine militaire ; il a du désigner dans le principe une troupe de cent hommes, quoique plus tard il n'ait plus été fait attention à la concordance du nombre (1). Sous ce rapport militaire , il y a eu des centuries chez les vieux peuples italiques : ainsi les rituels étrusques indiquaient le rite suivant lequel se distribuaient les hommes dans les centuries et se constituaient les armées (ci-dess. , p. 44, note 2) ; et il y en a eu chez les Romains avant celles de Servius TuUius : c*est ainsi que les tribus des Ratnnenses, des Tatienses et des Lacères fournis- h ^J^ (j saient primitivement chacune une centurie de cent cavaliers, en ^

tout trois cents, recrutés parmi les patriciens; centuries dont les historiens romains attribuent la création à Romulus, et dont le personnel fut augmenté à deux différentes fois par L. Tarquin ; il est probable qu*à cette seconde fois le nombre lui-même des centuries fut doublé et porté à six (2) ; mais il ne faut pas confondre celles-ci avec celles de Servius Tullius, bien qu'elles n'aient pas cessé de tenir leur rang, et de prendre, ainsi que nous allons le dire, une certaine place dans le cadre

formé par ce roi.

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• Qoi in plèbe, iiiquit, romana, tennissimi paaperriinîquo eraot, oeqne amplias quam mille qniiigeDtam «ris id censam defercbaot, proletarii appellati tODt; qoi vero nallo aut perqnam parvo «re censebantar, capiU censi vocabantor; exiremiif aatem census capite censomm cria foit treceoli aeptoagînta qoinqoe. t — Fksros, au mot Adiiduus .* « ... Alli eum (adaidDom) qui tompta proprio miUtabat, ab asse dando vocatnm existimarant. • ^ Et au mot Proleta" mat ; c Proletariom capite censnm dlctaro quod ex bis civitas constet, quasi proies progenie. Idem et proletanei. t

(1) F&STCS, au root Centuria : c Centuria io agrîs sigoificat centa jogera; in re militari cenium komines. i — Vabbon, De lingua iatina, Itv. 5, g S5; $ 88 .* c Moh^mIos, exerciloa mioimas roaoas qqe uonm secnntur sigooro. Centuria, qai sub nno ceaturlono sunt, quorum ccotenarius justus numerua. >

(i) CicfcRuN, De republica, liv. 2, g 20, couréré avec Tit£-LivS| liv. i, $ 35,

^TtLte^ttoW &n. 61. Sous le rapport militaire, il y a trois obsenrations împor- '^uM^ ^^^ tantes à faire :

ShiS^ ^^ dàv^f^ La première, c'est que la division par classes ne concerne que h&ift^uî^ ^-^rinfanterie. En tête de l'armée, par le rang bonoriGqne et en ^-à^nA^ dehors des classes, se place la cavalerie. Comme le système de

'^^^^/'^^^^Servius Tullius est un accommodement entre l'organisation basée A. ^c^uAkA^ g^j. |çg vieilles origines nationales et la satisfaction à donner à la

population nouvelle étrangère à ces origines ; comme Servius n'a pas détruit les curies, formées d'après ces origines, ni leurs assemblées : de même il n'a pas détruit dans l'organisation de la cavalerie les trois centuries de Ramnenses, de Tatiemes et de Lacères, recrutées dans le vieux patriciat, ni les additions qui y avaient été faites par son prédécesseur. Ces centuries de cbevaliers patriciens étaient alors au nombre de six, portées à ce nombre soit par Servius Tullius lui-même, selon la version de Tite*Live, soit plutôt, comme semble l'indiquer Cicéron, par L. Tarquin, qui, aux trois centuries de chevaliers majorum gentium, en aurait ajouté trois autres minortm gentium. Quoi qu'il en soit, sous les noms des Six Centuries {Seœ Centuriœ) ou des Six Suffrages [Sex Suffragia)^ ces centuries de chevaliers patriciens prirent la tête de la cavalerie dans le système de Servius Tullius, avec "^ l'addition de douze autres centuries nouvelles, recrutées entre les

premières et les plus riches familles de la cité (ex primoribus /f ^♦ti4'ruv civitatis, dit Tite-Live; censu maximo, dit Cicéron) : en tout

"^ dix-huit centuries de cavalerie (1).

Y fj\rff\{^ 62. La seconde observation, c'est qu'outre la cavalerie, il est C(^<t7uA('u> encore certains services dans l'armée qui exigent des hommes

spéciaux, recrutés en dehors des considérations du cens, lesquels

formaient des centuries spéciales, annexés à une des classes, quoi

qu'ils n'en fissent pas partie par la fortune. Tels étaient les

fr/tvn<^ ^«x ouvriers on charpentiers pour les engins de guerre, formant deux

^f,^.^^l,.'\*, PCBitttrics, annexées, suivant Tite-Ltve, à la première classe; et

(i) TiTE-LiVK , liv. 1, s 43 : c Ita pedestri exercîtu ornato distribatoqne, eqnitum ex primoribus civitatis duodecim scripsit centarias, sex item alias ccnturias, tribas ab Romulo institotîs, sub iisdem quibus inaiigorats erant nominibus^ fecit. « — Gic^BON, De republica, liv. 2, § 2 : c Equifnm magno numéro ex omni popnli summa separato , reliquum popnlum distribuit in quinque classes. » — c • « • Eqoitnm centuriœ cum sex sufTragiis. i

les cors et trompettes, formant deux centnries, annexées diaprés kii.v^htf\û^ le même historien, à la dernière classe. ^ <*^^^,à^Hju^^

Dans un cas semblable se trouvaient les soldats supplémentaires, aceensi velati, inscrits aussi et marchant à la suite des ^^'rcTt. centuries de cette dernière classe , bien qu'ils n'eussent qu'un cens Inférieur.

63. Enfin la troisième observation , c'est qu'à l'égard des ÏÏF'A/Â.4^< citoyens inscrits dans les classes, sur lesquels reposait Tobligation ^y o-aJI de former les corps d'infanterie, la nature du service militaire ' elle-même exigeait qu'on y introduisit des différences d'âge.

Ces citoyens se distribuaient en conséquence, dans leur classe respective, en centuries distinctes : les centuries des plus jeunes {funiorum)^ obligés au service militaire au dehors, et celles des plus âgés (seniorum)f pour la défense de la ville au besoin (l). On était apte à être enrôlé dans les premières après la prise de la robe virile, à seize ans accomplis ou dix-sept ans commencés; et on passait dans les secondes à quarante-cinq ans révolus ou quarante-six ans commencés (2).

64. Après avoir vu les centuries ainsi formées sous le rapport J^i ,. ., . du service militaire, il ne reste plus qu'à les considérer sous le rapport du vote dans les comices. C'est là que git la donnée capitale, le mécanisme ingénieux de ce système politique : — Prendre pour unité dévote la centurie, dont chacune compte pour Ou^dt. rj une voix, de même que la curie dans l'ancienne organisation ^^h^<^ ex generibus; — donner plus de centuries, et, partant, plus de

voix à la première classe , celle des plus riches , quoique la moindre en population; — donner, dans chaque classe, aux seniores,

(1) Tm-Livi, lÎF. 1 , J 43 : • Seniores, ad nrbis castodiam ni pnesto euent; Javenes, nt forîs beila gérèrent. *

(S) Aulu-Gblu , lÎF. 10, ch. 28 : c G. Tobero in Historiarum primo scripsit, Servimn ToUimn, regem popali romani, cnm iilas quinqoe classes jnnioram, eensns fociendi gratia, institueret, paeros esse existimasse, qui minores essent anms septemdedm : atque inde ab anno septimo decimo , qao idoneos jam esse reipablieae arbitraretnr, milites scripsisse : eosqae ad annom qoadragesimum ËeiUan jmuores , supraque eom annum seniores appeliasse. « (Cet âge de seiie ans accomplis on dix-sept ans commencés revient comme époque d'aptitude en plusieurs antres parties du droit.) — - Tm-LiVK, liv. 5t2, J 57 : c Joniores ab annîs septerodecim » ; et liv. 43 , j 14. : c Minor annis sex et qnadraginta. t — Conférez avec Cbksorihus , De die tuUaii, ch. 14.

64 HISTOIBË. PREUIËUÊ ÉPOQUE. LES UOiS.

quoique bien moins nombreux , le même nombre de centuries qu'aux junior es, et, partant, le même nombre de voix; — enOii rejeter en une seule centurie, et, partant, réduire à une seule voix (deux suivant une autre version) toute la multitude des prolétaires et des capite censi : voilà ce qui s'appelle balancer dans chaque classe l'influence du nombre par celle de Tàge, et dans Tensemble soumettre le nombre à la fortune. — Il y a ea tout 194 centuries (193 suivant une autre version) (1). ^iAvm£. 65. En résumé, pour l'impôt, les classes vous offrent les

fti/iiirnvfirf' 'citoyens suivant la proportion de leur fortune; on ne demande

rien à la dernière classe , aux prolétaires ni aux capite censi,, pas même le service des armes.

!ru^, ^;'o»t^»^ Pour Ic combat, examinez les classes et les centuries : vous y

trouvez la cavalerie [équités)^ les fantassins, les ouvriers et

(1) Voici, d'après Tite-Live, le tableau des centuries :

Cavalerie»

Les 6 aDciennes centuries de chevaliers avec les 12 nouvelles. • 18 centuries.

Infanterie»

i^ classe, 40 centuries de Seniores et 40 de Juniores 80

Avec l'annexe de S centuries d'ouvriers ou charpentiers militaires, une de Seniores et une de Juniores. 2

2e — \fy centuries de Seniores et 10 de Juniores 20

3« — M. Id 20

*• — Id. Id 20

5e — 15 centuries de Seniores et 15 de Juniores 30

Avec l'annexe d'une centurie de soldats supplémen*

taires , accensi velaii 1

Et de 2 centuries de cors et trompettes, une de

Seniores et l'autre de Juniores • • « 2

Tous les prolétaires et les capite censi en une seule centurie. • 1 (Suivant d'autres indications, les prolétaires en auraient formé une et les capite censi une autre).

Total des centuries 194

De.ws d'Halicarnassb (liv. 4, §§20 et suiv.) diilTère quelque peu de Tm- LrvB, en ce qu'il ne compte en tout que 193 centuries, ne parlant pas de la centurie des accensi velaii; et en ce qu'il place les deux centuries d'ouvriers à la suite de la 2« classe , et celles des cors et trompettes à la suite de la 4^. — — Le texte de Gicéron, De republica, liv. 2, § 22, présente un calcul duquel sortirait pour le nombre des centuries de la i^ classe un chiiTre tellement différent (70 au lieu de 80) , qu'on suppose ce texte ahérc par les copistes

C0MICB8 PAR CBHTDRIBS. 65

charpentiers militaires, les cors et trompettes, même la séparation des jeunes gens et des hommes plus âgés, jusqu'à des soldats supplémentaires y une sorte de ban et d*arriëre-ban. Il ne faut pas s*imaginer que tout cet ensemble soit l'armée organisée : les proportions nécessaires seraient loin d'y être observées; mais c'est là que, pour les expéditions, suivant le besoin et d'après la nature du service dâ par chaque citoyen, se recrutent les légions. La dernière centurie, toute la multitude des prolétaires et des eapiie censi en est exclue.

Enfin, pour les comices, vous n'avex qu'à assembler le peuple, yio^^? ^^^ c'^rHt^ qu'à le faire marcher au vote, centurie par centurie : le nombre est balancé par l'ftge dans chaque classe, et^ dans l'ensemble, la majorité des sn£Grages est assurée à la richesse.

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