‹ Histoire de la législation romaineChapitre 39 sur 297 · Qdesfenn àvL trésor publie (quœrtores · texte numérisé non relu

Qdesfenn àvL trésor publie (quœrtores

97. On attribue au même consul Valérius la création d*une magistrature nouvelle. Le trésor public avait été confié jusqu'ici au roi et ensuite aux consuls, sauf à eux à le faire administrer et garder à leur volonté. Sur la proposition de Valérius, deux questeurs furent nommés par le peuple pour remplir spécialement cet emploi ; on les appela quœstores, parce qu'ils devaient rechercher et recueillir les deniers publics {qui pecuniœ prœes- «en/), comme on avait nommé quœstores parricidii ceux qui devaient rechercher les preuves des crimes capitaux (2). Cette cbarge commence le démembrement du consulat; elle fut réservée dans son origine aux seuls patriciens, et elle devint par la suite le premier pas vers les dignités.

SO. IKctalear ou mattre du peaple {dictàtot, magiiter popult), Maîfre de la cavalerie (magtsler eptitum),

98. Cependant Tarquin , après son expulsion , ne resta point inaetif : les guerres qu'il suscita contre les Romains obligèrent ceux-ci à déployer toute leur énergie , et neuf années s'étaient déjà écoulées depuis le renversement du trône, lorsque, menacés à l'extérieur par une armée considérable que le gendre de Tarquin réunissait contre eux, tourmentés à l'intérieur par les dissensions qui commençaient à naître entre les deux ordres, ils purent

(i) TiTB-LiVB, Uv. 3, f SO : t Neque enim provocationem eue longins aL Urbe mille passoam. t

(1) Dic:, i, S, D€ (mg:jtm$0 Si A tt, f. Pompon.

craindre pour leor république. Dans cette crise , le Sénat recourut à un reuiëde vigoureux. Une nouvelle charge fut établie, la dictature, empruntée aux usages latins.

r/' I, f 39- (A^ 253.) Sur Tordre du Sénat, les consuls nommèrent

aj^ ^cx ^^\ parmi les patriciens un dictateur qui fut revêtu pour six mois de .(' • ' •'' Tautorité. Comme magistrat, comme général, il commanda à 7** ^ Rome, à Farmée. Les haches forent rendues aux faisceaux de ses licteurs; il put condamner les citoyens aux verges, à Texil, à la mort, sàns provocatio ad populum. Il n'existait pas non plus contre ses actes , comme à Tégard des consuls , Tappel à l'intercession du collègue, puisqu'il était seul : il n*y avait qu*à obéir (1). Ainsi, la caste patricienne échappait aux lois Vateriœ accordées à la plèbe après Texpulsion des rois; ainsi, elle reprenait sur cette plèbe une domination passagère, et le nom de maître du peuple {magister popuU)^ qui se lisait sur les anciens livres de Rome, mais que les ménagements de Tusage remplacèrent par une dénomination moins signiGcative, atteste le caractère de cette magistrature (2). Une puissance si énergique était propre à sauver TÉtat d*une crise violente : aussi la vit-on par la suite employée à Rome dans tous les dangers pressants ; mais elle pouvait conduire à la tyrannie d*un seul, et ce fut ce qui arriva , non pas tant que les dictateurs , citoyens de la République, songèrent à la sauver, et déposèrent leurs faisceaux après le danger ou après les six mois, mais plus tard, lorsque les généraux combattirent pour eux-mêmes ou pour leur parti. l)-' i/'^^\, 100. On adjoignit au dictateur un lieatenant qu*il pouvait se // . ^ choisir, et qui portait le titre de maître de la cavalerie (magister I ^ equitum)^ fonction militaire qu'on fait remonter par son origine

jusqu'à l'époque des Rois, même sous Romulus (3). Une chose remarquable , c'est que ce lieutenant paraissait à cheval , à la iéie de la jeune noblesse composant en majeure partie l'ordre

(1) TiTB-Livi, liv. S, J 18 : c Neqne enim at in eoiuaKbos, qui pari poteslate estent, alterins anxilium, neqae provocatio erat; neqae allum usquam, niai ia cura parendi , auxilimn. i

(S) dciaoïf , De repubL, liv. 1, $ 40 : « Nam Dictator quidem ab eo appelktur, quia dicitur; aed in nostris llbris vides eum magistram popali appellari.i — Ihc, i,%f De origine Juris, S, S 18, f. Pomponii.

(3) Dtg., 1, 2, i!>0 ariffinejurit, % J 19, f. Pompon. — Ltdus, liv. 1, J 14.

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