‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 238 sur 534 · DER · texte numérisé non relu

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Voir la dissertation : De l'usage du chœur dla l'iancée de Messine.

Bettre de 2 octobre 1797. — Schiller pensa longtemps à traduire Œ le théâtre de Weimar; Guillaume Tell lui fit abandonner ce projet.

dans la tragédie, qui sert de prédipe roi

ÉCPDA

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Schiller: il l’est, en effet, par la simple beauté du suje

l'action un cadre grandiose, il est constamment associé

; Nm ER CEE sont des puissances insaisissables, des abstractions moral chœur lui-même n’est qu'un groupe de personnages. qui in: viennent dans l’action, qui tantôt s'unissent, tantôt se divise même se combattent. En un mot, Schiller donnait Jui-mêm démenti à sa théorie par les difficultés qu'il rencontra dans plication. Au reste, l'accueil que la pièce nouvelle trouva au du public lettré et non lettré pouvait l'éclairer sur les c relatif de sa tentative. L'art de-la composition, la beauté du styl furent universeilement admirés; mais des juges éclairés, comm Herder, le philosophe Jacobi, le duc Charles-Auguste, hasardère: des critiques sur la conception même du sujet. « L'impressic « générale, » écrit Schiller à Kœrner, «a été puissante, extraor « naire. Sur le chœur et sur le ton lyrique qui domine da « pièce, les avis sont partagés, car une grande partie du «allemand n'a pas encore pu renoncer à ses idées prosa « sur le naturel dans l’art : c’est la vieille discussion que: «ne pouvons espérer de clore ?. » Et, dans une lettre à If répondant à quelques objections que celui-ci lui avait fait point de vue de la représentation à Berlin, il dit qu'il n'ir plus loin dans la voie où il s'est engagé, qu'un homme ne $ entrer en lutte avec le monde entier, et qu'en fin de co vrai signe de la perfection, dans un ouvrage dramatiq

te) d'exciter un intérêt général et durable 2. RES A ce point de vue, Guillaume Tell serait le chef-d’œt

poète a saisie d'emblée par une sorte d’intuition imm qu'il a su, dès les premières scènes, mettre sous les ye spectateur. Ce n’est point un hors-d'œuvré, ni un pur 0

que ce tableau idyllique qui ouvre le drame, où un pêch pâtre et un chasseur des Alpes viennent chacun chant strophe, et, un instant après, ces nuées orageuses qui s’ab deg montagnes et «projettent leur ombre sur la scène», s du tumulte guerrier qui va bientôt se déchaîner sur les Dès l’abord, c’est le peuple suisse qui s'annonce comm nage principal ; etle paysage n’est pas seulement là pour?

1. Lettre du 28 mars 1803. Fa 9, Le 22 avril 1803. — La première représentation de la Fiancée d

lieu le 19 mars, à Weimar; la pièce fut jouée, le 14 et le 16 juin sui “théâtre de Berlin, alors dirigé par Iffland, NA : ces

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se son : mur de rochers autour des conjurés; le Hi, se soulève s la barque où Gessler emmène Guillaume Tell, et fait tomber chaines du prisonnier. Il importait, en un par eil sujet, que le Ctateur eût la sensation vive des localités. Schiller redevenait

16 poète descriptif, comme il l'avait été dans certaines de ses ”

lades ; et il a choisi, avec un tact remarquable, le genre de @ription qui convenait aux mœurs patriarcales de son drame,

lénqui marque le détail caractéristique et qui fait voir lès ets, Dans la conversation qui a lieu, au premier acte, entre uffacher et sa femme, devant leur maison « qui domine la tande route près du pont », sous le tilleul qui ombrage la porte, “rude commence par Pire à son mari lue dont ils. issent, et qu'il aura bientôt à défendre contre la convoitise

bailli; et voici comment elle s'exprime : Homère ne lui aurait prêté un autre langage :

es » granges sont pleines. Le bétail en troupe nombreuse, — et les vaux à la robe lisse, bien dressés et bien nourris, — ont été heusement ramenés de la montagne, — pour hiverner dans les étables modes. — Vois ta maison qui se dresse, riche comme un noble 10ir. — La charpente en est neuve, toute de beau boîs de tige, —

ete et assemblée avec art. — Des fenêtres en grand nombre lent au loin et éclairent les appartements. — Des écussons de diverses leurs sont peints sur la façade ; — de säges maximes y sont inscrites, # voyageur — s'arrête pour les lire, et il en admire le sens 1.

d iller n'avait vu la Suisse que par les yeux de Gœthe, car

t Gœthe qui avait d’abord eu l’idée de faire de Guillatimé …

‘Ou plutôt de la Suisse, le sujet d’un poème. Lorsqu'en 1797 he visita pour la troisième fois le lac des Quatre- Cantons, en ipagnie du peintre Meyer qui le mettait au courant des a Slocales, il lui prit envie, comme il le dit dans ses Annales, La une suite d’ héxaimètrés. Tell lui apparut comme un D

« Voli sind die Scheunen, und der Rinder Scharen, El « Der glatten Pferde wohlgenährte Zucht

bs « Ist von den Bergen glücklich heimgebracht

« Zur Winterung in den bequemen Ställen.

: HER. « Da steht dein Haus, reich, wie ein Edelsitz ; re « Von schünem Stammholz ist es neu gezimmert L.. - « Und nach dem Richtmass ordentlich gefügt ;

« Von vielen Fenstern glänzt es wohnlich, hell]; « Mit bunten Wappenschildern ist’s bemalt

#8 « Und weisen Sprüchen, die der Wandersmann : no « Verweilend liest und ihren Sinn bewundert, »

avait exécuté son plan, nous aurions eu le pendant de Her Dorothée; et il faut convenir que le sujet, avec ses incide

au rôle d’un nr 4 traiter comme une fiqure SES un simple homme du peuple, ignorant et naïf. Il fallait. h «: une attitude quelconque, mais décidée et réfléchie

d'épopée, comme le d'un âge de la civilisa avait trouvé me Les petits CARRE de la Suisse so :

le lac et qui déterminent les événements, un tel sujet re tout à fait dans les conditions d'une épopée. Schiller, @ de Guillaume Tell un héros md a dû D

nekebant « ce fut j'igs de Re NT dans : un Son richesses variées d’un paysage incomparable. Mais, pour do n à ina peinture plus de charme, d'intérêt et de Re. 1 qu'il fallait mettre sur ce sol caractéristique des figures qui: le fussent pas moins, ét, pour cela, la légende de Tell. s'offr: comme à souhait. Je me représentais Guillaume Tell comn un héros primitif, d'une énergie antique, doué de cette sor de contentement intime et inconscient qui est le propr enfants. Il parcourt les cantons comme portefaix, partoutco et aimé, partout secourable, vaquant, du reste, tranquillen à son métier, prenant soin de sa femme et de ses enfañ ne s'inquiétant pas de savoir qui est maître ou qui est es Les grands côtés de la nature humaine, l'amour du sol nat: le sentiment de la liberté et de la sécurité sous la ga lois nationales, l'humiliation de se voir subjugué et, pa sion, maltraité par un étranger sans scrupule, enfin la. tion de plus en plus énergique de secouer un joug od Fous ces hautes vertus je les avais départies à Walter à Stauffacher, à Winkelried et à d'autres, connus pou ie caractère. C'étaient là mes vrais héros, forces supérieur agissant avec conscience, tandis que Tell, tout en agiss Us par occasion, était au fond -une figure passive. » SI

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