‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 25 sur 534 · SR · texte numérisé non relu

SR

mr K PT ET Er A2 ME ANS es SUP D TG DR Re ch FO En de da PA VE Der : s LT à Le Cr Le J + CRIS TS A SE > ;

POÈMES HÉROÏQUES. | 25 néuveau ; des personnages qui ont déjà figuré dans la première sont introduits comme s'il n'avait jamais été question d’eux.

Guudrun se sépare plus nettement encore en trois parties, qui offrent entre elles des divergences nombreuses et même des

Contradictions. Ces parties sont-elles formées elles-mêmes de la !”

éunion de fragments plus anciens? Est-il possible, comme Lachmann a voulu le faire, de rétablir les chants primitifs qui, à travers une série de transformations, sont venus se fondre dans là grande épopée? C’est ici qu’on entre dans le champ de l'hypohèse; mais il est un fait quidemeure acquis à l’histoire littéraire : est que les anciennes épopées germaniques ne sont pas sorties elles quelles de l'imagination d'un poète, qu'elles n'ont pas été ormées d’après un plan prémédité, en un mot, qu’elles sont e.résultat d'une méthode de composition dont nos littératures nodernes n’offrent plus d'exemple.

Autour des Nibelungen et de Gudrun se groupent un assez grand ombre dé poèmes moins étendus, qui nous sont parvenus soit lans des rédactions du x11e et du x1re siècle, soit sous une forme ncore plus récente. Ces poèmes s’échelonnent à travers toute histoire littéraire du moyen âge. Ils empruntent généralement eur sujet à l’ancienne légende héroïque; ils ont tous le même aractère populaire et anonyme; ils ont même gardé ce caracère en plein xu1° siècle, c'est-à-dire à une époque où l’on faisait éjà métier d'écrire, et où un écrivain aimait à transmettre son Om avec son ouvrage.

Les recherches qui ont été faites pour découvrir les vrais uteurs des poèmes héroïques n’ont conduit jusqu'ici et ne pouaient conduire à aucun résultat. Lors même qu'on aurait réussi Anscrire un nom propre en tête de chaque poème, on n'aurait as changé ce que la poésie héroïque a d’essentiellement imperonnel dans sa nature. Ces auteurs n'auraient Jamais fait que eeueillir cé qui existait longtemps avant eux; ils n'auraient pas lé fort différents de ces Copistes qui transcrivaient des manusrits sans toujours respecter scrupuleusement le texte qu'ils vâient devant les yeux. Au reste, nul cachet individuel n’est

Mpreint sur l’ancienne poésie héroïque; elle n’est autre chose

Wune peinture que la Germanie du temps de l'invasion nous a iSsée d’elle-même, le miroir fidèle d’une nation qui n’a pas

ab est déjà sur le seuil de la vie civilisée.

acore entièrement dépouillé la rudesse de l'état barbare, mais

Vu f

Fe

Page 1