POÈMES DIVERS
La” Vie de Jésus et de la Vierge était le thème favori des écri-s
vains monastiques qui se servaient de la langüé vulgaire. Dans . l'Ancien Testament, on s'adressait de préféréncé aux cinq Livres de Moïse et au Livre des Juges. On a retrouvé également deux
traductions de l’histoire de Judith, dont 14 plus ancienne paraît :
remonter aux dernières années du x1° siècle. Enfin les Psaumes ont occupé une série de traducteurs ét de commentateurs, dont
le plus célèbre est Notker, moine dé Saint-Gall. Ce qui montre
combien ces ouvrages étaient réparidus, c’est qu’on les remaniait d'âge en âge, en les appropriant à la langue et au goût du jour;
souvent on les transportait d’un dialecte dans un autre. Parfois :
- aussi, pour les rendre plus agréables, on y ajoutait des dévelop-
pements romanesques : c'était là l’écueil du genre. L'antique | simplicité, qui charme dans le Heliand, se perdit, et, dans la. peus suivante, la légende pieuse ne fut plus, pour ainsi dire, |
qu'une branche parasite de la poésie d'aventure!.
: 1882). — Traduction en allé“iand moderne, par Kelle; Prague, 1870. — Parmi les |
noms des personnages auXüels sont dédiées les différentes parties du poème, se trouve celui de Louis 18 Germanique. — A consulter : C. Pfeiffer, Otfrid, der Dichter der Evangelieñhärmonie, Gœttingue, 1905.
1. Un choix concernäñt toute cette première période a été donné dans la col- Jection : Deutsche National-Litteratur, de Kürschner, par P. Piper : Die älteste | deutsche Litieratur, Berlin et Stuttgart, 1881.