GŒTHE
Ctère du génie de Gœthe; son .objeélivité. — 1, La jeunesse. Éduation de Gœthe; Leipzig; les leçons d’OEser. Strasbourg; rapports avec Herder. Gætz de Berlichingen, Werther et Faust, comparés aux autres productions de la période Slurm-und-Drang. Egmont. Prométhée. — 2. La maturité. Gæthe à Weimar. Voyage n Italie. Jphigénie en Tauride. L'idéal antique. Acheminement “ers le symbolisme. Wilhelm Meister; le rôle de l'artiste dans la société. Ouvrages sur la Révolution; Hermann et Dorothée. — 3. La vieillesse. Études variées; les Affinités électives; le Divan orientaliGcidental. Curiosité, impartialité et largeur d’esprit; l’idée d’une ättérature universelle. — 4. La légende de Faust et la tragédie lé Gœthe. Transformation de la légende au xvur° siècle, entre les nains de Lessing et de Gœthe. — 5. Les travaux scientifiques de sœthe; point de vue philosophique qui les domine; la Théorie des couleurs.
ethe a eu deux maîtres, Herder et l'antiquité. Il assista ord'au déclin de l’école saxonne. Il partagea l'admiration de Contemporains pour la Messiude. La Minna de Barnhelm de ing lui apparut, dit-il, comme un brillant météore au milieu lénèbres qui enveloppaient la littérature allemande. Herder Ya de lui faire connaître son siècle, et l'antiquité lui apprit dépasser.
génie de Gæœthe était formé d'un rare mélange de sensibilité, agmation et de volonté. Une curiosité que rien ne lassait et rien ne rebutait, une étude persévérante de toutes les parties avoir humain, une attention sans cesse dirigée sur tout ce sepassait cn lui et autour de lui, un besoin de se communi- “au dehors et de recevoir les impressions du dehors, ce qu'il lait en un mot l’objectivité de sa nature, l'aida à développer (ualités extraordinaires dont il était doué Il remplit à lui seul
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les promesses que les poètes contemporains de sa jeunesse IV: faites à l'Allemagne; et si jamais un écrivain a pu être considé comme le représentant de son temps et de sa nation, c’est lui.
Gœthe est universel, comme Herder. Il attire tout dans domaine, mais il met à tous ses emprunts le sceau de sa perso nalité. Il ne lui suffit pas qu’une œuvre soit conçue dans st imagination; il faut encore qu'elle ait cette vérité parfaite q . donne seulement l'expérience. Il déclare n'avoir jamais écrit ui ligne qu'il n'ait vécue, et il appelle ses poésies des fragmen d'une grande confession. On peut lui appliquer à lui-mên 4 à plus juste titre, ce qu'il dit de Shakespeare : «Il anime s «héros du souffle de son esprit, il parle par leur bouché; : « reconnaît leur parenté. » Ghaque personnage de ses dram de ses poèmes, de ses romans, n’est qu'un côté de sa nâtu Ses œuvres sont le commentaire idéal de sa vie. Mais: < elle-même à recu le contre-coup de toutes les agitatiônis les temps : c'est ce qui explique la longue faveur dont nie auprès de ses contemporains et l'influence durable qu'il a sur sa nation !. CRUE
1. Le catalogue de ce qu'on appelle Gœthe-Bibliothek a été dressé et plusieur complété par l'éditeur Salomon Hirzel, de Leipzig: la dernière édition est. Salomon Hirzels Verzeichniszeiner Gœthe-Bibliothek, mit Nachträgen und Foi Ce catalogue contient la liste des éditions qui ont été faites des œuvres ett correspondance de Gœthe. L’'Archiv de Schnorr en a publié des supplém jusqu'en 1886. Un libraire de Leipzig, Friedrich Meyer, à mis en vente, en une Bibliothèque Gœthienne, qu'il avait rassemblée à grand'peine péi longues années. Il en a dressé le catalogue, qui comprend 7 683 num s'arrête à l’année 1906. En ajoutant ce qui a paru depuis, et tout en tenant des doubles, on peut bien dire qu'il existe actuellement environ huit m
. ges et articles sur Gœthe; la vie d'un homme suffirait à peine pour. e
[ia liste des ouvrages de Gœthe, des éditions, des traductions, des en ont été faites, des écrits sur Sa vie, sur ses relations avec ses amis € temporains, cette listé, aussi complète qu’elle peut l'être, à été dress Kipka pour la troisième édition du Grundriss de Gœdeke en cours de tome IV, Dresde, 1910-1911. On y joindra les bulletins bibliographiques Jahrbuch, qui paraît chaque année depuis 1880, à Francfort, sous la « Ludwig Geiger. — En 1885, une Société de Gœthe (Gæœthe-Gesellschaft) tuée à Weimar. La même année, après la mort du dernier des petit Gœthe, tous les papiers du poète ont été réunis dans un Gæthe-A devenu, en 1889, le Gæthe- und Schiller-Archiv. La Société a son or88 dans les Schriften der Gœthe-Gesellschaft, dont chaque volume appo gantes contributions à la connaissance du poète.— Voir enfin la Chroniquet
du Wiener Gæthe-Verein, fondée en 1887 par Schræer, les Publications of1 Gœthe-Society de 1884 à 1900, et les Stunden mit Gæthe; revue trimestri
depuis 1904 par Wilhelm Bode. — Le culte de Gœthe a pris une telle que l'écrivain suisse Édouard Rod a cru devoir, en 1898, dans un Essa protester cnntire la « Gæœtholâtrie ». | FES $
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