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LES BARDES

Nul ne doutait, au temps de Klopstock, de l'existence d'uné cle de bardes contemporains d’Arminius. Klopstock pensit ième qu'en faisant des fouilles dans les bibliothèques on retrou: rait leurs œuvres, restes précieux de l’ancienne poésie germaique. Ce qu'on rêvait depuis plus d’un siècle, une littérature riginale, là Germanie, plus heureuse que l'Allemagne, l'avait donc nu un jour! Jour mémorable dans l’histoire, et qu'il fallait Ssaisir par un puissant effort de l'imagination! Il fallait rétablir ans sa pureté le vieil esprit germanique, abâlardi par quinze ècles dé civilisation latine. En vain des critiques sensés insiuaient-ils qu’on ne remonte pas le cours des âges. Herder disait, ansses Fragments, que la seule chose qu’un poète moderne pouibapprendre des bardes c'était de chanter son temps comme savaient chanté le leur, avec autant de chaleur et d’enthouasme. On s'enfonça dans l'archaïsme, et Klôpstock lui-même oñna le plus funeste exemple en corrigeant ses anciennes odes dur y introduire la mythologie scandinave, au risque de les ndre inintelligibles.

Avant Klopstock, un poète originaire du Schleswig, et doué d’une lé imagination, Henri-Wilhelm de Gerstenberg, s'était inspiré > DEdda et d’Ossian. H était déjà connu par un recueil de pièces gères en prose et en vers, intitulé Badinages, et par les Chants Mjuerre d'un grenadier danois, les uns et les autres imités de lim, enfin par sa cantate d'Ariane à Naxos, lorsqu'il publia, 14766, le Poème d'un Scalde, en cinq chants?. Ce scalde, qui tait du tombeau pour dérouler le tableau des âges héroïques, "oVotua une série de résurrections du même genre. Une légion fantômes déclamatoires envahit la littérature. Quant à Gersten- 18; il publia encore un drame en prose sur le sujet d'Ugolin, : révde l'Enfer de Dante, et il présenta sur la scène ‘un père Oürant de faim au milieu de ses enfants. Il croyait ainsi imiter lakéSpeare, dont il recommanda l'étude dans ses Lettres sur les miosités de la littérature 3.

urzrock peut se traduire par Jupon-court), qu'elle n'avait pas plus d'esprit que Jupons. — Les Odes n'ont jamais été traduites que partiellement. — Za Mort \dam a été jouée à Paris, avec succès, en 1792.

LE Tändeleyen, Leipzig, 1759.

?, Gedicht eines Skulden, Copenhague, Odensée et Lepzig, 1766.

s Briefe über Merkwürdigkeiten der Litteratur, Schleswig et Leipzig, 1766-1710;

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