‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 102 sur 534 · Vom endkrist. ; RE · texte numérisé non relu

Vom endkrist. ; RE

2. Éditions. — Le Narrenschiffa été publié, dans les temps modérnes, par St S (Quedlinburg et Leipzig, 1839), par Zarncke, avec un choix des autres ouvrages 2 Brandt (Leipzig, 1854), et enfin par Gœdeke (Leipzig, 1872). — Une traducti Era allemand moderne, accompagnée des anciennes vignettes, a été publiée P rock (Berlin, 1872).

Sébastien Brandt traduisit en vers allemands les Sentences de Caton et L ascétique du Jardin de l'âme (Hortulus Animæ). Il publia une édition de Fre (Strasbourg, 1508), qui a été souvent reproduite, et qui n'a été remplacé ; par l'édition moderne de W. Grimm. Enfin Brandt avait rédigé des Annal ou Strasbourg, qui furent conservées manuscrites à la Bibliothèque de la ville, qui périrent dans l'incendie de 1870.

sont de fougueuses improvisations. Il se jouait de la versification. «Même quand je veux écrire en prose, » dit-il, «ma bouche est « pleine de rimes. » Souvent il reprenait les sujets qu'il avait traités 2 chaire ; un grand nombre de ses poésies ne sont que des sermons rersifiés. Dans son principal ouvrage, qui a pour titre La Conjuraion des Fous, il marche sur les traces de Brandt; mais il garde oute son originalité dans les détails. Les démons de l'avarice, de "orgueil, de l'ambition, de la luxure sont tour à tour conjurés et xorCisés par lui. Le style a de là hardiesse et de l'éclat; il abonde :n {ours populaires; mais l’image est ordinairement triviale. La

atire est mordante et haineuse ; elle n’est pas tempérée, comme #

hez Brandt, par un fonds de bonhomie ét de piété. Dans la Cor- 0ration des Drôles, Murner peint surtout les vices de la société ourgeoise. Dans {a Prairie des Coucous, il s'attaque aux débau- ‘hés. Le cadre ne change guère; mais, à force de tourner dans le

nême Cercle d'invectives, la satire dégénère et tombe dans la / , ®)

rossière insulte.

Un poème dont le plan est plus ingénieux et qui offre un cerain intérêt au point de vue des polémiques du temps, c’est Le wand Fou luthérien, conjuré par le Docteur Murner. Ce fou n’est as Luther lui-même, mais la Réforme personnifiée, Une vignette lacée en tête de la première édition lé montrait étendu à terre. Immoine franciscain à tête de chat! le tient sous son genou, et onjure les petits fous qu’il renferme dans son sein. Les uns sorent par la bouche : ce sont les docteurs de la foi nouvelle. Les utres, les laïques qui convoitent les biens de l'Église, sont logés ans les deux poches. Mais les amis du Fou s’assemblent de tous >spoints de l'horizon ; ils forment une nombreuse armée, qui ssiège la citadelle de l’Église. Les mots : Vérité, Liberté, Évangile, ont inscrits sur leurs bannières. Ils sont placés sous les ordres eLuther, tandis que Murner commande dans la forteresse. Un temier assaut ayant été repoussé, les assiégeants demandent la aix, et Luther gagne son adversaire en lui offrant sa fille en \ätiage. Mais Murner découvre bientôt que la fiancée est galeuse, ‘il la renvoie ignominieusement. Toute la fin du poème est d’une Mialité repoussante. La fille de Luther, c'était sans doute la ‘ience théologique créée par lui. Murner oubliait qu'il avait lui-

TC'est le chat Murmann ou Murner : un jeu de mots dont, à ce qu'il paraît, les lversaires de Murner s'étaient les premiers rendus coupables,

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? de quelque côté Hi ‘il se ranget, l'unique mobile qui le “aire était un besoin de Combattre, DIAReS que l'amour de la justice el de la vérité.

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