‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 208 sur 534 · CHAPITRE Hi · texte numérisé non relu

CHAPITRE Hi

HERDER

sur la lillérature allemande; Herder continuateur de Diversité des travaux de sa jeunesse: études sur les

gage. — Séjour à Strasbourg, à Buckebourg et à Weimar.

traducteur; les Voix des rietcblège l'Esprit de la poésie . Res Idées sur la Philosophie de l’histoire; ce quelles de nouveau. Caractère du génie de Herder.

ville d la Prusse Do a Son père, d’ abord ll S tard sacHsiain : chantre d'église, et Li même une

des extraits ‘de sa correspondancb ont été ‘publiés par sa famille : aus dem Leben Johann due von Herder, Éd von Mu rà

an Herder, 3 vol., Leipzig, 1861- 1862. — Herder's Lebohsitde Tr ments, incitent sur la jeunesse de Hoerder, publié par. Gottfried de Ferder), 3 vol., le 1e en 4 parties; Erlangen, 1846. Édition critique des œuvres, par B. Suphan, 32 vol., Berlin 18 par le même, 4 vol., Berlin, 1884-1887. — Rai par Th. Matthi Alassikerausgaben), 5 vol., Leipzig:

À consulter. Surl'énsonible dela tie et.des écrits de Herd e nach seinem Leben und seinen Werken dargesteilt, 2 vol., Berlin, la première partie de sa vie, sur les études etles travaux de sa je son arrivée à Buckebourg : Ch. Joret, Herder et la Renaissanc Allemagne au X V1II° siècle, Paris, 1875. — Biographies nouvel mann (Herders ei Munich, et de R. Bürkner (Herder, B

» le recueil de ses poésies, il parle de ce temps «où il cher- 5 dit la vérité et ne trouvait que des images, où le miroir 5 genté du lac lui laissait voir des mondes qui depuis se sont gloutis dans son sein ». I] lisait indistinctement tous les >s qui lui tombaient sous la main, retiré dans le petit jardin avoisinait la maison, ou dans les bois qui bordaient le lac. 1162, il put, avec l’aide d’un chirurgien-major qui s'était pris ditié pour lui, se rendre à l’université de Kœnigsberg. Il aut Hamann, et surtout Kant, dont les lecons firent une ide impression sur lui; non que Herder ait Jamais goûté la oSophie critique de Kant, mais il aimait à l'entendre déveer Ses théories sur l'accord du monde physique avec la me morale de l’homme. Un de ses Condisciples raconte ce suit : « Je me rappelle que Kant parla un jour, par une belle Winée, avec une animation, je pourrais dire une inspiration rticulière. Il traitait un de ses sujets préférés; il citait des sages de ses auteurs favoris, Popeet Haller: il développaitses les hypathèses sur l'avenir et l'éternité. Herder fut tellement Sique, rentré chez lui, il écrivit la leçon en vers, et le.lendein il remit Sa composition à Kant, qui la lut devant l'audiré: » Herder lui-mêmé se félicitait plus tard d'avoir eu pour + ré un. vrai philosophe, qui avait gardé dans l’âge mûr la s ur et la vivacité d’un jeune homme, et qui savait apprécier à ‘bien les écrits de Rousseau que le système de Leibniz et les k uvertes de Newton.

rder était attaché depuis un an au collège de Kænigsberg, d'la recommandation de Hamann le fit appeler à Riga. I] fut rd nommé professeur à l'École canoniale (Domschule), ensuite -

Cateur à la cathédrale. Il passa cinq années à Riga (4764-1769) : # t la période féconde de sa Jeunesse. Il fonda sa réputation ae

vain ; il prépara surtout ses grands travaux futurs. Dans les nénts sur la littérature allemande moderne?, son premier / ge, inspiré par Lessing, il montra que le vrai signe d’une ure nationale est l'originalité; il conseilla aux écrivains / ands de son temps, tout en étudiant l'antiquité classique, de nter aux origines germaniques ; il réduisit à leur juste valeur : Putations usurpées, celles des « Pindares », des «Théocrites »,

rder's Lebensbild, 1re partie du 1er volume, P-7135: die neuere deutsche Litteratur, Erste (Zweite…., Dritte..….) Sammlung von Fe » Eine Beilage zu den Briefen die neueste Litteratur betreffend, Riga, 1767. ri

Xe “BOSSERT. — Hist. de la littér. allemande. 14 4

AN

étaient moins importantes; la première n’était qu'un dé

; littérature, de théologie, d'histoire, cherchant partout L

des « Anacréons modernes ». Les Silves critiques, qui ment, souvent faible, du Laocoon de Lessing!. Mais po prendre toute l'étendue, la profondeur, la nouveauté des re ches auxquelles il se livrait dès lors, il faut parcourir la colle de fragments, d’études et de projets de toute sorte qui n publiée qu'après sa mort?2. On le voit occupé simultané men ports, ramenant tout à des points de vue communs. Dans d'une histoire de la poésie (1765), il veut définir chaqu d'après ses lois naturelles, tirées de son développemei t rique. Par exemple, « on à voulu donner, » dit-il, « une «tion de l’ode; mais qu'est-ce qu'une ode? L'ode des Gi « Romains, des Orientaux, des Scaldes, des modernes n’e « absolument la même. Quelle est la meilleure? Laquell « de servir de type? La plupart des critiques ont décidé la qu « d’après leurs préférences personnelles, chacun $e détern « d'après une espèce unique appartenant à une natign u iq «traitant les autres comme des espèces dérivées ou corro: « L'historien impartial regarde. toutes les espèces comr «ment dignes de ses remarques ; il veut tout voir, afi « d'après l'ensemble *. » D et Pour comprendre le rôle de la poésie, il ne suff l’observer aux époques classiques; il faut la prendre des sociétés, lorsqu'elle résume toute la vie intellectu peuple : Herder développe cette idée dans un fragn pour titre De la Naissance et de la Propagation des premi religieuses. IL y montre que la poésie est la form de la religion, de la philosophie, de l’histoire. Compa gines des différentes littératures, « recueillir l'esprit de « poétiques, comme Montesquieu avait recueilli l'esprit ce serait remettre au jour les vraies archives de l’hur serait recomposer trait pour trait la figure morale d qui s’est altérée et ternie dans nos âges civilisés. La poésie primitive se résumait, pour Herder, dans deu ds. | Ua.

1. Xritische Wälder, Riga, 1769. MN REC ARTES 9, Voir le Lebensbild. = D 3. Versuch einer Geschichte der Dichtkunst : — Lebensbild, k+' vol., 3 — Réimprimé au dernier vol. de l'édition de Suphan. en 4. Von Entstehung und Fortpflansung der ersten Religionsbegri

LS

HERDER, -

Me.

& documents, les écrits de la Bible et les poèmes homériques, ui de bonne heure lui inspirèrent une égale admiration. Lessing ait insisté, avant lui, sur certaines particularités de la poésie Homère, qui en rendaient l'intelligence difficile aux modernes :

Page 1