L'ALLEMAGNE AU. XVII® SIÈCLE
étranger. Dans les pays catholiques, on étudiait l'Espagne et Italie. Les populations protestantes, qui, en somme, avaient gardé suprématie intellectuelle, penchaient vers la France. L'influencé fançaise s'étendait alors sur l'Europe entière, même sur les conées qui avaient déjà une littérature. Comment l’Alle magne, privée @ toute direction, et ne trouvant en elle-même aucun point appui, aurait-elle pu s’y soustraire? Elle fut complètement
ominée par le goût français. Malheureusement, le contraste était +
op sensible entre l’état moral de la nation et le genre de modèles u'on se proposait. On recommençait, pour ainsi dire, la vie littéure; et qu'est-ce qu'on tentait de reproduire d'abord? C'était la orrection parfaite, l'élégance châtiée et déjà même raffinée. illeurs l'influence française, venant à une époque où la fécondité ationale s’arrêtait, fit naître encore de belles œuvres, et provoqua ne sorte de seconde floraison, moins vigoureuse que la preière, mais encore vive et brillante, En Allemagne, elle fut à eu près stérile. On n’imite avec succès que lorsqu'on à déjà su éer. Tous les efforts des écrivains allemands du xvue siècle ne toduisirent qu’une littérature factice, qui resta sans influence in le peuple, et qui disparut au premier réveil de l'esprit ational.