‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 209 sur 534 · HE · texte numérisé non relu

HE

ais ce que Lessing déduit laborieusement par voie de compaüson, Herder le saisit d’e

mblée et par une sorte d'intuition amédiate. Il marque d'abord le point essentiel. « Homère Wécrivait pas, il chantait. On s'est trompé, en di été le premier poète. Sa perfection à pr Surhumaines. J'accorde qu'il Soit le premier qui ait composé un poème complet, le premier qui ait mérité de passer à la postérité. Mais des essais imparfaits avaient précédé, et il a pu en profiter. Il a vécu dans l’âge d'or de la poésie. Il a été le Soleil qui fait pâlir les étoiles du matin, e se sont agenouillés devant lui, Messager des dieux {, » Quant à dépendamment de la doctrine, Qu'elle contient de poésie et d’éloquence. Dans une série cles qu'il se proposait de réunir sous le titre d'Archéologie VOrient, il présente les origines de esuite de traditions épiques.

lement un champ de contr

, » dit-il, Sant qu'il avait is ainsi des proportions

t de longs siècles comme devant un-dieu ou un la Bible, elle intéressait Herder,

l'histoire sacrée comme La Bible, désormais, n'était plus overse entre les théologiens. Luther avait fait la lecture du peuple; Herder la montra comme un jet d'étude et d'imitation aux littérateurs et aux poètes.

\insi l'antiquité grecque et orientale, les littér modernes, attiraient tour à tour cet esprit curieux et pénénf; et partout, à la théorie abstraite et immuable, il substituait point dé vue historique, large, impartial et fécond. I] y à peu xemples d'une telle précocité, unie à une telle sûreté de thode et à une telle étendue de Connaissances. lerder Sembarqua, au mois de mai 1769, sur un navire qui artenait à un négociant de Riga et qui faisait voile vers la nce, Il partait, dit-il dans une lettre en}sans souci, comme un apôtre ou né pour mission d'étudier les institu rfonder

alures anciennes

» (CSans argent, Sans souun philosophe? », 11 s'était lions scolaires del'Europe, au retour une grande école à Riga. Il voulait « faire

db :

Versuch einer Geschichte der Dichtkunst :

— Lebensbild, 1e vol, 3e partie, eb ensbild, 1°: vol., 2° partie, p. 486,

par ses qualités littéraires, par-

S RUVE LARR

« de l'Émile, de cet enfant à la fois si ‘sauvage et si. «l'enfant national de la Livonie ». — «Mais l'exécution, » a] t-il, « pourquoi serait-elle impossible? Les Lycurgues € « Solons ont pu créer des républiques : pourquoi ne créer «pas une république de la jeunesse ? L'amour de l'humanité, «ce qu'il y a de meilleur et de plus grand dans de jeunes à «me soutiendra. Quelle œuvre est plus digne de l'immortali « et qu'est-ce que la terre peut m'offrir, si ce n'est l'espoir «nom immortel 1? » Ce beau projet n’eut pas de suite. Le geur dressa, pendant la traversée, le plan d’une école professi nelle, quiest encore aujourd'hui remarquable à bien des ég: mais il ne revint pas en Livonie, et plus tard ce furent sui ses ouvrages restés-inachevés qui l'occupèrent. À Paris, il Cor Diderot, d’Alembert, Thomas, Duclos, Daubenton; il vi théâtres, et il se confirma dans l'idée que la tragédie de Corneill et la comédie de Molière étaient trop enracinées dans les mœu françaises pour être facilement transplantées en Allem Ayant accepté la charge de précepteur du prince de H Eutin, il accompagna son élève dans un voyage en All et il s'arrêta sept mois à Strasbourg, où il noua des re durables avec Gœthe. En 1771, il fut nommé premier pr à Buckebourg, et cinq ans après, par l'intercession de Gæ Weimar, où il mourut le 18 décembre 1803. ; Les œuvres de l’âge mûr de Herder, celles qui ont fait, son nom, ne sont que le développement des plans de sa je À Strasbourg, il écrivit son mémoire Sur l'Origine du qui fut couronné par l'Académie des sciences de Berlir l'un des premiers, il combattit les doctrines traditionnell admises comme articles de foi dans les écoles. Le langage, po lui, était le frère aîné de la poésie, et, comme elle, u naturel et spontané del’âme humaine. Il dépassa même | du programme, en montrant que la langue est la marqu tive d'une certaine forme de la pensée, et en indiquant d analyse: coinparée des langues serait le vrai fondement psychologie des races. Ge fut aussi à Strasbourg qu'il co à recueillir et à traduire les chants populaires de tou nations, qui figurent dans ses œuvres sous le titre de peuples : vrai panthéon poétique, où le Nord et le Midi, 1

Page 1