‹ Histoire de la législation romaineChapitre 32 sur 297 · La campagne autour de Rome, peuplée d'habitants ayant · texte numérisé non relu

La campagne autour de Rome, peuplée d'habitants ayant

les droits de cité, est divisée aussi par régions en un plus grand ^^ t^aî j\i \

nombre de tribus, dont chacune se désigne également par un nom

spécial. Ce sont les tribus rurales. Le chiffre, à l'époque de Servius

Tnllius, n'en est pas certain. Denys d'Halicamasse , sur la foi

d'autorités entre lesquelles il cite Caton, le porte à vingt-six, ce qui,

avec les quatre tribus urbaines, donnerait déjà, pour l'époque de

Servius, le nombre de trente tribus (1). Mais la version deTite-Live

(1) Dnnrs D'HâLicAmiAssi, liv. 4, g 19.

70 HIITOIU. PUMlàaB iPOQUB. LK8 ftOli.

«tn a ^r< -«f ®^^ ^'^'^ P^^^ ^^ harmonie avec le cours de T histoire romaine ; elle

se présente avec une telle précision et une telle nature de détails, qu'elle doit faire incontestablement autorité. C*est à mesure que les droit! de cité ftont accordés aux populations des territoires et des villes voisines, ordinairement à la suite du recensement des citoyens I que de nouvelles tribus sont ajoutées. On les voit ainsi s'étendre en Italie, et elles finissent par y atteindre jusqu'aux limites de la mer, de TAmo et des monts Apennins. Les noms de lieux qu'elles portent, pour la plupart, indiquent les contrées mêmes dont elles sont formées. Le ohifire des tribus rurales, au temps de Servius, demeure incertain; mais à partir du nombre de vingt et une tribus en totalité, tant celles urbaines que celles rurales . les additions successives qui y ont été faites sont rapportées exactement par Tite-Lîve, avec le nom de chaque tribu nouvellement créée, jusqu'au nombre final auquel on s'arrêta, celui de trentecinq (1).

74. C'était un trait d'union entre les citoyens que d'ètré membres d'une même tribu. C'était par tribus que se levaient les impôts, que se recrutaient les légions. La tribu a un culte et des sacriBces qui lui sont propres (2). Comme les membres d'une même curie se qualifiaient entre eux de curialeê^ ceux d'une même tribu se disaient tfibules^ tribulis view; et souvent , dans la désignation officielle d'un citoyen , entre ses noms ou & la suite, se plaçait Celui de la tribu dont il faisait partie (3).

(i) Ttrsi-Ltvi, litr. 6, S 6 ) « THbal qilatusi* et Aotii dvfbui âddiU», Si9U iêHna, Tfomêntinm^ Smàatinu, Amtemii : ccque vigioti qatnqoe Iribuaai numcrum explevere (an 367).» — Liv. 7, .§ 15 : i Elodeni anno dus tribus, Pomptina eiPublUia, additœ (an 395). > — Liv. 8, S 17 : c Eodcm anoo censas actus , novique cives cenat , trlBas propter eos additœ Màicta et Scaptia : censores addjderunt Q. PuUilins î^htlo, Sp. Pbstumiiis (ail 4Si}.i---Liv. 9, g M : t Et duie Romib additib tHbti», Ufêniinà ao FùUrhm (ao Sd5). » ^ Lttr. iO, g Q I a Bi Ittittum es anno tonditum a P. Sempronio Sopho et P. Saipioio Ssveitione centoribtts c tribmqiie addita dus, Amentis ac Terentina (an 454). » — Sommaire du livre 19 (perdu) : «. Lustmm a censoribus conditum esl : censa sunt civium capita ducenta quinquaginta unutta raillia, ducenta viginti

duo bu» tribus adjectœ sunt, VeHnâ et Quirlna (ati 5lt). t Ces dârtk

tlerâî^s complètent le nombre de trente-^nq.

(2) Dbnts D'HALicARif assb , liv. 4, § 18.

(3) On en peut voir de nombreux exemples dans les actes da Sénat rapportés

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