V... RupiTiAS... SARGiTO (2), V... Pour le dommage cause in
justement... (mais si c'est par accident) qu'il soit répare.
VI. Pour le dommage cause par un quadrupède, réparer le dommage on abandonner l'animal (3).
VU. Action contre celui qui fait paître son troupeau dans le cha^ip d'antmi (4).
VIII. QuiPRUGESExcANTAssBT (5)... VIII. Gclui quî, par enchante- NBVBALasAU8BGBTBUPBLLEXERis...(6). ments , âétrîra les récoltes, ou les
attirera d'un champ dans un autre...
IX. Celui qui aura, la nuit, furtivement, coupé ou fait pattre des récoltes produites à la charrue : s'il est pubère, sera dévoué à Gérés et mis à mort ; s'il est impubère , sera battu de verges à l'arbitraire du magistrat, et condamné à réparer le dommage au double (7).
X. Celui qui aura incendié un édifice, ou une meule de froment amassée près de la maison, s'il l'a fait scien.ment et en état de raison, sera lié, flagellé, et mis à mort par le feu ; si c'est par négligence , il sera condamné à réparer le dommage ; ou s'il est trop pauvre pour cette réparation , il ^ra châtié modérément (8).
(i) Aul.-Gbll., Noci, aitic, 20, 1; et 16, 10. — Collât, leg. Mos. et Rom., S, 5 S- — Cal, Instit,, comm. 3, § 223. — Pestus, au mot Viginti quinque.
(2) Fkstus, au mot Rupitias, — Dic, 9, 2, Ad leg, Aquiliam, 1 pr. f. LIp.
(3) B Si qoadrupes pauperiem fecisse dicetur, actio ex lege XfJ Tabularum descendit: qoce lez voluit, aut dari id quod nocnit, id est id animal quod noxiam conunisit, aut sstimatiooem ooxîœ ofTerre. » Dic, 9, 1, Si quadrup. pauper. fedsse dicet., 6 pr. f. Ulp. — Justikian, Instit., 11 v. 4, tit. 9, pr.
(4) ( Si glaos ex arbore tua in mcum fundum cadat, eamque immisso pccn*n depascam, Aristo scribit non sibi occurrerc legilîniam actioneni, qua czpcriri pos»ira; nam neqae ex lege XII Tabiilarum de pasiu pecoris, quia non io tuo pascitur, neque de pauperic, ncque de damiio iujiiriie agi possc, in factum itaque crit agendom. • Dic, 19, 5, De prœscript. verb,, 14, § 3 fr. U!p.
(5) Plu, Hist, nat., 28, 2.
(6) Servios, ad Virg,, Ecl. 8, vers 99. — Conférez : Senec. , Natur. qiuest., 4, 7; — Plw., Hist. nat., 30, 1; — Augustin., De civ. Dci, 8, 19, clc.
(7) t Frogem quidem aratro quœsîtam furtim noctu pavissc ac secuisse , puberi XII Tabolifl capitale erat, suspensumque Cereri necari jubebajat : gravius qoam in homiddio copvictum; impubem prœtoris arbitr^tu v^rbiçfari, BPUNiDqtf^ dqpliooe dec^mi. • FtWi Bist. natur., 18, B^ ^ ^
(8) tQui edes, acervumve frnmenli juxta domum combusserit, vinctusver-
XI. Contre celai qui aura coupé injustement les arbres d' autrui, peine de vingt-cinq as par chaque arbre coupe (1).
XII. Si nox FURTuii FACTUii 8IT, SI u XII. Si quelqu'un commettant un occisrr, jurb Cissus isto (2). vol de nuit est tué, qu'il le aoit à
bon droit.
XIII. Quant au voleur surpris dans le jour, il n'est permis de le tuer que s'il se défend avec des armes (3).
XIV. Le voleur manifeste (c'est-à-dire pris en flagrant délit), si c'est on homme libre, doit être battu de verges et attribué par addiction (addictus) à celui qu'il a volé : si c'est un esclave , battu de verges et précipité de la roche Tarpéienne; mais les impubères seront seulement battus de verges, à l'arbitraire du magistrat, et condamnés à réparer le dommage (4).
XV. Le vol lanee licioque eonceptum (découvert par le plat et la ceinture : c'est-à-dire le délit de celui chez qui on a trouvé l'objet volé en recourant à la perquisition solennelle qu'on devait faire nu , pour ne pouvoir être soupçonné d'avoir apporté soi-même l'objet, entouré seulement d'une ceinture (lietum) , par respect pour la décence , et tenant dans les mains un plat (lanx), soit pour j mettre l'objet s'il était trouvé, soit pour que les mains étant employées à tenir ce plat, on ne pût craindre qu'elles cachassent quelque chose) , ce délit est assimilé au vol manifeste.
— Le vol simplement eoneeptum (c'est-à-dire le délit de celui chez qui l'objet volé a été trouvé simplement sans perquisition solennelle) , et le
beratos igni necari jubetur : si modo scîens prudensque id commiserit; si vero casa, id est negligentia, aat noxiam sarcire jobetur, aot, si minas idoneas sit, levias casiigatur. t Dic, 47, 0, De ineendio, rniii., naufr,, 0 fr. Gai., liv. 4 de son commentaire des Douze Tables.
(1) Pliw., Hiit. natur., 17, 1. — Dig., 47, 7, Arborum furiim cœsamm, 1 pr. et il fr. PaaI. — Gai., Instii., comm. 4, S 11.
(2) IIacbob., Satum., 1, 4. — Aul.-Gbll., Noei, aitic, 8, 1; et 11, 18. — Ulpian., d'après la CoUat, leg. Mot. ci Rom., 7, 3. — GicÉa., ProMiion., 8.
— Sbvbc., Conirov,, 10, in fine. — Dig., 9, 2, <m/ leg, AquiL, 4, g 1 f. Gai.
(3) c Furem interdia deprehensum , non aliter ocddere lex Xll Tabularmn ffermùit, qaam si telo se defendat. t Dic., 47, 2, Defurtit, 54, g 2f. Gai. — > 50, 16, De verbor. signi/., 233, J 2. f. Gai. — Et les citaUons faites à la note précédente.
(4) 4 Ex cftteris antem maoifestis furibus, liberos verberari addiciqœ jasse* runt (les dccemvirs) ei coi furtam factam esset, si modo id luci fecissent, neque se telo défendissent; serves item forti mantfesti prensos, verberibns aificî et e sazo pracipitari; sed poeros impubères prietoris arbitrata veiberari voloerunt, noiiamqoe ab his factam sarciri. t Aul.-Gbll., Moct. atiic, 11, 18, et 7, 15.
— Gai., Insdt,, comm. 3, § 189. — Sbrvii's, ad Virg., /Enciâ, 8, vers. 205, etc.