LOHENSTEIN
lofmannswaldau avait cherché la grâce et l'éclat; son comriote Daniel-Gaspard de Lohenstein voulut atteindre au style le. Né à Nimptsch en Silésie, en 1635, il fut, à partir de 1670, idic de la ville de Breslau, où il mourut en 1683. Il déclare, 1s une préface, que la poésie n’a jamais été pour lui qu’un assement. Il avait composé cependant, dès l’âge de quinze ans, tragédie intitulée Ibrahim Bussa, et il publia plus tard une honisbe, une Cléopätre, une Agrippine, une Épicharis. Il ne ait pas s'être soucié beaucoup de la conduite de l'action, ni la peinture des caractères; son unique préoccupation était de )per par de grands effets. Personne n’a Jamais accumulé autant rreurs sur le théâtre. Dans Épicharis, où la Jeunesse romaine ÿe de renverser Néron pour porter Sénèque à l'empire, les jurés boivent du sang pour s'exciter au meurtre, On leur lique la torture, avant de les mettre à mort. Épicharis s’évait plusieurs fois entre les mains des bourreaux, et s’étrangle Dans Agrippine, on voit Othon offrir sa femme à Néron, igrippine, pour combattre l'influence d'Othon, s'offrir elleae à son fils; la scène est longue, et l'expression n’est jamais 2; Les souvenirs d’une guerre acharnée avaient-ils perverti le du public, au point de lui faire aimer de pareils spectacles? erait presque tenté de croire que les tragédies de Lohenstein rient que des jeux d'esprit; car il accompagne chäque scène ütes et de citations, parfois nécessaires pour l'intelligence ‘€xte, mais toujours destinées à faire briller l'érudition de eur. Il publia, en 1680, ses poésies légères sous le titre de Le la collection comprenait des Roses, ou héroïdes et épitha- $; des Jacinthes, ou odes funéraires ; et des Primevères (en land Himmelschlüssel, ou clefs du ciel), c'est-à-dire des ies religieuses'. Lohenstein entreprit enfin un roman sur
lumen, dans un recueil général de ses œuvres poétiques, comprenant aussi ames : Trauer- und Lustgedichte, Breslau, 1680,
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le sujet d'Arminius et Thusnelda, qu'il laissa inachevé, et qui continué par son frère et par un pasteur de Leipzig no Wagner. Il y inséra tout ce qu'il avait appris dans la lectured auteurs où dans la pratique des affaires. « Il aurait dédaigné dit l'éditeur Neukirch, « de s'appliquer à une pure fictions { «voulait amener à la science et à la vertu des lecteurs reten « par l'appât d’une histoire amoureuse, et illes instruisait malg , «eux par des digressions sur l'origine, les croyances et | « usages des aticiens peuples, Sur la vie des philosophes et d « législateurs célèbres, sur la nature des vertus, des vices etd « passions, sur le gouvernement des États, sur les merveilles «la création !. » Le style de ce roman a de la facilité et mouvement. La prose de Lohenstein vaut mieux que ses ve sans doute parce qu'il Sé permettait, dans le discours simp d'être naturel. TRE