RE AE
mt.
. cent par la lettre s.
8 7 Le . LES ORIGINES.
ak
célébrés sans due dès le temps de late à dans 1 chan ti héroïques des Germains. Ces chants se perpétuèrent dans la tra dition orale et entrèrent plus tard dans la composition de longs poèmes, qui, transmis eux-mêmes d'âge en âge, recurent leur.
: forme définitive au xrmr° siècle. Il est impossible, avec les textes!
qui nous sont parvenus, de suivre pas à pas le développement de la poésie héroïque. Un court fragment, connu sous le nom de Chant de Hildebrant, nous permet toatefois d'entrevoir la! forme qu'elle avait revêtue à la fin du vur siècle 1.
Le Chant de Hildebrant à été découvert sur la touverture d’ un manuscrit qui appartenait autrefois au monastère de Fulda, et!
= quise trouve aujourd’hui à la bibliothèque de Cassel. Lorsqu'il fut
publié pour la première fois, en 1729, on le considéra comme une partie détachée d’un roman en prose. Les frères Grimm ont montré qu’il était en vers, et s’en sont servis pour déterminer les lois de l’ancienne prosodie des Germain. Il paraît avoir. été écrit our les limites des deux zones géographiques de l’Alle-\ magne ; il participe des deux idiomes, pios que le haut-allemand y domine ?.
1. On me nnditR de renvoyer, pour toutes les questions relatives à l'oigiasf et au développement de la poésie épique, au volume intitulé : Za Littérature Rites À mande au moyen âge et les Origines de l'Épopée germanique. ;
2. Éditions. — Die beiden ältesten deutschen Gedichte aus dem VIIL. Jahéhatert À in ihrem Metrum dargestellt durch die Brüder Grimm: Cassel, 1812. — Wilhelm. Grimm a donné un fac-simile du manuscrit (De Hildebrando, antiquissimi carminis à -teutonici fragmento, Gœttingue, 1830). — Le meilleur texte se trouve dans : K. Mül.… lenhoff et W. Scherer, Denkmäler deutscher Poesie und Prosa aus dem VII. bis XI. Jahrhundert, 3° éd., publiée par Steinmeyer, Berlin, 1892.
Versification. — L ancienne versification allemande repose sur l'accent tonique c'est-à-dire sur le degré de force avec lequel on prononce les différentes syllabes. : La voix se renforce sur une syllabe accentuée ; elle retombe sur une Syllabe prrso de l’accent. Le nombre des syllabes est indéterminé.
Le vers du /ildebrantslied a quatre accents. Il est coupé par une césure en. deux moitiés ayant chacune deux accents. Les deux moitiés du vers sont reliées” par l'allitération, c'est-à-dire par le retour des mêmes initiales dans Les syllabes accentuées. Cependant, par une latitude donnée au poète, la lettre initiale ne | revient que trois fois; elle peut même ne revemr que deux fois. SS 3
Il est difficile de faire comprendre en français le caractère de cette versification. | Cependant le vers de Racine : « Pour qui sont ces serpents qui siffient sur vos | têtes? » produirait un effet semblable, si on le lisait sans tenir compte du nombre des syllabes, en renforçant seulement la voix sur les quatre syllabes qui commen-
AIRE ANT soil Lie von ME, Po 5 Li
PPT OP ON VER des ESA
L'ancienne prosodie allemande paraîtra naturelle, si l'on songe que, dans toutes les langues, il existe des locutions formées de plusieurs mots qui ont les mêmes | initiales et qui expriment des idées analogues. Nous disons en français : « sain et sauf, gros et gras, feu et flamme ». En allemand, ces sortes de locutions alLondent; ce sont des manières de parler vives et pittoresques, par lesquelles le peuple cherche enrere aujourd’hui à donner du relief à sa pensée.