Nouvelles tribuf, d'aprèt les localités (ex locU
71 • Il ne faut pas confondre ces tribus avec celles qui ont existé précédemment : c*est le même mot, mais ce n'est plus la même institution y et cette identité de termes entre deux choses tout à fait différentes a pu souvent jeter de la confusion dans les esprits. Les trois tribus primitives contiennent les citoyens rangés suivant leurs vieilles origines nationales , en Ramnenses, Tatienses et lAxeres (ci-dess., n* 21) : comment maintenir cette distinction , à mesure que Rome s'accroît de populations nouvelles de citoyens successivement ajoutées , qui sont étrangères à ces premières origines? Nous savons de quelle manière la distinction de la nationalité des Ramnenses j des Tatienses et des Lacères, dont Tinfluence se faisait sentir dans toutes les institutions politiques, avait été, sinon détruite, du moins balancée dans le Sénat, dans les comices, dans le corps des chevaliers ; ici elle s'efface entièrement : les tribus anciennes, d'après les origines (ex generibus)^ font place aux tribus nouvelles de Servius, d'après les localités (ex locis).
72. La ville , dont Servius TuUius étendit l'enceinte de manière ^.y /-
k y enfermer les sept collines, est partagée en quatre tribus : les • > / ' >
tribus Palatùia, CoUina, EsquiUna et Suhurana. Bien qu'il n'y *
soit plus question d'origines, on retrouve contenu dans le territoire des trois premières l'emplacement qu'occupaient jadis les trois anciennes tribus (ci-dess., n* 21). Ce sont les quatre tribus wrhaines : elles se sont étendues d'espace à mesure que l'enceinte de la ville a été encore reculée; mais le nombre n'en a plus été augmenté.