‹ Histoire de la législation romaineChapitre 35 sur 297 · S I«'. JUSQU'AUX LOIS DES DOUZE TABLES · texte numérisé non relu

S I«'. JUSQU'AUX LOIS DES DOUZE TABLES

93. Plusieurs puissances distinctes, à moins d'une harmonique fusion, ne peuvent dans un même Etat exister ensemble sans être rivales, c'est-à-dire ennemies Tune de Tautre. Sont-elles trois? deux se réunissent pour détruire la troisième. Ne sont-elles que deux? les dissensions n'en sont que plus vives. Rome nous ea ofire un exemple. Des trois corps politiques que nous avons comptés dans le gouvernement, il ne reste que les patriciens ei les plébéiens. Ils se sont unis pour renverser les rois , et maintenant va commencer entre eux cette lutte continue dans laquelle» les patriciens se trouvant en possession de tous les honneurs ^ de tous les privilèges, de toutes les dignités, les plébéiens arracheront successivement leur part dans les honneurs, dans les privilèges, dans les dignités : lutte qui commence à Tafirancbissèment des deux ordres hors de l'autorité royale, et qui se terminera par leur asservissement sous le despotisme impérial.

(An 245.) On pourrait croire au premier abord que le gouvernement n'a subi dans cette secousse qu'un changement bien léger. Point d'innovation apparente dans les comices, dans le Sénat , dans l'administration; Tautorité royale est seulement remise à deax consuls élus comme les rois par le peuple , et dont le pouvoir ne doit durer qu'une année. Mais la position des chefs, l'esprit des citoyens, sont totalement changés, et de là dépendent tous les événements qui suivront. A en croire ce que rapporte Tite-Live, Servius lui-même aurait en le projet d'abdiquer la royauté poar établir cette forme de gouvernement consulaire, et le serait d'après les mémoires qu'il en aurait laissés que la

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