Ein Clagschrift an alle stend deutscher Nation
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nal Cajétan parlant de mettre le soleil en interdit. Le premier alogue sur la Fiévre est encore dirigé contre Cajétan. La Seconde èvre est une peinture des débordements où le célibat jette une trtie du clergét. Mais le plus hardi, sinon le mieux écrit des umphlets de Hutten, est un poème qui a pour titre Plainte et ériissement contre le pouvoir excessif et antichrétien du pape main. Il se termine par ces mots, qui sont comme une somma- »n adressée à la nation allemande : « Détruisons le mensonge, afin que la vérité luise sur le monde! La vérité a été obscurcie et étouffée. Que Dieu protège celui qui me suivra au combat, qu'il soit chevalier, comte, gentilhomme ou bourgeois! Car le bourgeois aussi est opprimé dans sa ville. J'espère que mon appel sera entendu, et que le nombre des combattants sera grand. En avant! Dieu est avec nous. Qui voudrait rester en arrière ? Je l'ai osé : c’est ma devise ?, »
Les ouvrages allemands d'Ulric de Hutten n’ont pas la facilité égante et distinguée de ses poésies latines. La langue alleande se vengea sur lui des dédains qu'il avait eus longtemps “ur elle ; il ne putjamais la manier avec aisance. On voit qu'il est plus maître de son discours: il cherche l'expression juste, ne la trouve souvent qu’au bout d’une longue phrase; il tourne retourne un sujet sans l'épuiser, et se perd en développeents oiseux. Bref, la parole ne suit plus la pensée, et l’inspition se refroidit par l'effort du Style. Néanmoins la passion tromaine d'Ulrich de Hutten était partagée par un trop grand mnbre d’Allemands pour que ses pamphlets n’eussent pas un tentissement considérable. Rome le traita bientôt comme un ineémi de prédilection. Il demeura quelque temps au château Ebernburg, appartenant à son ami François de Sickingen, où Gaspard Aquila, Martin Bucer, Jean Œcolampade, Jean hwebe]l et d'autres adhérents de la Réforme trouvèrent suc- Ssivement un asile. Ensuite il quitta l’Allemagne; il vint à le, où Érasme le reçut froidement, se réfugia au couvent des igustins de Mulhouse, mais fut obligé de s'éloigner dans la nuit, mourut enfin dans une île du lac de Zurich, en 1523, à l’âge irente-cinq ans. Le simple monument qu'un chevalier de la
“\Gespräch büchlin herr Utrichs von Hutten, 1521-
« Clag und vormanung gegen dem übermässigen unchristlichen gewalt des Bapsts Rom, 1520.
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une ignore aujourd’ hub. la ie où repose un de plus vaillants écrivains.
Ulric de Hutten marque une phase importante dans lé moi Bon mentscientifique et religieux du xvre siècle. Avec lui, une scissi “. s'opéra dans le groupe des humanistes. Ni Reuchlin, ni Érasme ni Crotus, ni la plupart des adversaires de l’ancienne théologi ne le suivirent dans le camp des réformateurs. Ils avaient bie: voulu séculariser la science, faire rentrer l'antiquité classiqu dans le domaine des études; mais ils n’entendaient pas rompr avec le catholicisme; ils attendaient d’un avenir lointain ce qu les réformateurs ne croyaient pas pouvoir accomplir trop LôbuF cependant la modération des humanistes fut. loin d'apaiser leu adversaires. En vain Reuchlin protesta publiquement de saK /catholique; en vain Érasme essaya de retenir Ulric de Hutter dont il s’attira les invectives ; en vain résista-t-il aux instances d S Luther, qui se sépara de lui avec colère: Érasme et Reuchlin ne | nnderent pas moins pour ennemis les théologiens, qui le reprochaient d'avoir préparé le mouvement de la Réfort / L'école des humanistes tomba sous les coups des deux pa elle n’était faite que pour répandre ses lumières sur. un. œ paisible. Il y a des temps où il ne suffit pas d'éclairer les es mais où il jan entraîner les volontés et embraser les âmes.
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}. Reuchlin fut même condamné par la cour de Rome, en 1521. — A consi FE L. Geiger, Johann Reuchlin, sein Leben und seine Werke, Leipzig, 187%; Joha ie Reuchlins Briefwechsel, Stuttgart, 1875. je 4