HOFMANNSWALDAU
Hofmann de Hofmannswaldau, né à Breslau en 1617, memb du conseil de sa ville natale, homme d'État dans sa petite sphèr commença par traduire le Pastor fido de Guarini ct le Traité’ | l'immortalité de l'âme ou la Mort de Socrate de Théophile, par phrase du Phédon de Platon en prose et en vers. I ne publ ses Traductions et Poésies que fort tard, en 1673, Six ans a sa mort, parce qu’on les gâtait, dit-il, dans des contrefaçons Dans ses poésies, il prit d’abord Opitz pour modèle. Il l'av connu à Dantzig pendant ses voyages, et la correction du mat Jui parut suffisante jusqu’au jour où la lecture des poètes latin , français, italiens, lui fit comprendre « ce que c'était qu'ur «invention ingénieuse, une épithète frappante, une descripti « agréable, une fine allusion », bref, toutes ces choses dans: quelles il fit consister désénan l’art d'écrire. Le premier | composa des héroïdes en langue allemande, un genre qu’i imi d'Ovide, et dans lequel il trouva beaucoup de successeurs. « sais bien, » dit-il dans sa préface, « que la poésie a pour ob « décrire tous les mouvements de l'âme; mais il me semble qu « poésie, qui est une étrangère partout, n est réellement chez « « que dans le domaine de l'amour. Efrlevez à la poésie Pl’ «et vous lui arracherez le cœur. Enlevez à l'amour la po « vous la chasserez de son paradis. » Mais les mouveme l'âme ne sont, pour Hofmannswaldau, que les tressaillemer la volupté. I a beau enjoliver sa phrase par des a
1. Deutsche Uebersetzungen und Gedichte, Breslau, 1673. — Il re ne lni les poésies érotiques (Lusfgedichte), qui furent comprises plus tard recueil des poètes silésiens fait par Neukirch (Leipzig, 1695-1727). Ces forment, du reste, un parfait contraste avec sa vie, qui, d'après tous les gnages contemporains, fut des plus correctes; c'étaicnt de purs jeux d'esp des caprices d'ur.c imagination dévoyée. 3
l'un disciple d'Opitz, à qui manquait le sage discernement du
ître. On apprend à être Correct, mais la grâce est un don de nature; et les fleurs fanées dbnt les derniers poètes silésiens aèrent leur style ne servirent qu’à montrer la pauvreté de leur agination.