‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 152 sur 534 · LE ROMAN PICARESQUE. = LE « Are · texte numérisé non relu

LE ROMAN PICARESQUE. = LE « Are

Le roman picaresque est le Dei naturel dise so / les conditions ordinaires de la zie sont. troublées, où / régulière de l'homme n'est plus protégée par la lor, IL n” que deux 10 dans ns FAR APR un terrain tout

D ot Hoi romain. La France ne l'a pas connu, ou é. . n’a pu en recevoir le mods que de l'étranger. Re: seul ë Ù

à talon, Bibliothek der RObnèqhes Berlin, 1805-1808. — A: consulter : u BRobinson und die Robinsonaden, Berlin, 1854. : 2. Die Insel Felsenburg, bearbeitel von L. Tieck, Breslaü, 1827. L'édi tive est de 1731,

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yes ROMANCIERS. 265

6, la finesse de Tohétration : mais on sent bien que de telles urs n’ont jamais été les Hottes.

épicaro, tel que les romanciers espagnols du xvr siècle l'ont emt, c'est l’homme sans aveu, à l'abri des coups du sort, ce qu'il ne possède rien et qu'il ne tient à personne, sans ci du lendemain, parce qu'il attend tout de l'imprévu. Il a ersé tous les métiers, toutes les classes. Tour à tour maître alet, il s’est enrich, quelquefois ; mais 11 à toujours dépensé pour n'avoir pas à craindre un revers. Il a pratiqué tous les

S ayant trop de modestie pour vouloir être meilleur que ses.

temporains; mais il à des retours de conscience, qui lui font retter de ne pas vivre dans un temps où la vertu soit utile. I] onte lui-même ses aventures avec bonhomie, et il fait ordinailent une fin pieuse, à moins, toutefois, qu’il n’ait été dévot tesa vie. Tels sont les traits de caractère communs à deux sonnages, dans lesquels s'est dépeinte une partie de la société agnole du xvie siècle, Lazarille de Tormes et Guzman d’Alfahe; et à ces deux Por qui ont été souvent reproduits, lemagne du siècle suivant en à ajouté un troisième, qui n’est moins original, ni moins digne de survivre !.

implicissimus, ou Simplex, est un pauvre enfant abandonné. brecueilli par des paysans, qui lui font garder leurs troupeaux s lés 1 montagnes du Spessart. « Ce que je savais le mieux, » le c'était la musique; je sifflais des airs dont la montagne suit, Le reste de mon instruction était digne de la forine de mon père adoptif. En théologie, j'étais unique dans la hrétienté : je ne savais rien ni de Dieu ni des hommes, ni du iéhni de l'enfer, ni des anges ni du démon. Je ne UE as Se bien du mal, et, avec cette science , Je vivais comme nos remiers parents FE le paradis, qui ne connaissaient encore, ans leur innocence, ni la maladie, ni la mort, ni la rÉSULT OS on. Quelle noble vie je menais! pie la profondeur de ma 1 éologie me dispensait de rien savoir de la médecine, de la irisprudence et des autres sciences qui ont cours parmi les ommes. »

e village où demeure Simplex est surpris par une troupe de iliers ; la population est en grande partie massacrée. L'enfant

isarille de Tormes fut traduit en allemand par Nicolas Ulenhart (Augs- 1617); Guzman d'Alfarache, par. Ægidius Albertinus (Munich, 1615). — - “re Simplicissimus parut d'abord à Montbéliard, en 1669.

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Hd 2 LIMITATION FRANÇAISE.

se sauve dans la forêt et rencontre un ermite, qui |

relations avec Moscherosch, et il dut connaître par lui lai

sement, c’est une œuvre isolée. Grimmelshausen est

me

(LE auprès de lui pendant deux ans et lui apprend à lir Ne l'ermite meurt. Simplex est pris par les Suédois; il sert le gouv neur de Hanau en qualité de fou, et son état lui permetd parfois de dures vérités à son maître. Étant tombé dans embuscade; il est emmené par les Croates: C’est alors sur qu'il apprend à connaître les mœurs de la soldatesque, etil fait une peinture effrayante. Entraîné peu à peu dans la

tumultueuse dont il est témoin, il desceïid toujours plus bas d

la corruption. Bientôt, soit par lassitude, soit par dégoût, il sépare de ses complices. Ayant découvert un trésor, il se grand seigneur et visite la France. Mais il apprend en r0 qu'il a perdu sa fortune, et il regagne le Rhin en vendant (

« riche et pauvre, joyeux et triste, aimé et haï, honoré « méprisé. Mais qu'ai-je rapporté de ce long voyage? Un co « fatigué, un esprit troublé, et mon meilleur temps perdu. « n'ai été que mon propre ennemi. » Il redevient ermite, € retire dans les solitudes du Spessart. 7

L'auteur de l'Aventureux Simplicissimus, Christophe de Gr melshausen, né à Gelnhausen près de Hanau, vers 1625, combi pour la cause protestante dans les dernières années de la gue de Trente Ans. Plus tard il embrassa le catholicisme, et Mec Renchen, dans le pays de Bade, comme administrateur des b de l'évêché de Strasbourg; il mourut en 1676. Il fut sans doute

ture romanesque de l'Espagne. On remarque entre les deu vains des analogies de pensée et de style. Ils déplorent Tur l'autre les divisions de l'Allemagne, et souhaitent égalèment retour de l’ordre et de la paix. Mais les traits épars quiser contrent dans Moscherosch se réunissent chez Grimmelshat n un tableau imposant. Le Simplicissimus est l'œuvre vivante de la littérature allemande du XVWH° siècle. Malh

le seul écrivain de son temps qui ait-su regarder la réa

, te ndis que les chefs d'école cherchaient dans un lointain que des sujets vides de sens et dénués d'intérêt.

n'est que depuis 1837 (par H. Kurz) que le vrai nom de l'auteur du Simus est connu en Allemagne. Il s'était caché lui-même sous des pseudo- “et des anagrammes. Il composa aussi, avant et après le S'implex, des ns dans le goût d'Amadis : le Chaste Joseph, Dietwalt et Amelinde, Proximus ympida, qui sont justement oubliés. Ce qui est plus intéressant, c'est un . ible d'ouvrages qui se rattachent au Simplex et qui en forment, pour ainsi le complément : le Trutz-Simplez ou Biographie détaillée et merveilleuse enturière Courage, le Springinéfeld, et le Nid merveilleux. — Éditions de (Der Abenteuerliche Simplicissimus, Tubingue, 1851), de A. Keller (Der . und andere Schriften, 4 vol.. Suttgart, 1854-1882), de H. Kurz (Simpli- Schriften, 4 vol., Leipzig, 1863-1864), de Tittmann (Der Ab. Simpl., pzig, 1874; Simplicianische Schriften, 2 vol., Leipzig, 1877), de Kægel impl., Halle, 1880) et de Bobertag (Grimmelshausens Werke, 3 vol. de ion Kürschner). — A consulter : F. Antoine, Étude sur le Simplicissimus relshausen, Paris, 1882; — KF. Bobertag, Geschichte des Homans, I, u, 884. — J'ai essayé ailleurs de définir le caractère littéraire et historique cissimus (Essais sur la littérature allemande, première série).

:connaissänce du monde et des littératures étrangères. Oh

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