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compter les contrefaçons, et fut traduite dans toutes -les Ce le l'Europe.
Sébastien Brandt était-il franchement un homme de la Renaissance? On pourrait le croire, d’après la vivacité avec laquelle il gourmande l'ignorance des docteurs et l'avidité des prêtres. Il se souvient des philosophes anciens : « Le fond de la sagesse, » dit-il juelque part, « c’est de se connaître soi-même. » Ailleurs il peint loquemment les avantages de la science : « Une instruction «solide, c’est le commencement, le milieu et la fin de tout ‘honneur. On fait grand cas de la AT mais elle est étrangère homme, elle ne lui appartient pas, il la tient de ses parents. La richesse est fort appréciable ; mais elle dépend du hasard, elle : esë comme une balle qui tombe et rebondit. La gloire a ses. Charmes; mais elle estinconstante etne comble jamais nos vœux.
Labeauté du corps attire les yeux; mais elle dure l’espace d’un jour. On tient à la santé ; mais ellese dérobe comme un larron.
La force paraît un don précieux; mais la maladie, la vieillesse /
l'anéantissent. Rien n’est impérissable, rien ne nous est fidèle
comme l'instruction !, » Mais, dans d’autres passages, il se plaint ece que l'imprimerie répand tant de mauvais livres, de ce que *‘Sécoles se multiplient outre mesure. « Il n’est presque pas un lieu important, » dit-il, « qui n’ait aujourd’hui son université! » tillui semble qu’à force 1° éclairer les hommes, on préparele règne
d' Das Narren schyff : -- Von ler der kind.
476 | | LA RÉFORMES de l’Antéchrist'. Dans une poésie qu ‘il fit peu de temps avant mort, il prédit la fin prochaine du monde. Brandt était placé s la limite de deux âges; il comprenait qu'un ordre de choses finis= sait, mais il manquait de force pour se détacher du passé, parce. qu'il n'avait pas foi dans l'avenir? #4
Le plus éloquent des HiatÈqe de Brandt, mais un homme. d'un tout autre tempérament, fut le moine franciscain Thomas. Murner. Né à Strasbourg en 1475, et élevé dans un couvent, il | attira d’abord l’attention de ses maîtres, et il fut envoyé par euxdans plusieurs universités de l'Allemagne; il passa même par Paris. Selon la coutume du temps, il enseigna de bonne heure, tout en continuant de suivre les professeurs en renom. Il débuta
bientôt dans sa ville natale Comme prédicateur de son ordres.
! mais la violence de sa parole souleva contre lui une telle animo-
/ sité, qu’il jugea prudent de s'éloigner. Il parcourut l'Allemagne la Suisse, le Nord de l'Italie, sans pouvoir s'arrêter nulle par : donnant carrière à son humeur impétueuse, frondant les vice sans ménager les personnes, moine militant sil en fut Jens |
prise sur ses mœurs. En 1523, il fut appelé en Angleterre Henri VII, qu’il avait soutenu contre Luther; mais il revint bientôt à Strasbourg, sans y COURS plus de faveur. Les im
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