CHAPITRE HI
ke L ARE. s 174 À - LE POEME LATIN SUR WALTHER D’AQUITAINE
# à légende épique au x° siècle. — Eckhart I‘, moine de Saint-Gall; caractère populaire de son poème.
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… À défaut des monuments primitifs de la poésie héroïque, une imitation latine vient remplir en partie. l'immense lacune qui sépare le Chant de Hildebrant du poème des Nibelungen. Un moine “de Saint-Gall, nommé Eckhart, versifia au x° siècle la légende épique de Walther d'Aquitaine !, I prit Virgile pour modèle; mais iln’ a rien de l'élégance harmonieuse du chantre de Méanu Il se rend bien compte lui-même des imperfections de son style; il “s'excuse sur sa jeunesse et son inexpérience ; il se compare à une “cigale qui quitte pour la première fois son nid pour faire entendre
4 voix rauque ?. Ses hexamètres, régulièrement coupés à la fin,
rappellent la cadence monotone de l’ancienne prosodie germanique. Évidemment, le moine de Saint-Gall avait devant lui un poème en langue vulgaire. Il est même probable que son éducation l'avait préparé à comprendre le genre de poésie dont il s’est fait l'interprète; la manière dont il reproduit certains épisodes De de supposer qu'avant d'entrer au couvent il avait été
1. C'était Eckhart, premier du "nom. Eckhart IV, qui remania le poème dans la “première moitié du x1° siècle, le cite comme l’auteur primitif. Un prologue, placé en tête de deux manuscrits, attribue au contraire le Waltharius au moine Géralde. = Éditions de J. Grimm et Schmeller (Lateinische Gedichte des X.und XI. Jahrhunrts, Gœttingue, 1838), de J.-F. Neigebaur (Munich, 1853) et de R. Peiper (Berlin, 1873). — Texte avec traduction allemande et commentaire, par J. V. Scheffel et
Holder; Stuttgart, 1874. — Édition de H. Althof, Leipzig, 1899; traduction du ême, Leipzig, 1902. — Sur l'ensemble de la légende de Walthèr d'Aquitaine, oir la préface de Grimm, et l’//istoire d'Attila d'Amédée Thierry (4° partie).