Divulgation des Tastes et des actions {jus Flavianwm
//ô":. 176. (An 450). Rome dut à un petit-fils d'affranchi, Cnœus
Flavius, la divulgation des fastes et la publication d'un livre in-
^riTMiy > diquant le détail des actes et des formules pour l'exercice des
actions de la loi. Ce livre, sorte de manuel pratique sur les actions, prit le nom de ju^ civile Flavianum. Gomment cet événement se produisit-il? Flavius était-il scribe ou secrétaire d'Appius Claudius Cœcus, et soit, comme le raconte Pline, sur les exhortations mêmes de ce jurisconsulte, en consultant, en observant avec assiduité et perspicacité; soit, comme le dit Pomponîus, en dérobant un manuscrit sur les actions composé par le même Appius Claudius, se mit-il à même de faire sa publication : service si agréable au peuple qu'il en fut porté successivement aux dignités de tribun de la plèbe, de sénateur, d'édile curule (2)? Ou bien était-il déjà édile curule, et profita-t-il de l'exercice de cette magistrature pour en tirer et pour vulgariser la connaissance du droit des actions (civile jus, repositum in penetralihus Pontifia cum, evulgavii) et pour faire afficher au forum, en forme d'édit^ l'indication des fastes (fasiosque circa forum in albo proposuii)t Cette dernière version est celle de Tite-Live (3). » U creva ainsi les yeux aux corneilles (qui comicum oculos conjixerii) », dit
Ciccron par dérision dos pontifes et des patriciens consultants ,
(1) c Ko anoo (^28) plcbi romonœ, velut aliud initium lii>ertati8 ractumest, quod nccti desienint. Mutatum autem jus ob unius rœneratoris simol libîdinenii simul crudelitatem inslgncm. . . Jussique consules ferre ad popuium, ne quis, niai qui noxaoi meruisset , donec pœnam lueret , in compedibus aut in nenro teneretur : pccuniœ creditœ, bona débitons, non corpus obnoxiom esset. Itancxi soluti : caotumque in posterum, ne ncctereatur (Titb-Livb, liv. 8, J SS). •
(2) Plwb» Hisi. nai., 83, 6. — DiG., !,«,/>« orig.Jur., ï, S 7, f* Pompon. — V. aussi Macrobb, Saturnales, i, 15.
(3) TiTB^LiVB, 9, 40.
OIWLGATIOUI DES FASTES. LOI HOIlTENSa. 161
auxquels il fallait aller demander Tindication des jours comme aux Chaldéens (1). Pomponius cite notre Appius Claudius Cœcus comme ayant aussi, d'après la tradition , écrit à la même époque vn livre, qui n'existait plus, sur les actions, en commençant par les interruptions de prescription (De usurpaiionibus) (2).
177. Quoi qu'il en soit, comptons les pas que les plébéiens J -|.<^ viennent défaire dans l'ordre politique : ils sont immenses. Le ^ct'.'t^^re*:. c-^ consulat, la prétnre, la censure, l'édilité majeure, le sénat, ils ^\ i\f ; jeSi partagent tout avec le premier ordre; comme récupérateurs %\. Ucct.C ^^p^>^ comme centumvirs, ils participent à la décision des procès; la publication des fastes et des actions les initie au formulaire sacerdotal et patricien , indispensable pour la pratique des affaires. Que Sc\uk^c *oP^ leur manque-t-il encore? les dignités sacerdotales? Trois années ^h U /(Uw après (an 453), ils y arrivent aussi. Le nombre des pontifes est ^^ tiCZ/^CS porté jusqu'à huft, celui des augures à neuf; quatre plébéiens
sont admis dans le premier collège, et cinq dans le second.