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% DRAOTTER ; LUTHER. 189
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es qui l’ont guidé : « Pour savoir comment on doit s'exprimer en allemand, il ne faut point interroger la lettre morte du latin, >omme font les ânes; mais il faut écouter la mère de famille lans sa maison, les enfants dans la rue, le bourgeois et l'artisan
du marché; 1l faut observer jusqu'aux mouvements de leur:
Jouche quand ils parlent, et n'employer que leurs expressions :
est ainsi qu'on se fera comprendre d’eux!. » Luther s’en tient ”
nc à l'usage populaire. Il pense avec raison qu’un mot dont le uple se sert est de bonne souche et durera. C’est toujours sur point qu’il attire l'attention de ses collaborateurs. Un jour, il mande à Spaiatin, dans une lettre, de lui fournir des expresns empruntées au langage des cours, mais communes et intelbles. Dans une autre lettre, il se renseigne sur lesnoms popurés des différentes espèces d'animaux. C’est surtout dans la mère de rendre les expressions théologiques qu’il fait preuve In tact exquis : il n’a jamais recours au latin; parfois il puise 15 les mystiques du xv° siècle ; et quand le mot propre manque Il à fait, il invente une métaphore. Il réussit ainsi, sans arter le génie de la langue, à reproduire tous les caractères M texte infiniment varié, la simplicité des récits historiques, mouvement lyrique des psaumes, les couleurs brillantes de Let des prophètes. Ce n’est pas, à vrai dire, une traduction,
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Siune création à nouveau. Il semble que la pensée de l’ori-
iäl ait trouvé d'emblée la forme qui lui convenait.
à Bible redevint, pour une grande partie de l'Allemagne, le
me par excellence. Elle fut la règle de la prédication, la base Penseignement; elle eut sa place dans toutes les maisons. Il Wa pas, dans les littératures modernes, un second exemple né telle popularité et d’une telle influence. La langue de ther pénétra, grâce à la Bible, dans l’église, dans l’école; elle “bientôt dans les habitudes de tout le monde. Les adversaires a Réforme, aussi bien que ses partisans, furent obligés de ù servir, pour être lus et compris partout. L'Allemagne Touva, ce qu’elle n'avait pas eu depuis le x siècle, une gue littéraire, qui n'a guère fait jusqu'à ce jour que se fixer 18 ses formes grammaticales, mais qui a gardé l'empreinte de thér, et qui n’est pas la création la moins étonnante de ce itiple génie.
A Sendbrief vom Dolmetschen und Fürbitte der Heiligen, 8 sept. 1530,
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