M. 5. — LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES DE GŒTIE
Æ$ travaux scientifiques de Gœæthe, qui s’échelonnent tout le g de sa carrière, ne touchent qu'indirectement à la littérature Prement dite. Mais ils font partie intégrante de son œuvre:
téntrent dans l'unité de son caractère et de sa vie, et c’est à seul point de vue qu'il peut en être question ici.
‘@the, avec son esprit d'observation et son besoin d’univerté, devait s'intéresser aux sciences de la nature. Le nätura- 25e montre déjà dans sa manière de décrire le monde extéjune manière à lui, où le mouvement poétique s'allie à une larquable précision de détails. Mais il a contribué directeit'au progrès scientifique de son temps. Il s’est occupé tour ur de zoologie, de botanique, de géologie, de minéralogie, de sique, et il a fait des découvertes dans l'anatomie comparée ans la physiologie végétale. (
iditions de Læœper (2 vol.; Berlin, 1879), de Schrær (2 vol., Heilbronn, 1886-1888), üntzer (dans la collection Kürschner) et de Erich Schmidt (éd. de Weimar, SXIV, XV, 1887-1888). — A consulter, outre les ouvrages cités de Erich 1idt et de Otto Pniower.: Fr. Th. Vischer, Gœthes Faust, Stuttgart, 1880: — à Fischer, Gœthes Faust nach seiner Entstchung, Idee und Composition, Stutt- 1887: 5° éd., Heidellerg, 1904: — Veit Valentin, Gœthes Faustdichtung in ihrer dlerischen Einheit dargestelit, Berlin, 1889; —J. Minor, Entstehungsgeschichte 'rklärung des Urfausts, des Fragmentes von 1790 und des ersten Teils, 2? vol., gart, 1901. E. Lichtenberger, Le Faust de Gœthe, Essai de critique imper- UeÿParis, 1911. — Le premier Faust a été traduit en anglais par B. Taylor lébondres, 1884), et en vers français par le prince de Polignac (nouv. éd. entée, Paris, 1886) et par Marc Monnier (Paris, 1873). — J'ai traité ailleurs lestion des origines et des formes successives du poème (Æssais sur la tture allemande, première série).
OSSERT. — Hist. de la littér, allemande. 15
de i établir soenifiatemion, Dès 1784, à propos d’un : a
« des formes animales. Me voilà placé devant une porte not
Une idée philosophique, l'idée de la Larvhéé orig toutes les espèces créées, le préoccupait dans toutes $es ]
qu 1l publia deux AS plus tard, sur la Re osseuse
« sans elle, chaque détail à n’est qu'une létite: morte. » E étant à Venise, il écrit à Mme Herder : : « Par un shoes
« juifs, mon domestidie ramasse un ue d'animal, et. « donne en plaisantant, croyant me présenter une tête dej : « sans s'en douter, il me fait faire un pas de plus dans Fexp
« en attendant que la fortune m'en offre la clef, » Cette clef, que le crâne n’est qu’un développement de la colonne Mais ce n’était encore là qu'un de ces détails qui, po n'avaient toute leur valeur,que dans l’harmonie de l'en: En 1795, il publia son Esquisse d’une introduction générale \ tomie comparée, partant de l’ostéologie *. Îl y développe ceti que toutes les différences de structure entre les : males peuvent être ramenées à un seul type anato q! recherche en même temps les causes qui ‘ee ee que le DÉTEPSLHRES à l'infini. <
un dans le monde des plantes. Il se nee à recon que, dans ce nouvel ordre d'études, il doit à Rousseau e{
Rousseau lui fit voir dans là fleur un organisme vivant, L apprit à classer ses observations. Ce fut pendant s0 Italie que ses idées commencèrent àse fixer. Au Jardin de Padoue; un palmier en éventailattira son attentio Il comme les feuilles, simples et lancéolées près du saient et se divisaient de plus en plus vers le so pour lui, une indication précieuse : continuant e
AYÉTRPROEE € et les analogies entre les formes vs
1. Dem Menschen wie den Tieren ist ein Zwischenknochen 7 C guzuschreiben, léna, 1786.
9, Lrster Entwurf einer allgemeinen Einleitung in die ver
quisgehend von der Osteologie, Téna, 179%,
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ôt que les différentes parties de la plante, la feuille, le calice, jorolle, les étamines, les semences même, n'étaient que des eloppements successifs d'un même organe primordial, le cotyon. Enfin, poursuivant ses généralisations, il se représenta les iétés, les espèces, les familles, comme des modifications d'un Diype primitif. C'était le résultat auquel il avait abouti au ne, de son voyage, en Sicile; il était même arrivé, dit-il, à rer ce qu'il appelait la plante type.
eS.reconnaissances que le poète naturaliste avait poussées sde champ de la botanique et de la zoologie lui avaient donné @ conviction, que la nature ne cachait rien à l'observateur aüE 1, qu'un regard clair pénétrait derrière tous ses voiles, et n’était pas besoin, pour lui arracher ses secrets, du secours instruments. Mais son dédain pour l'appareil scientifique, ignorance volontaire des mathématiques, son habitude de wder par-dessus les détails pour saisir aussitôt l’ensemble, tient le trahir lorsqu'il s’aventura dans le domaine de la phytes Sa Théorie des couleurs (1808-1810) n'est, au fond, qu'une inieuse hypothèse, une explication poétique ae certains phéiènes de la nature, tels qu'un coucher de soleil, une lointaine de montagnes, les teintes variées d’un glacier ou d’une eau ‘onde. Les couleur$& sont formées, selon Gœæthe, d'une comäson de lumière et d'ombre; ce sont des dégradations de la ière opérées par des « milieux troubles ? », IL explique les eurs. prismatiqués au moyen de deux images superposées ‘les bords tour à tour clairs et obscurs se nuanceraient récituément *. Sa réfutation de l’expérience de Newton ressemble @&boutade d’artiste #, Mais le Chapitre des Couleurs physioloes contient des observations intéressantes et parfois poétiqueb décrites sur les images consécutives, les ombres colorées, ontraste des couleurs; et tout le livre est écrit avec’ cette de déduction qui était une qualité de l'esprit de Gœthe, et
ermet de faire aisément la part des faits authentiques et des mes contestables.
S Sciences naturelles furent la dernière préoccupation de mnales, année 1700.
rübe Mittel. | | É
ur Æarbentehre, Didaktiseher Theil, 239,
OP : Geschichte der Farbenlehre, au dernier chapitre : Confession des Ver-
va
nuant de développer une idée qui lui était chère, ilser
ser et à les animer; et il s’'applaudissait d’avoir trouvé en
Gestes le 2 août & 1830, dés jour où ti nv elle de la révo Juillet arrivait à Weimar, Eckermann lui faisait sa visite hab « Eh bien, » lui cria Gœthe en le voyant entrer, « que pe « vous de ce grand événement? Le volcan a fait ie. «est en flammes, ce n'est plus un débat à huis clos! — «une terrible aventure, » répondit Eckermann. « Mais so « s'attendre à une autre fin, dans les circonstances que l’on « naît, et avec un tel A — Je crois que nous ne « entendons pas, mon bon ami, » répliqua Gæœthe. «Il s’agi « de cela! Je vous parle de la discussion qui à éclaté enp «académie entre Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire. » Et,
parler dé la méthode synthétique et de la ébode analy l'une vivante et compréhensive, et embrassant les ensei l'autre amassant péniblement des détails sans réussir à d
un esprit de la même famille que lui, et qui, ajoutait-il mi ment, le dépassait: Aujourd’hui encore, quand plus d'un siècle a passé sur ces discussions, ce n’est pas le moindi de gloire de l’auteur de Faust d'avoir été en même temps, curseur de Geoffroy Saint-Hilaire {. id
1. À consulter. — Helmholtz, Veber Gæthes baton Abeif Populäre wissenschaftliche Vorträge, I, Brunswick, 1865; Ueber Gaœthes Vo wissenschaftlicher Ideen (Deutsche Rundschau, 1894). — Yirchow, Gœthe als forscher, Borlin, 1861. — Kalischer, Gœthes Verhiltits zur Naturw (extrait de l'éd. de Hempel), Berlin, 1878. — Steiner, Grundlinien einer 1 nistheorie der Gœtheschen Weilar.schauung, Berlin et Stuttgart, 1886. Œuvres scientifiques de Gœthe, analysées et appréciées (contient ‘une complète du traité de la Métamorphose des pe Paris, 1862.