POÈTES SECONDAIRES
Aux yeux des contemporains, l’école Silésienne se complétai par quelques disciples qui, tout près du maître, travaillaient sou. . sa direction, et par quelques ramifications lointaines. Zincgref à après avoir publié lés œuvres d'Opitz, s'essayait lui-même à com poser des chansons et des sonnets. André Tscherning continu: la tradition de l’école en s’exerçant dans les mètres antique Gomme il était né à Bunzlau, on pensait que la Muse lut à Souri; mais le « second Opitz » était encore moins poète qu premier. Buchner enseignait la théorie à l’université de Wittem: berg et suscitait un petit mouvement poétique chez quelques-fn: de ses auditeurs ?. Au loin, les sociétés littéraires appliquaient le . idées d'Opitz; et quand par hasard elles s’en écartaient, ce n'étai
point pour les corriger. Philippe de Zesen, à Hambourg, gâtai un beau talent par des bizarreries de langage. A Nurembet, Harsdærffer et Sigismond de Birken et leurs disciples chercha: \ l'harmonie imitative, ou se livraient à des jeux plus pué encore. On en était venu, chez les Bergers de la Pegnitz, just
1. Unterricht von der deutschen Sprache und Poesie, Kiel, 1682. C’est le pr essai d'une histoire générale de la littérature allemande. +5 = 2. Ses cours ont été publiés après sa mort (Poeterey, Wittemberg, 1665). Sch è Schirmer, Lund, furent ses élèves. Le dernier ne manque pas d'une cert originalité dans ses poésies lyriques.
Lx PREMIÈRE ROLE DE SILÉSIE. 127997
Muire des strophes qui imitaient par leur coupe extérieure orme des objets que l’on décrivait. À une autre extrémité de lemagne, dans le Holstein, Jean Rist se distinguait par une Mmdité ou, pour mieux dire, par une superfluité prodigieuse ; il itle don spécial du vers correct et vide ; on l’appelait le « Cygne mérien » ou « l’Apollon du Nord ». Plus modestes et plus eux, quelques poètes, tout en se rattachant à Opitz, formaient groupe à part à Kœnigsberg. Les meilleurs d’entre eux sônt wi Albert et Simon Dach. Le premier, musicien distingué, a du un vrai service à la littérature en publiant un recueil de sies de divers auteurs, dont il composa les mélodies. Il a laissé s la liturgie un beau cantique :
leu du ciel et de la terre, — Père, Fils et Saint-Esprit, — qui fais ütre le jour et la nuit, — et qui commandes aux astres de luire;
oi dont la main puissante soutient — le monde avec tout ce qu il erme.…. 1