Proconnils (proeamsuiei
228. Lorsque Rome ne comptait encore, dans le même temps, qa*un ennemi et qu'une armée, les deux consuls suffisaient pour commander. Dès qu'on eut à combattre à la fois en Italie , en Sicile, en Espagne, en Afrique, il fallut plusieurs armées, plusieurs généraux. Alors le consul placé à la tête des légions, quand ^ ^t sa puissance consulaire expira , fut souvent continué par une loi \ cnriate dans son commandement comme représentant le consal ''' {pro consule). Ce fut ainsi que Scipion, le deuxième Africain, B*exerça, par dix ans de généralat, à la ruine de Carthage. Voilà Torigine première dn proconsulat. Les guerres terminées apportèrent pour butin à Rome des provinces qu'il fallait gouverner et contenir, dans lesquelles on pouvait craindre des soulèvements, oh par conséquent il fallait entretenir une armée ; les proconsuls reçurent alors le gouvernement de ces provinces et le comman*'^^ '*''-'' dément de ces armées. Le titre qu'ils portaient prit donc une '^^^ '''^^* nouvelle acception» et finit par désigner le gouverneur d'une ^"^'"^^ province.
229. Le proconsul commandait d'une manière exclusive dans son gouvernement; là, point de collègue, point de censeurs, point .•i<v' f\/v<>.'< detribuns, point de préteurs. L'armée, l'administration, la justice, /'<^^<^ ^ tout était dans ses mains, conformément, du moins, à la loi ou formule accordée à sa province. Il se composait avec des citoyens
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une liste de récupérateurs qui remplissaient , sur son renvoi, les
fonctions judiciaires. Il avait sous ses ordres quelques délégués
/t<«/ 't '^ yli^ qu^ii choisissait lui«mènie, dont le sénat fixait seulement le nombre.
•^**** "** Ces délégués (legati procansulis, mots que Ton traduit par lieU"
tenants) représentaient le gouverneur partout où celut-cl ne se
trouvait pas ; ils étaient précédés d*un licteur, et exerçaient tous
les pouvoirs que le proconsul leur avait remis.
c'^ f 230. Indépendamment du gouverneur, un questeur nommé par
t \jf^gj^^^^ le peuple romain était chargé du trésor de la province. Les impôts
/ ' n'étaient pas retirés directement ; on employait pour leur percep-
/' .. ^> La tioi^ le mode le plus vicieux, celui des fermes. Comme il arrive
/ toujours, les fermiers (puhlicani, publicains) pressuraient les
tributaires, et trouvaient le secret de doubler leurs impôts. Les
^/' ' ''v^^**^ chevaliers avaient eu l'art d'obtenir toujours ces fermages, et de
I les faire considérer en quelque sorte comme attachés à leur ordre.