L'ÉCOLE DE GŒTTINGUE
| des Muses de Gættingue; les premiers collaborateurs; le culte de Klopstock. — 1. Voss; ses idylles; son poème de Louise; … sa traduction d’'Homère. Les frères Slolberg. — 2. Poètes popu- “aires. Bürger; la ballade de Lénore. Mathias Claudius ; le Mes- Sager de Wandsbeck. Écrivains secondaires; Miller; Leisewitz.
. 4. Schubart.
Une littérature se fonde sur le génie d’une nation, c'est-à-dire Wun ensemble de conceptions générales et durables : une école “constitue au nom d’une doctrine passagère, et cette doctrine impose avec d'autant plus de force qu’elle est plus arrêtée, plus soureuse, plus étroite. Seul des trois écrivains qui dominent le ilieu du xvur siècle, Klopstock était vraiment qualifié pour re-un chef d'école; il avait la décision, l'assurance, les prévenons même, qui conviennent à un tel rôlé. Les bardes avaient déjà isen pratique la partie la plus arbitraire de sa doctrine; il eut éntôt d’autres disciples, d'un esprit plus RUES et d'un caractère us indépendant.
Déux jeunes gens, qui venaient de terminer leurs études à iiversité de Gættingue, Henri-Christian Boïe et Frédéric-Guilume Gotter, firent paraître, en 1770, un Almanach des Muses,
lessorte d'anthologie, où, à côté d'œuvres anciennes et connues,
zuraient des productions nouvelles. Ils trouvèrent des collaateurs; l’almanach se continua, et fut, dès l’année suivante, iièrement composé de pièces originales. Des réunions régulières went lieu entre les principaux rédacteurs; les liens se resserrent, et enfin l’école reçut une consécration solennelle dans ue promenade que quelques-uns de ses membres firent aux
— 3. Poètes élégiaques; Hœlty; Matthisson; Salis; Tiedge. EN
« était . son plein. Nous nous abandonnâmes on aux HRRIEeE de la belle nature. On se rafraîchit ave
« On se trouva enfin dans un rs de ue. et aussi « l'idée vint à tous d'échanger le serment de l'amitié sous
« dansèrent une ronde autour de l'arbre, prirent la lune € « étoiles à témoin de leur union, et se Jesee une amitié
« a AEMe dans les jugements qu'on porterait les uns sur « autres, et de continuer les réunions habituelles avec plus « titude encore et de solennité que par le passé. » Le 2 Jurllet
offrir au maître un hommage non équivoque, on brûla Wie en effigie et on lacéra ses œuvres. L'école comptait alors pa ses membres Voss, Bürger, Hœlty, les frères Stolberg et le poël romancier Miller. Leisewitz s’y joignit l'hiver suivant. Parmiile correspondants de l’Almanach, les plus importants étaient dius et Overbeck. Gœthe lui-même fournit quelques poésies