CHAPITRE V
ure subjective de Schiller, par Comparaison avec Gœthe.— 1. Schiller “dans la période Slurm-und-Drang. Stuttgart, Manheim, Bauerbach. Les Brigands, la Conjuration de Fiesque, l’Intrique et l'Amour; | caractère commun des trois pièces. Schiller à Leipzig et à Dresde; Re": Don Carlos. — 9, Études historiques; la Révolle des Pays-Bas; la Guerre de Trente Ans. Études philosophiques ; le traité De {& Gréce et de La Dignité; les Lettres sur l'éducation esthélique; la Poésie naïve et la Poésie de sentiment. Union avec Gœthe. Les Xénies. Le Chant de la Cloche. — 3. Chefs-d’œuvre dramatiques. Wallenstein, Marie Stuart, La Pucelle d'Orléans, la Fiancée de Messine; effort pour se rapprocher de la tragédie antique; l’idée du Destin. Guil- | laume Tell; retour au réalisme. Caractère philosophique du théâtre Re dé Schiller. A-t-il créé un théâtre national? : F5
histoire littéraire aime à associer les noms de Gœthe et de : ler, non seulement parce qu'ils furent unis dans re parce qu'ils se complètent par leurs qualités opposées. > se donnait pour un génie objectif, sachant observer et dre, voir les choses en elles-mêmes et se multiplier dans le tacle du monde. Schiller est une nature plus subjective, plus 2 iée sur elle-même, plus portée à l'expression des sentiments Le onnels, moins épique et plus lyrique. Il dit, dans une petite ee vers adressée à son ami : « Tous deux nous cherchons * Vrai : toi au dehors, dans la vie; moi au dedans, au fond du se Mb; et ainsi chacun ést sûr de le trouver. Si l'œil est sain, # Tencontre au dehors le Créateur; si le cœur est sain, il léchit intérieurement le monde. » #
a vie, mais
© Wahrheit Suchen wir beide, du aussen im Leben, ich innen F : . « In dem Herzen, und so findet sie jeder gewiss. LS
«st das Auge gesund, so begegnet es aussen dem Schôüpfer ; :
« Ist es das Herz, dann gewiss spiegelt es innen die Welt. » 4 Tablettes votives (dans les Poésies), 1797. +
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jamais bien sûr d'y avoir réussi. Gœthe, qui avait le don
-adressa, « si, dès le berceau, vous aviez vécu au milieu.
pas à ce sujet de tradition bien établie en Allemagne, il fr revenir, lui aussi, à la Grèce; mais il tâtonna plus longi que Gœthe. 11 voulut être, lui aussi, un classique, mais 11
de la mesure et du goût, effaça sans peine la tache origin sa naissance septentrionale, et le séjour qu'il fit en Ita rendit à sa vraie patrie. « Si vous étiez né Grec, où sculemer « Italien », dit Schiller dans une des premières lettres q 2
« nature exquise, entouré des productions d’un art idéal, « route se serait trouvée infiniment abrégée; peut-être 1 « n’auriez-vous eu aucun chemin à faire. Vous auriez dès l'ai « vu et conçu les objets sous leur forme la plus parfaite, € « premières expériences auraient déjà développé en vous « style. Mais, étant né Allemand, et votre génie grec aya «jeté dans cette nature boréale, il ne vous restait d'autre alt « tive que d’être un artiste du Nord, ou de rendre à votre in « tion, par un effort de la pensée, ce que la réalité lui avait «et d’enfanter ainsi, du fond de vous-même et par voie « nelle, une nouvelle Grèce. » Schiller n'avait rien de sa nature. Toujours débordé par son imagination, il que rarement ce parfait équilibre des facultés poétiqu accord intime entre l'invention et le style, dont Gœthe 1: le modèle f. Li MIS St
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1. Éditions des œuvres. — Le premier recueil des œuvres de Schille après sa mort, par Son ami Christian-Gottfried Kærner (12 vol., Stu 1815). Les meilleures éditions modernes -sont celles de Gœdeke (Æ! tische Ausgabe, 15 vol., Stuttgart, Cotta, 1867-1876), de Bellerm Leipzig, Bibliographisches Institut, 1895-1898), de Von der Hellen& gabe, 16 vol., Stuttgart, Cotta, 1904-1905) et de Günttor et Witkow Leipzig, Max Hesse, 1909 et suiv.). ie Nr dE
mraduction française. — Œuvres de Schiller, traduction nouvelle p gnier, 8 vol, Paris, 18591862 : I, Vie de Schiller, Poésies; III V, VI, Œuvres historiques ; VIT, Mélanges; VIIT, Esthétique. …
Correspondance. — Schillers Briefe, Krilische Gesamtausqabe, pa vol, Stuttgart, 1802-1896. — Schillers Bricfwechsel mit Kürner, 43 1847; 2 éd., Leipzig, 1859; nouv. éd. (comprenant la correspondance E par L. Geiger, 4 vol,, Stuttgart, 1892, — Briefwechsel zwischen Schilleru von Humbold! (avec une introduction de Humboldt,: Ueber Schiller. seiner Geistesentwicklung), Stuttgart, 1830; 30 éd., par A. Leitzmann, — Die Briefe des jungen Schiller, herausgegeben von. Max Hecker, Lip
Ouvrages biographiques et critiques sur Schiller. — Caroline è