‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 200 sur 534 · Hettner, ouvrage cité · texte numérisé non relu

Hettner, ouvrage cité

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osophie, en apparence si disparate, et c’est par là qu'il tenait ousseau. Il appelait la poésie « la langue mère de l'humanité » : nsait que Dieu s'était révélé dans le cœur de l’homme, avant de änifester par la voix de ses prophètes, et que ces deux ordres émoignages ne pouvaient jamais se contredire,

est par ces idées que Hamann se rencontrait avec Jacobi,

que différents qu'ils fussent d’ailleurs par le caractère et par.

ilent. Frédéric-Henri Jacobi, frère cadet du poète lyrique ge Jacobi, est né à Dusseldorf, en 1743. Destiné au commerce son père, il fut envoyé en apprentissage à Genève. C'est là apprit à connaître la littérature française et particulière- Rousseau. Son mariage avec Betty (ou Élisabeth) de Clert, en lui assurant la jouissance d’une fortune considérable, ermit de se livrer entièrement à ses goûts littéraires et phihiques. Il réçut dans sa maison à Pempelfort, près de Dusselplusieurs des écrivains distingués de l’époque. Les troubles és par la Révolution francaise l’'engagèrent à se retirer dans rd: Il vécut plusieurs années à Hambourg et à Eutin, et il ppelé enfin, en 1805, comme président de la nouvelle Acae des sciences, à Munich, où il mourut en 1819: FrédériciNacobi était bien un représentant de l'école nouvelle, en lil considérait le sentiment intime comme le seul critede la vérité et de la justice. Mais, d’un autre côté, par sa

e pleine de délicatesse et de réserve, il réagissait contre les de cette école. Le roman inachevé intitulé les Papiers vill est directément dirigé contre les génies originaux; on Lmême une allusion maligne (si un tel mot peut se dire de. i) à Gæthe, qu’il avait connu intimement dans sa Jeunesse, 2Glèquel, malgré des dissentiments passagers, il resta en pondance toute sa vie. Ce roman, aussi bien que Woldemur, ntdes pages excellentes, du style le plus fin et le plus pur, nes d’ingénieuses vérités ; mais l'intention didactique paraît le plan se dérobe sous la longueur des digressions?. demeister a consacré à Hamann un vaste ouvrage biographique et critique 1. (Gotha, 1857-1873). — Un choix de ses œuvres et de sa correspondance à lié par Moritz Petri, en quatre parties (Hanovre, 1872-1874). |

tions. — Z'luard Allwills Papiere, premiers fragments dans l’Jris et dans ue allemand, 1715 ct 176; éd. remaniée, Zduard Allwills Briefsammlung, berg, 1792. == *Woldemar, 1° vol., Flensburg et Leipzig, 1779; éd. compl., t@nigsberg, 1794. — Werke, 6 vol., Leipzig, 1812-1895. — Werke (Woidelwill et biographie, avec des extraits de la correspondance), 3 vol., 51. — A consulter : Lévy-Brühl, La philosophie de Jacobi, Paris, 1894.

Fe tel est Le ire général de l'école. En poésie, ‘ele soul | forme est nécessairement une limite, et que sans forme point d'art. En morale et en philosophie, elle s’affranc} contrainte des systèmes, mais C’est pour tomber dans du sentiment pur. Il fallut que Kant arrivât pour cor riger l'es pour soustraire l’art aussi bien que la morale au caprice in

4 duel, et pour montrer que l’homme n’est point l'humanité” © 3. — LA PÉDAGOGIE. — BASEDOW. — PESTALOZZI:

“#4 Ici surtout, Rousseau fut le maître et le modèle. Un. person nn d'un roman É Klinger écrit sur la première page de l'Émail

paroles suivantes : « Que le jeune homme qui na point de £ n « choisisse celui-cr1. Il traversera sûrement, avec lui, le labyr a « de la vie: il trouvera chez lui des armes pour ride con! = « destin et contre les hommes. Ge livre est écrit sous l'inspir. « de la plus haute vertu et de la vérité la plus pure; 1con «une nouvelle révélation de la nature, qui a dévoilé à son f « ses plus saints mystères, à une époque où les homm 22 «avaient plus le moindre soupçon. » :

nn Basedow, le fondateur de l’Institut RO d ee éxagéra d'abord une idée juste de Rousseau, en voula

tème et Hit ses ne écrits. Il en avec ex Burgdorf et à Yverdun, rassemblant partout les enfan Les autour de lui, et il termina sa vie en 1827, au Neuhof, qu 4 repris par son petit- fils. Pestalozzi est le créateur de L Fee intuitive, qui, prenantla nature même pour guide, part t

1. Geschichte eines Teutschen der neuesten Zeit. — L' Émile, dit K le même ouvrage, est le premier livre des temps nouveaux. | be 2. Voir Pinloche, Za Réforme de l'Éducation en he Paris,

5 Ïl croyait, comme Basedow, qu'il ya une étition pour orps aussi bien que pour l'âme; mais il tendait avant tout à ifier les facultés morales et, CU en respectant l’individualité élève, à faire de lui un membre utile de la société. Pestalozzi écrivain par l'art des comparaisons ingénieuses et par le urel de ses peintures de mœurs !.

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